présentation

  

Voilà un drôle d'exercice que de se présenter en quelques lignes! Alors, qui suis-je ? Georges Robert, un curieux de nature, railleur, frondeur et avant tout sportif depuis le plus jeune âge. J'ai commencé par pratiquer le judo et la natation à Marseille où j'ai découvert la spéléologie qui est devenue très vite une passion dévorante. C'est ainsi que j'ai commencé à participer à des explorations en Autriche dans des gouffres très profonds, avant d'être atteint par le virus des expéditions lointaines et du voyage, très souvent en Indonésie où j'ai multiplié les découvertes. 

L'hexagone était devenu bien trop petit pour moi, un peu "rastègue" comme on dit à Marseille...

Toujours intéressé par ce qui est nouveau et présente un certain danger, j'ai pratiqué d'autres activités comme la moto Tout-terrain, l'escalade, le parapente, la plongée sous-marine, la voile et autres activités ouvertes sur le plein-air et les voyages. Depuis quelques années, je suis devenu photojournaliste indépendant (carte de presse N°105 709) et je continue à m'intéresser au sport, à tout ce qui est insolite, aux combats pour la sauvegarde de la planète avec de plus en plus une conscience politique.

J'aime Marseille, cette ville cosmopolite et ensoleillée où je prépare mes prochaines escapades en allant courir, grimper dans les calanques ou encore en allant retrouver des amis sur le tatamis de mon club de judo.

Professionnellement, je suis libre de partir en reportage sur commande ou pourquoi pas, de rejoindre la rédaction d'un journal ou d'un magazine... Avis aux amateurs!

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Merci...

Lorsque je me suis lancé dans l'aventure ce ce blog de photojournaliste bourlingueur, sportif et curieux invétéré, je n'avais aucune idée de l'accueil qui lui serait réservé. Neuf mois plus tard, je tiens à remercier les milliers de visiteurs qui sont venus sur mes pages... Je continuerai donc à vous faire partager ces tranches de vie, au gré de mon humeur du moment... Merci encore !

Lundi 19 mai 2008

Un violent  tremblement de terre vient de frapper le Sichuan en Chine

Le téléphone sonne…

-« Je crois que vous êtes allé au Sichuan  récemment… ? »      

Voilà que les images que je cherche à caser depuis un bon moment intéressent la presse…

-« Qu’est-ce que vous voulez ? »
-« Je veux TOUT… ! Tout m’intéresse… ! »

 

J’imagine un instant ces propos dans la bouche d’une ravissante « blondasse » qui aurait subi de nombreuses interventions de « tuning » visant à la rendre encore plus « pétasse »…

 

Revenant à des pensées plus sérieuses, j’ai revu avec plaisir les images de ce voyage dans cet immense pays en pleine évolution… Comme d’habitude, nous y avions fait de la spéléo et nous avions eu l’occasion, une fois encore, de faire de la belle première dans des zones repérées par un professeur de l’université de géologie de Chengdu. C’est ainsi que nous avons débarqué un jour près de Beichuan au temple de Daming qui avait été détruit et que les Chinois ont reconstruit à des fins touristiques.  

 

Les Chinois ont un sens inné des affaires et la philosophie communiste qui avait justifié que l’on détruise temples et pagodes est soluble dans le dollar et les autres devises étrangères. Dans une Chine « officiellement athée et matérialiste », les croyances n’ont pas disparu. Le taoïsme et le bouddhisme sinisé sont en pleine renaissance et Mao doit se retourner dans sa tombe. A Chengdu, les chinois se pressent dans un grand temple taoïste où ils viennent prier pour leurs défunts après avoir brûlé quelques cierges.

 

Nous sommes arrivés au temple de Daming parce qu’il se trouve au pied de falaises calcaires qui ne peuvent qu’abriter des cavernes importantes. Du haut d’un escalier de pierres très raide, un grand bouddha blanc semble attendre les visiteurs de pied ferme. Il est dressé dans le porche d’une grotte dédiée à un culte très curieux… Pour les Chinois, le monde souterrain est un lieu maléfique peuplé de démons assoiffés de sang qui se régalent de la chair de ceux qui s’y aventurent. En quelque sorte, il symbolise l’enfer et c’est en tremblant que les visiteurs pénètrent dans ce corridor éclairé comme le « château hanté » d’une fête foraine.

