présentation

  

Voilà un drôle d'exercice que de se présenter en quelques lignes! Alors, qui suis-je ? Georges Robert, un curieux de nature, railleur, frondeur et avant tout sportif depuis le plus jeune âge. J'ai commencé par pratiquer le judo et la natation à Marseille où j'ai découvert la spéléologie qui est devenue très vite une passion dévorante. C'est ainsi que j'ai commencé à participer à des explorations en Autriche dans des gouffres très profonds, avant d'être atteint par le virus des expéditions lointaines et du voyage, très souvent en Indonésie où j'ai multiplié les découvertes. 

L'hexagone était devenu bien trop petit pour moi, un peu "rastègue" comme on dit à Marseille...

Toujours intéressé par ce qui est nouveau et présente un certain danger, j'ai pratiqué d'autres activités comme la moto Tout-terrain, l'escalade, le parapente, la plongée sous-marine, la voile et autres activités ouvertes sur le plein-air et les voyages. Depuis quelques années, je suis devenu photojournaliste indépendant (carte de presse N°105 709) et je continue à m'intéresser au sport, à tout ce qui est insolite, aux combats pour la sauvegarde de la planète avec de plus en plus une conscience politique.

J'aime Marseille, cette ville cosmopolite et ensoleillée où je prépare mes prochaines escapades en allant courir, grimper dans les calanques ou encore en allant retrouver des amis sur le tatamis de mon club de judo.

Professionnellement, je suis libre de partir en reportage sur commande ou pourquoi pas, de rejoindre la rédaction d'un journal ou d'un magazine... Avis aux amateurs!

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Merci...

Lorsque je me suis lancé dans l'aventure ce ce blog de photojournaliste bourlingueur, sportif et curieux invétéré, je n'avais aucune idée de l'accueil qui lui serait réservé. Neuf mois plus tard, je tiens à remercier les milliers de visiteurs qui sont venus sur mes pages... Je continuerai donc à vous faire partager ces tranches de vie, au gré de mon humeur du moment... Merci encore !

Jeudi 20 mars 2008

C’est une métaphore, une histoire de gamins qui remonte à près de 40ans… Avec mon pote Christian, nous participions à des randonnées dominicales organisées par le club des excursionnistes marseillais. C’est ainsi que cet hiver là, nous avons participé à une sortie « facile » qui aurait du nous conduire de Saint Zacharie à Nans les Pins par les collines. C’est une balade à la portée de tous, sauf que ce jour là, le temps était plus que maussade et qu’il aurait été peut-être préférable de ne pas prendre le départ…

Le ciel était gris, il faisait froid et voilà qu’après une heure de marche, nous avons été pris dans une véritable tempête de neige. Nous n’étions pas équipés pour de telles conditions et le « chef » aurait sans doute mieux fait de décider de rebrousser chemin, surtout qu’il avait des enfants et des personnes âgés dans le groupe de plus de cinquante personnes. Un peu plus loin, le brouillard était tombé, la visibilité n’était plus que de quelques mètres et le guide continuait à avancer sans la moindre hésitation. Pourtant, la simple petite boussole de gamins que nous avions emporté semblait montrer que nous ne marchions pas du tout dans la direction indiquée par la carte...

Nous avions eu le culot d’en parler au « chef » et sa réaction avait été cinglante…: 

            « Suis le chef, un qui sait vaut mieux que cent qui cherchent ! ».
 

La contestation étant impossible, surtout venant d’enfants, nous avions suivi la colonne en nous disant que cette histoire allait mal finir si nous devions passer la nuit dehors. L’hiver, la nuit tombe vite et il devenait évident pour tous que le capitaine du navire avait perdu le nord. Le hasard avait fait que nous avions fini par déboucher sur une route au moment ou une voiture passait par là… Nous étions près de Trets, ce qui signifie que notre guide avait fait une erreur de plus de 90°. Dans la neige, ce « bougre d’âne » avait confondu un tracé rouge avec le marquage rouge et blanc d’un itinéraire de grande randonnée !
 
Je venais de comprendre que le « chef » n’a pas toujours raison et qu’il n’est pas facile de le lui faire entendre !
 
C’est ainsi que les écolos qui parlaient de réchauffement climatique et de gaz à effet de serre ont été considérés très longtemps comme des illuminés sectaires avant que l’on prenne conscience de la réalité de leurs prévisions en ce domaine. L’obstination et l’irresponsabilité des « chefs » ont fait perdre trente ans au monde, trente années qui à terme feront peut-être cruellement défaut à la planète…
 
La contestation est de plus en plus mal vue et le Président « Bling Bling » qui a été récemment élu considère « l’héritage de mai 1968 » comme une maladie honteuse qu’il entends bien éradiquer lors de son quinquennat. Ce petit homme qui ne doute jamais de rien et surtout pas de lui a un avis sur tout et sur n’importe quoi. Ce ne serait pas très grave si ce n’était pas un chef d’état et s’il n’avait pas la prétention d’avoir toujours raison et la volonté d’imposer sa manière de voir la société.
 
Moins d’un an après son élection triomphale, il commence à se rendre compte qu’il n’est pas aussi facile de manipuler l’opinion publique qu’il ne le pensait, que les Français sont têtus et versatiles et que les retours de manivelles, mêmes ceux d'une vieille guimbarde pourraient être particulièrement brutaux.
 
Le 40è anniversaire de mai 1968 approche, mais en disant cela, je vais encore me faire traiter « d’anarchiste »... !
par Jojomigrateur publié dans : Humeur du jour...
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Mardi 18 mars 2008
A Java, le docteur Ko est féru de vieilles légendes à faire frémir. Il aime raconter d’incroyables histoires de “Kriss” vengeurs venus assassiner des gens, propulsés par la pensée à des centaines de kilomètres… Il parle de magiciens dotés du pouvoir de communiquer avec des crocodiles ou des serpents, de voleurs capables de dévaliser une riche demeure alors que les occupants sont tombés mystérieusement en léthargie…
Il parle d’une curieuse tribu de l’ouest de l’île dont on ne connaîtrait pas les origines et qui réussit malgré des pressions incessantes à résister à l’expansionnisme des Indonésiens. Selon les légendes, il y aurait au fond d’une petite vallée un tumulus qui dissimulerait le trésor des kanekes, ces lointains ancêtres des Baduis. Il n’y a rien de tel pour exciter ma curiosité et nous voilà bientôt en partance à quatre pour Rankasbitung. undefinedLe docteur possède un réseau d’amis influents et c’est sans difficulté qu’il nous obtient un rendez-vous avec le préfet qui dirige la province. Celui-ci nous délivre le fameux « surat jalan », l’autorisation de nous rendre dans cette zone règlementée. Dans un bon Anglais, il nous explique que son domaine s’arrête en haut des escaliers de Kadukatug et qu’au-delà de cette limite, il ne saurait être tenu pour responsable des malheurs qui devraient nous frapper… « Après avoir franchi la muraille, vous marcherez sur un bon chemin et vous passerez devant des maisons. Vous ne verrez personne, comme si elles venaient tout juste d’être abandonnées... Les Baduis vous épieront, mais ils ne se montreront pas... ! ». « Cette zone est une sorte de filtre, un tampon entre les Javanais et ces animistes qui refusent tout contact avec le monde extérieur…».
Puis il continue... undefined« Si vous apercevez quelqu’un, ce sera un homme vêtu de noir, pressé de s’éloigner de vous comme si vous étiez des pestiférés... » Il explique que ces « Baduis hitam », ces « Baduis noirs », sont des gardiens investis d’une mission divine et qu’ils ne sont pas agressifs tant que l’on ne cherche pas à briser des tabous... Enfin, il raconte qu’il sera impossible de voir les « Baduis blancs » qui sont en fait des chamanes dotés de pouvoirs surnaturels... Persuadé de raconter quelque chose de très important, Il parle le doigt levé vers le ciel... « Après une demi-heure de marche, vous parviendrez au-dessus d’un petit lac aux eaux noires... C’est le domaine des esprits et abrite même un démon maléfique chargé de protéger les « Baduis dalam » les « Baduis de l’intérieur » des atteintes du monde moderne. « Soyez très prudents car les dieux provoquent des accidents qui sont parfois mortels lorsqu’ils sont de mauvaise humeur....! » Même s’il est musulman et qu’il a suivi des études supérieures, le préfet croit à l’existence de forces qui nous échappent et il se veut persuasif… 

Qui vivra verra… ! 