 

Un peu plus loin, nous entrons vraiment dans le « vif » du sujet… C’est une sorte de purgatoire ou des démons torturent des humains venus expier leurs grandes fautes. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne font pas vraiment dans la demi-mesure… les représentations sont sanglantes, les membres sont tranchés à la hache et cela se termine par l’équarrissage en règle de ceux qui devaient avoir des choses à se reprocher…

 

Notre bon vieux diable qui fait si peur aux chrétiens et à une église qui a su inventer des prêtres exorcistes doit être jaloux de ses homologues chinois. S’il aime jouer avec le feu qu’il attise avec sa fourche et si c’est un expert reconnu en matière de fornication, il a d’autres lacunes. Il prendrait certainement beaucoup de plaisir à participer à un stage de boucherie auprès d’homologues asiatiques ravis de l’accueillir…

 

Il y a de la solidarité chez les démons !

 

Contrairement aux libéraux et autres  démocrates bien-pensants qui se livrent de véritables guerres, les dictateurs se soutiennent mutuellement, comme si la chute d’un des membres de la confrérie mettait en péril la communauté toute entière.

 

Surprenante cette grotte… Des visiteurs chinois poussent des cris d’effroi et les spéléologues que nous sommes ont bien du mal à garder leur sérieux. Une des étudiantes chinoises m’explique que ces statues représentent ce qui arrive à ceux qui se sont mal conduits dans leur vie terrestre et les commentaires vont bon train... En fait, c’est un peu comme chez nous, sauf que le pardon ne passe pas par la récitation absurde de « deux pater et trois avé »  à genoux devant une vierge.

 

Ici, la rédemption est plus qu’expéditive et c’est à se demander si certains ne mériteraient pas d’aller y faire un petit tour… Pêle-mêle, les patrons voyous, les arrivistes prêts à tout, les politiciens menteurs, ceux qui ne tiennent pas leurs promesses, sans oublier les « présidents bling bling » qui commencent à « fatiguer » leur électorat… ! (Liste non exhaustive à compléter).

 

Sans être inspirés par la médecine chinoise, leurs remèdes n’ont pas l’air si mauvais quand on y réfléchit deux minutes :

-Pour les « grosses montres » très chères et trop voyantes, « trancher » un bras pour commencer... Sans poignet, il est difficile d’arborer la pendule ailleurs que sur un autre membre…
-
Contre les lunettes noires, « m’as-tu vu ? », « cosa nostra style» ou « gros beauf », arracher les yeux du contrevenant avec une fourchette à huitres et les transformer en pendentifs… !

 

« Malheureusement », il ne faut pas se réjouir trop vite car le recours à ces pratiques d’un autre temps est désormais proscrit dans nos contrées pour cause de barbarie. « Guantanamo » et « Abou Ghraïb » ne seraient que des exceptions, une théorie à laquelle personne ne croit....

 

Torturez si vous voulez mais RIEN ne doit filtrer !

 

En attendant, nous continuons la visite de cet antre très kitch, digne d’un film de série Z… Une belle brune, « Carlita » est livrée à des serpents, encore une coutume  qui n’est plus très à la mode chez nous, même si cet animal à la langue agile symbolise la tentation dans la bible. Et voilà qu’une sonnerie résonne dans la galerie !  Le diable chinois a l’air d’être rompu aux nouvelles technologies car les téléphones portables captent le signal jusqu’au fond de cette grotte décidément très bizarre… La folie du mobile a envahi la Chine et les Telecom locales ont poussé le vice jusqu’à installer des relais sous terre !