undefinedLa route qui conduit à Kadukatug n’est pas asphaltée et il faut souvent pousser le minibus de location pour le sortir des profondes ornières dans lesquelles il s’embourbe…. Nous passons la nuit chez un chef de village antipathique, un arriviste qui a du être nommé ici à la suite d’une “promotion”, un peu spéciale, une version locale d’une mise « au placard » ! Il affiche un mépris avoué pour les Baduis qu’il est censé protéger  des atteintes de l’extérieur et il tente surtout d’extorquer de l’argent aux rares visiteurs de passage dans ce coin perdu et noyé la plupart du temps sous des trombes d’eau…

Au matin, nous partons très tôt pour en direction de la vallée interdite. Comme le chef de la province l’avait prévu, il n’y a personne dans les champs et quelques rares silhouettes sombres disparaissent précipitamment à notre approche. Les portes des maisons s’entrouvrent en grinçant et se referment aussi tôt. L’ambiance est très étrange et nous nous sentons épiés comme des bêtes curieuses. Dans un film d’aventures, l’angoisse monterait et les premières flèches empoisonnées ne tarderaient pas à s’abattre par surprise sur les derniers du groupe… Bientôt, le fameux lac se présente. Il n’a rien d’effrayant et le sentier descend facilement jusqu’à sa berge. undefinedUn curieux radeau est amarré et je m’étonne de la taille inhabituelle de coquilles de moules d’eau douce qui jonchent le sol. Il n’y a toujours personne et des percussions résonnent dans le lointain... Le petit chemin zigzague dans les hautes herbes, ce qui fait craindre davantage un serpent venimeux, (surtout qu’il y en a…) qu’un fantôme ! Subitement, Monique pousse un cri ! Elle a glissé et elle est bêtement tombée en arrière sur les fesses. Elle a senti un « crac » dans son poignet droit et son avant-bras a prends une drôle de courbure. La fracture est évidente et il faut évacuer les lieux au plus vite tant qu’elle peut encore marcher... Il faut retourner chez le docteur Ko qui saura ce qu’il faut faire pour réduire cette vilaine fracture.
Après un voyage épique sur des routes défoncées, Monique est opérée en urgence à l’hôpital de Bogor. Les Indonésiens sont flattés de soigner une étrangère belle et sportive et ils font preuve d’une grande gentillesse. Tout se passe bien et alors que Monique est encore en salle de réveil, le docteur Ko apparaît dans son uniforme blanc de médecin et la kidnappe littéralement, la faisant “charger” dans son minibus. Il la ramène à « Buena Vista », sa magnifique propriété qui est nichée au milieu des plantations de thé, sous le col de Puncak sur la route de Bandung. Il y fait frais et elle se reposera bien mieux ici, loin de la chaleur étouffante de Bogor qui détient des records en matière de pluviosité.
Nous n’avons pas rencontré les Baduis et ce sont les javanais qui ont eu le  mot de la fin... 

Il faut savoir remercier les dieux pour leur clémence… !
par Jojomigrateur publié dans : jojomigrateur
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Dimanche 9 mars 2008
Dans son numéro du 27 février 2008, « Marseille l’Hebdo » inquiète ses lecteurs avec un pavé accrocheur à la une : « Cassis. Quand le cap Canaille s’effondrera !».
 
Inquiets pour leurs voisins et amis Cassidains, les lecteurs Marseillais ont dévoré un article de Philippe Faner qui résonne comme le scénario d’un magnifique film « catastrophe ». « Des scientifiques ont pu établir qu’un grand éboulement rocheux s’était produit, par le passé, sur le site du cap Canaille à Cassis, provoquant sans doute un tsunami. Un autre épisode de ce type n’est pas à exclure. ».
 
undefinedLes scientifiques du Cerege* sont bien gentils mais il n’est pas nécessaire d’avoir fait des études très poussées pour comprendre qu’il y a très certainement eu de grands éboulements dans l’histoire de la falaise et qu’il y en aura vraisemblablement d’autres. La complexité géologique de ces falaises Soubeyrannes explique l’instabilité du lieu. Le site se caractérise par une alternance de strates de grès, de poudingues et de calcaires, autant de roches très sensibles à l’érosion. Si c’est loin d’être très conseillé, il suffit de s’être aventuré dans ces parois pour se rendre compte qu’elles ne sont qu’un gigantesque château de cartes qui ne demande qu’à s’écrouler dans la mer…
 
La « route des crêtes » qui relie Cassis à La Ciotat par un itinéraire magnifique a très longtemps joui d’une très mauvaise réputation. Elle n’était empruntée que par des brigands qui venaient se débarrasser de voitures volées en les précipitant depuis les belvédères. Le lieu était idéal pour l’organisation de règlements de comptes sanglants et il était très prisé par des « suicidés » qui avaient pris soin de se tirer plusieurs balles de gros calibre dans le dos avant de faire le grand saut… !
 