 

Par curiosité, je mets le mien en route. Toutes les barrettes sont éclairées et je m’amuse à envoyer un SMS en France… Quelques minutes plus tard, je reçois la réponse, alors que dans le même temps, un type en chemisette qui ressemble comme deux gouttes d’eau au président Hu Jintao semble s’engueuler avec son interlocuteur… La situation est surréaliste mais je me souviens qu’il m’est arrivé d’appeler la France avec un téléphone satellite, perché sur un rocher perdu  en pleine jungle de Bornéo…  
 

 Une chose est sure,  les cris des singes hurleurs étaient beaucoup plus mélodieux  et nettement plus compréhensibles que les borborygmes du téléphoniste excité qui devait sans doute traiter une affaire de la plus haute importance… !

par Jojomigrateur publié dans : tranches de vie...
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Lundi 28 avril 2008

Samedi 26 avril, c’était la fête à neuneu, la traditionnelle journée du carnaval de Marseille. Comme d’habitude, le soleil brillait, des milliers de spectateurs se pressaient le long des barrières, en bref, toutes les conditions d’un grand succès populaire étaient réunies.

Le communiqué du service de presse de la mairie indiquait : « Jean Claude Gaudin, Sénateur-Maire de Marseille remettra la clef d’or de la ville de Marseille aux carnavaliers… ».  Mais voilà que celui qui adore mesurer sa popularité auprès des marseillais a brillé… par son absence ! Remplacé au dernier moment par Eliane Zayan, conseillère municipale, « déléguée au cinéma et industries culturelles et aux spectacles de rues ». (Ah, la sobriété des titres…)

Si M. Gaudin était absent, c’est peut-être parce que l’idée de remettre les clefs de la ville contenait un message subliminal qui doit résonner dans son esprit comme un truc absurde et incongru qui a pourtant bien failli se produire... Les élections municipales ont été plus que tendues, la majorité a perdu un secteur et il s’en est fallu de pas grand-chose pour que la mairie bascule à gauche.

Vu sous cet éclairage et après la très étonnante élection du Socialiste Eugène Caselli à la Présidence de la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole (MPM), il devient clair que Jean Claude Gaudin n’a peut-être plus tellement envie d’ouvrir son trousseau de clefs, ne serais-ce que dans un cadre festif… Décevant pour un spécialiste de la galéjade !

Le plan était limpide… Renaud Muselier qui est parvenu à sauver sa mairie d’arrondissement s’est désisté en faveur de son colistier Bruno Gilles, avant de céder sa place de premier adjoint au maire à Roland Blum. Dans une même dynamique, il a abandonné celle de Président d’Euroméditerranée à Guy tessier qui a été déçu de ne pas obtenir  de poste lors du léger remaniement ministériel post élections municipales. En contrepartie, il « devait » et c’est là que la situation est devenue cocasse, « récupérer » la Présidence de MPM que Jean Claude Gaudin lui offrait sur un plateau…

Alors que la voiture de fonction de Renaud Muselier était déjà commandée, la sagesse populaire est réapparue pour rappeler qu’il ne faut jamais « vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué » et que les marseillais, quelles que soient leurs opinions politiques ont horreur de ces petits « arrangements entre amis »… Les protestations les plus véhémentes de la majorité municipale sont restées vaines et dans les bistrots, la mésaventure du  « comploteur » malchanceux a alimenté de belles parties de rigolade pendant plusieurs jours… « Le karatéka grande gueule a quitté la MPM en « boitant du cul » comme le cowboy de Brokeback Mountain… ! » Une petite phrase pas très fine, mais tellement marseillaise et prononcée « avé l’accent… ».

 

Euréka ! La raison de l’absence de Jean Claude Gaudin qui on l’espère n’était pas malade résonne soudain comme une évidence… A Marseille, le carnaval est perpétuel et effectivement, il était peut-être judicieux de ne pas rajouter du brouhaha à la cacophonie ambiante !

par Jojomigrateur publié dans : Pas lu dans "La Provence"
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Vendredi 25 avril 2008

Ce joli petit mot très simple à prononcer, (sic), n’est autre que la traduction en pinyin, (l’alphabet phonétique Chinois) du nom d’une banque du Sichuan, un de ces temples du yuan et de la finance.