Depuis les calanques toutes proches, les grimpeurs étaient en admiration devant ce « Cap Canaille » aux parois réputées très dangereuses et infranchissables. En y regardant de plus près, on se rend compte que les falaises ne sont pas aussi inaccessibles qu’on voulait le laisser croire et même qu’il subsiste au départ du sémaphore les vestiges de ce que l’on appelle encore le « passage à Philémon ». Cette corniche scabreuse avait été aménagée sommairement par Philémon Sturlèze, un déserteur qui avait préféré se « planquer » dans les falaises plutôt que de partir faire la guerre de 14-18. Plus tard, l’itinéraire aurait été utilisé par des pêcheurs qui devaient être de sacrés kamikazes, à moins que la pêche soit véritablement miraculeuse.
 
Depuis le début des années 1970, quelques grimpeurs très expérimentés et particulièrement audacieux ont investi les falaises. Ils se sont rendus compte qu’avec leur savoir faire et en redoublant de prudence, les portes d’un incroyable terrain de jeu leurs étaient ouvertes. Après la découverte de la grotte du « 14 juillet » par une cordée, ce sont les spéléologues qui se sont intéressés à leur tour à ces parois. Méticuleusement, ils explorent, tantôt en rappel, tantôt en escalade, les nombreux porches qui sont visibles depuis la mer. D’autres découvertes inattendues ont suivi et il est vraisemblable que bien des surprises attendent encore les explorateurs...
 
undefinedIl y a plus de 35 ans que je fréquente ces falaises et à mon modeste niveau, j’ai pu observer des changements, des effondrements de pans entiers de rocher et de vires rocheuses. J’ai eu l’occasion de faire une grande traversée qui emprunte un itinéraire très aérien entre le sémaphore de la Ciotat et Cassis. Progressant sur des corniches instables, nous avions traversé fébrilement certains couloirs d’avalanches de pierres en surveillant le moindre bruit suspect ! Avec inquiétude, nous avions pu observer de nombreux points d’impacts témoignant de la chute de blocs suffisamment gros pour avoir creusé des trous comparables à ceux qu’auraient pu causer des bombes… Et ce n’est qu’une fois à l’abri des surplombs que nous avions retrouvé le sourire !
 
undefinedSi une chose est sure, c’est que le Cap Canaille est bel et bien vivant, qu’il évolue et que l’érosion continue son travail de sape. De la à dire qu’il y aura prochainement un effondrement majeur de la face et que celui-ci provoquera un raz de marée qui dévastera Cassis, il y a un pas qui me semble bien hasardeux, à moins que les chercheurs aient hérité des talents cachés de feu Madame « Soleil »…
 
Si un tsunami doit avoir lieu dans la région marseillaise ces jours-ci, c’est plutôt dans les urnes qu’il faudrait le chercher… A moins que la tempête annoncée dans le microcosme politique ne soit en définitive qu’une simple vaguelette… !
 
Les intéressés peuvent jeter un coup d’œil sur mes photos du site à l’adresse :
 
*Centre européen de recherche des géosciences de l’environnement implanté sur l’Europôle du plateau d’Arbois.
par Jojomigrateur publié dans : Pas lu dans "La Provence"
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Jeudi 28 février 2008

Mardi soir, en rentrant de mon entrainement de judo, j’ai allumé la télé, comme je le fais de temps à autre. Pour une fois, c’était pas mal… Il y avait mon pote philosophe et expert en flatulences diverses et variées, l’indispensable ogre Shrek…

Dans l’épisode II de la trilogie,
il est aux prises avec des conspirateurs qui veulent l’éliminer et ont engagé un tueur à gages, le « chat potté »… Le complot a été ficelé par « Marraine la Bonne Fée » qui mobilise tous ses pouvoirs dans l’unique but de marier son fils, le « Prince Charmant » à Fionna devenue veuve après l’assassinat de Shrek… Bien entendu, rien ne se déroule conformément au plan et comme c’était prévisible, tout finira bien et les méchants seront punis…

Pourquoi parler de cette fable déjantée des temps modernes ? Parce que j’ai découvert avec stupeur que le royaume de « Far Far Away » n’est pas si loin qu’on l’imagine et qu’il est même tout près…C’est la réplique exacte de Neuilly, une copie encore plus réaliste que celle qui aurait pu voir le jour à Las Vegas ou en Chine ! Le fameux « Prince Charmant » qui est parfaitement ridicule ressemble étrangement à Jean Sarkozy… Même look, même longue chevelure blonde, même propension à la félonie, à la trahison et au coup de couteau dans le dos de ses meilleurs amis…

A une époque ou tout s’accélère, les masques tombent de plus en vite et les tableaux les plus idylliques se craquèlent à vitesse accélérée… gageons que les coquins feront les frais de la médiatisation qu’ils pensaient pouvoir maitriser !
 
Mercredi matin, j’ouvre le journal le plus indispensable qui soit… Ce fameux « Canard Enchaîné » qui distille depuis tant d’années son lot d’informations capitales sur le ton railleur et inimitable qui a fait son succès, en toute indépendance.  Les journalistes qui enquêtent pour le palmipède sont passés maîtres dans l’art de trouver les « affaires » qui indigneront la France entière.
 
« Le député-maire UMP touchait les Assedic » ! Ce matin là, le « Canard » a déniché une histoire incroyable  qui devient immédiatement un scandale national. Ce bon monsieur qui ne mérite même pas que l’on cite son nom tente d’expliquer que c’est « à l’insu de son plein gré » qu’il perçoit depuis plus de huit mois 1500 euros mensuels d’allocations Assedic. Comme un enfant pris les mains dans le pot de confiture, il brandit deux courriers qu’il a envoyés à son antenne Assedic pour signaler cette erreur administrative...
 
Les chômeurs savent que le « pointage » se fait désormais par internet ou par l’intermédiaire d’un serveur vocal… Ils vous diront aussi qu’il faut impérativement le faire avant le 10 du mois suivant et qu’à défaut, leurs allocations seront tout simplement suspendues et que sans réaction de leur part, ils seront tout simplement radiés de la liste des demandeurs d’emploi !
 
A moins qu’il ne s’agisse d’une nouvelle « niche », d’un énième avantage, l’élu a menti et il prend carrément les gens pour des imbéciles !
 
Jeudi. Voilà que le Président Sarkozy veut confier à chaque élève de CM2 la mémoire d’un enfant victime de la Shoah. La mouche semble l’avoir piqué subitement lors du repas annuel du CRIF et une fois encore, il semble que la parole ait précédé la réflexion. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces propos ont beaucoup fait parler et que tout le monde se demande quel est le sens caché de cette annonce qui tombe comme un cheveu sur la soupe… Même Madame Simone Veil se dit choquée par de tels propos qu’elle trouve « injustes » pour les enfants. Connaissant le parcours exceptionnel de cette femme qui a elle-même été déportée, Nicolas Sarkozy aurait mieux fait de remballer ses propositions à deux balles et de s’excuser mais ce n’est pas ce genre d’homme là…
 
Jeudi encore… La presse s’émeut du fait que Xavier Bertrand, le ministre (UMP) du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité soit Franc Maçon. Un membre d’une « société secrète au gouvernement » c’est presque un tsunami et aussitôt, certains « frères » brisant l’anonymat montent au créneau pour défendre le ministre injustement attaqué… Dans le même temps, ces mêmes Maçons sortent de leur discrétion habituelle pour s’opposer à Nicolas Sarkozy qui semble vouloir remettre en cause la laïcité à la Française.
 
Les embrouilles niçoises que tente de démêler le Procureur Eric de Montgolfier sont encore dans toutes les mémoires et il n’en fallait pas tant pour alimenter la suspicion. Il y a le feu au lac et voilà que ces malheureux « Maçons » sont réduits à devoir clamer haut et fort qu’ils ne sont pas membres d’une secte et que leurs activités sont parfaitement légales. Si c’est effectivement le cas, il est difficile à comprendre le mystère qui est entretenu volontairement autour de cette organisation depuis ses origines.
 