Ces dernières années, les dirigeants Chinois ont  su faire preuve d’un  pragmatisme qui doit rendre jaloux les plus grands théoriciens du Capitalisme… Faire la synthèse parfaite des dérives du Communisme et du Libéralisme qui s’inscrivent désormais comme une véritable doctrine politique largement inspirée d’un Capitalisme d’état. La Chine moderne n’est plus Totalitaire mais « Autoritaire », cela mérite réflexion…

Le Libéralisme prône la liberté totale d’entreprendre ce qui à priori est une excellente idée… C’est aussi la légitimation d’une véritable guerre économique. Faire le maximum de profit dans le moins de temps possible sans jamais se soucier des dégâts collatéraux que sont les délocalisations et le chômage. C’est ainsi que les restructurations se succèdent et que les multinationales dévorent les petites sociétés qui disparaissent les unes après les autres. Le résultat est assez cocasse et se vérifie tous les jours. Le Capitalisme sans entraves conduit au Monopole du « Grand Capital » qui n’est peut-être pas meilleur que la « dictature du prolétariat » chère aux Marxistes

D’une certaine manière, le Capitalisme conduit au Communisme et dans ce contexte, il est évident que les Chinois ont une longueur d’avance sur le reste du monde !

Pour en revenir à cette petite banque Chinoise, il semble peu probable que l’épisode « Jérôme Kerviel » puisse s’y produire… A moins, on peut toujours rêver, qu’un génial « Trader », un « Bruce Lee » de la finance Chinoise ne se lance dans ce genre d’opération à hauts-risques qui pourrait lui valoir une balle dans la nuque alors que les Américains plus civilisés préfèrent la chaise électrique ou l’injection létale.

Il y a déjà longtemps que les Chinois font du commerce avec la planète entière et qu’ils sont présents partout, toujours fidèles à la ligne qu’ils se sont tracés.

C’est ainsi qu’on pourrait imaginer que la Jiangyoushiwudunongcunxinyonghezuoshe ne s’installe un jour prochain au Royaume Uni et n’ouvre une agence à
Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch, une charmante commune du Pays de Galles, dont le nom se prononcerait en phonétique anglaise « Llan-vire-pooll-guin-gill-go-ger-u-queern-drob-ooll-landus-ilio-gogo-goch »… 

Prosaïquement, le village devrait son nom à
« l'église de sainte Marie dans le creux du noisetier blanc près d'un tourbillon rapide et l'église de saint Tysilio près de la grotte rouge »… Tout un poème !

C’est encore « top secret » mais Il paraîtrait même qu’un certain Harry Potter, le célèbre apprenti sorcier serait sur le point de s’établir dans cette gentille petite bourgade qui devrait perdre très vite sa tranquillité. Le magicien, « Harry Tripoteur » pour les intimes, aurait découvert les pouvoirs de sa braguette magique et il serait en pleine ébullition printanière… Il se murmure même qu’il serait sur le point de délaisser un art dans lequel il était pourtant passé maître alors qu’il fréquentait l’école des sorciers… Celui de se tirlipoter l’escargot la nuit sous la couette pour le faire sortir de sa coquille ! C’est alors, et c’est extraordinaire, qu’une vieille gouvernante perverse dotée elle aussi de pouvoirs étranges, une certaine Mary Poppins aurait mystérieusement débarqué pour lui apprendre la vie…

D’un seul mot à la consonance mystérieuse, « Supercalifragilisticexpialidocious », cette nurse « new style » serait capable de faire tourner la tête du jeune Harry Tripoteur, mais c’est une autre histoire que ce blog ne révèlera pas car il n’a pas la vocation de s’immiscer dans la vie privée des « people », fussent-ils imaginaires !

Et... Un grand bravo à tous ceux et celles qui parviendront à lire cette note sans tâtonner !

par Jojomigrateur publié dans : Petits délires...
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Lundi 7 avril 2008

Le dimanche 6 avril, la « Marche Blanche » pour Ingrid Betancourt initiée par son fils Lorenzo et les comités de soutien s'est déroulée à Marseille comme dans de nombreuses autres grandes villes de France, alors même qu'une « mission humanitaire » est sur place en Colombie pour tenter d'obtenir la libération de Madame Betancourt qui serait gravement malade et condamnée à mort à brève échéance si elle n'est pas rapidement traitée dans un hôpital.