Une anecdote pour illustrer l’opacité des agissements de cette « non-secte »…. Il y a quelques années, je travaillais au service d’administration comptable d’une très grosse association reconnue d’utilité publique. Un matin, j’étais arrivé le premier dans les locaux et j’avais trouvé un gros rapport photocopié et pas encore relié qui avait été vraisemblablement oublié par la veille par une des personnes qui était restée sur place après la fermeture des bureaux… Animé de bonnes intentions, j’avais jeté un œil sur ces documents en espérant découvrir qui était le distrait que je n’allais pas manquer de « chambrer » au téléphone dans la foulée ! Je venais juste de comprendre que j’avais entre les mains un document de travail d’une « loge maçonnique » lorsque le « big boss », membre du conseil municipal a fait irruption dans le bureau et m’a littéralement arraché le rapport des mains avant d’entrer dans une colère folle…
 
Je ne sais pas si les « Maçons » n’ont rien à cacher, mais ce jour là, un observateur aurait pu croire que j’avais « piqué » un truc aussi anodin que les codes de sécurité nucléaire du pays… Son masque venait de tomber. Il avait vécu cet évènement comme un véritable drame mais je peux garantir que cette histoire n’est jamais sortie du département des Bouches du Rhône !
 
Chaque jour qui passe apporte son lot de surprises et vendredi, la presse s’est émue de propos tenus la veille dans VSD par Madame Mignon, la directrice de cabinet du chef de l’état. Cette bonne dame qui a peut-être déjà « conquis la bravitude » aurait affirmé qu’en France, « les sectes sont un non-problème »… Ces paroles sont perçues comme une nouvelle atteinte de la laïcité et les Francs-Maçons, (encore-eux), sortent de l’anonymat pour condamner à leur tour cette dérive présidentielle. Toujours est-il que le champion incontesté du « bling bling » a accueilli à bras ouverts Tom Cruise, l’acteur multi milliardaire et chantre de « l’église de scientologie » qui voudrait bien être reconnue comme telle…
  
La négation de la dangerosité des sectes serait irresponsable et certains témoignages dramatiques sont là pour le rappeler. Sans en arriver à des extrémités, le démarchage « agressif » de certaines sectes est une réelle menace pour les plus faibles. J’ai mis un jour un « gauche » au témoin de Jéhovah qui avait mis son pied dans l’entrebâillement  de la porte au moment où je lui disais que je n’étais pas intéressé par la revue, « Réveillez-vous » qu’il cherchait à me vendre… Ce soir là, il avait du bien dormir !
 
Ceci dit, il suffit d’un zeste de lucidité pour s’apercevoir qu’actuellement, la secte la plus dangereuse de France est celle des « conseillers de l’Elysée ». Ces drôles d’experts ont le don de mettre le feu aux poudres en tenant des propos qui provoquent de vives réactions dans le pays. Le fameux « rapport Attila » de Jacques Attali qui a été publié juste avant les élections municipales a provoqué un tollé général. Certains se demandent si celui-ci ne l’a pas fait délibérément pour nuire au Président de la République et d’autres auraient préféré qu’il s’amuse avec sa vieille console de jeu Atari.
 
Samedi, c’est une décision du Conseil Constitutionnel qui alimente les débats. Suite à la censure partielle de la loi sur la rétention de sureté des criminels dangereux ayant purgé leur peine, Nicolas Sarkozy a demandé au premier président de la Cour de cassation de lui faire « toutes les propositions » pour permettre une « application immédiate » du texte. En clair, il s’agit tout simplement de « contourner » l’institution chargée de veiller sur l’intégrité de la cinquième république.
 
Quelques jours plus tôt, le Parlement puis le Sénat avaient ratifié le traité européen de Lisbonne alors que la constitution européenne avait été rejetée par référendum auprès des citoyens…
 
Dimanche, le président « Speedy Gonzalez » a traversé le salon de l’agriculture au pas de course et il a encore trouvé le moyen de se faire remarquer. Alors que quelques jours plus tôt il prétendait apprendre la politesse à des enfants, il n’a pas hésité à asséner un « Casses toi pauvre con ! » à un homme qui avait refusé de lui serrer la main. L’emballement médiatique a été immédiat et la vidéo tournée par l’un des membres du collectif de pigistes « youpress.fr » a fait le tour du pays. Vu le « buzz » créé par une « simple » insulte, Nicolas Sarkozy peut s’attendre à voir déferler les noms d'oiseaux à l’occasion du moindre déplacement. Le Populisme mène à tout !
 
Lundi, c’était au tour du Président Chirac de parcourir les allées du salon. Les agriculteurs l’apprécient toujours autant et une fois encore, l’ancien Président s’est attardé dans les stands, goûtant des produits du terroir en ne négligeant pas de déguster des vins de pays. On pouvait s’en douter, « Jacquot » s’est montré beaucoup plus habile dans l’art de tapoter le cul des vaches que son successeur qui, on peut le comprendre, préfère tâter la croupe d’anciennes « Top Models » qu’il inonde de SMS parfois contestés… Autre temps autres mœurs !
 
C’est à se demander si le temps n’est pas venu de créer un corps de psychiatres et de psychologues rattaché au palais de l’Elysée...

En veillant à ce qu'ils ne créent pas une nouvelle secte !
par Jojomigrateur publié dans : Polit'Hic...
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Dimanche 17 février 2008

Depuis quelques jours, le journal « La Provence » s’émeut d’une nouvelle affaire d’expulsion d’immigrés en situation irrégulière. Compte tenu de la politique actuelle de la France en matière d’immigration, ce serait presque banal  et n’aurait pas fait l’objet de « trois lignes » dans un canard s’il n’y avait rien de « croustillant » ou de particulièrement honteux à mettre en exergue…

S’il est évident que la France ne pourra jamais accueillir toute la misère du monde, la simple évocation de la possibilité du renvoi en Algérie d’un enfant atteint d’une maladie orpheline dégénérative et rapidement mortelle si elle n’est pas traitée a effectivement de quoi choquer.
 
undefinedWalid qui est âgé de 12 ans souffre du Xeroderma Pigmentosum, cette maladie étrange qui interdit à ceux qui en sont atteints d’exposer leur peau aux rayons du soleil et à l’ensemble des UVB. Il s’agit d’une maladie autosomique récessive qui a été baptisée en 1882 par Kaposi, l’un de ses découvreurs. A l’heure actuelle, il n’existe aucun traitement efficace contre cette affection qui ne concerne qu’une cinquantaine d’enfants en France et trois cents en Algérie. Les familles concernées par le XP sont regroupées au sein d’une association, « Les enfants de la Lune » qui a été créée par Monsieur et Madame Séris, les parents des jumeaux Vincent et Thomas qui sont tous les deux atteints par la maladie.
 
Walid est arrivé en France en 2006 en compagnie de ses parents pour subir les soins imposés par des tumeurs qui ont d’ores et déjà détruit une partie de son visage. Sans ces interventions, il serait peut-être déjà mort et Madame Séris affirme que le fait de renvoyer l’enfant en Algérie ne ferait que « précipiter sa fin ». Selon la loi de juillet 2006, seule la mère, Samiha pouvait bénéficier d’une autorisation de séjour et c’est la présence du père à Marseille qui est à l’origine de cette obligation de quitter le territoire. Ces derniers jours, cette affaire est devenue nationale et c’est cette médiatisation qui a sans doute conduit le Préfet à accorder à la famille une autorisation de séjour supplémentaire de six mois qui ne règlera pas pour autant les choses.
 
undefinedIl y a quelque temps, j’avais eu l’occasion d’accompagner ces « enfants de la lune » sous terre lors d’un séjour organisé en Ardèche dans le magnifique « aven d’Orgnac ». Je les avais vu joyeux, heureux de vivre, libérés le temps d’un week-end de leurs combinaisons spéciales et de leurs grosses lunettes. Quelque temps plus tard, j’avais rejoint la famille Séris à Dax et j’avais pu me rendre compte des contraintes de la vie quotidienne des jumeaux qui survivent parce que leurs parents ont les moyens financiers d’aménager leur cadre de vie.

La réalité, c’est que tous les malades ne sont pas logés à la même enseigne  et que les enfants mal protégés vivent un véritable calvaire avant de disparaître, le plus souvent avant l’adolescence…  

Ci-dessous, deux liens vers des articles publiés sur le site internet du journal « La Provence ». Certains commentaires postés par les lecteurs sont sidérants et je m’étonne que des propos carrément racistes n’aient pas été retirés par les modérateurs du journal. On peut espérér qu'ils le seront prochainement…

http://www.laprovence.com/articles/2008/02/11/279927-UNKNOWN-Unpetit-malade-de-la-lune-reconduit-en-Algerie.php
 
http://www.laprovence.com/articles/2008/02/16/289112-UNKNOWN-Un-sursis-pour-Walid-l-enfant-malade-de-la-lune.php 

Plus positives, les photos de mon reportage réalisé à l'époque pour le magazine « Astrapi ».

http://pagesperso-orange.fr/salangane/reportages.html
(Six pieds sous terre avec les enfants de la lune...)
par Jojomigrateur publié dans : Pas lu dans "La Provence"
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