Il est évident qu'on ne peut que supporter ce genre d'initiatives, même si elles peuvent sembler dérisoires et que tous, de droite comme de gauche devraient s'y associer sans arrière-pensée partisane. Je n'ai jamais été convaincu de l'efficacité de telles manifestations de soutien et je me demande souvent si le seul effet de cette médiatisation n'est pas de faire monter la côte de l'otage à l'argus du kidnapping... Toujours est-il que les gens ont répondu présents et que les différents défilés à travers le pays ont été couronnés de succès.

Quoi qu'il en soit, l'attitude des FARC a de quoi surprendre et c'est à se demander si tout simplement Ingrid Betancourt n'est pas déjà morte, ce qui signifierait pour les FARC qu'ils ont définitivement perdu leur meilleure monnaie d'échange.

Sur ces considérations pas très positives, j'en conviens, me voilà au départ de la manifestation près de l'église des réformés. Quelques centaines de personnes vêtues de blanc sont là, y compris quelques élues de la municipalité qui attendent le départ de la colonne. Une certaine tension est perceptible et je ne tarde pas à comprendre qu'il y a un « désaccord », c'est le moins que l'on puisse dire, entre les manifestants...

Des écologistes se sont joints à la manifestation et les membres du Comité de soutien d'Ingrid Betancourt ont peur de voir leur mouvement « récupéré » par les écolos. Certains sont là, affublés de masques blancs et noirs car ils ne veulent pas être reconnus, comme s'ils n'assumaient pas leur présence à cette marche purement humanitaire... Un grand n'importe quoi !

Comme si cela ne suffisait pas, voilà que le ton monte encore... Les élues sont en tête du cortège alors que les organisateurs voudraient qu'elles restent derrière l'immense photo d'Ingrid Betancourt. Nora Remadnia-Preziosi, bardée de son écharpe tricolore de maire tempête : « Je représente la mairie de Marseille et personne n'a à me dire ce que je dois faire... ». La situation commence à devenir surréaliste et il devient évident que pour certain(e)s, le défilé n'est qu'un prétexte à revendiquer autre chose... C'est scandaleux, surtout lorsque l'on pense au calvaire que vivent tous ces otages retenus en pleine jungle et à Ingrid Betancourt qui serait atteinte par l'hépatite B et d'autres maladies tropicales.


Arrivée sur le Vieux-Port, la colonne de manifestants qui a grossi tout le long du parcours se disloque dans le calme, après que des photos de presse aient été faites sur le quai. C'est alors qu'une violente altercation a lieu entre Nora Remadnia-Preziosi, encore-elle et le président de l'écoforum, Victor-Hugo Espinoza, ancien réfugié Chilien naturalisé Français qui a l'air médusé par l'attaque verbale dont-il est l'objet....

Un florilège de « petites phrases » saisies à la volée : 

-
« Vous vous rendez-compte, c’est la première fois que je participe à une manifestation en qualité d'élue et voilà ce que l’on me fait… » (C'est le métier qui entre...!)

- « Vous ne me parleriez pas ainsi si j’étais blonde… ! » (Pourquoi-pas… !)
- « Qu’est-ce que vous connaissez aux femmes et à leurs combats… ? » (Mouais…)
- «  ne vous inquiétez pas, je saurai me souvenir de vous… » (J’aime bien les menaces…)
Des proches la prennent par le bras et lui font quitter les lieux…
- « Ne vous inquiétez pas, je vais faire le nécessaire pour qu’on s’occupe de vous… !».
Voilà que les menaces se précisent et que l’ancien réfugié Chilien incrédule dit qu’il n’a plus peur de rien depuis qu’il a été torturé pendant 48 jours…


Le clap de fin me laisse songeur. Ne sachant pas exactement quelle est la cause de cet anecdotique coup de sang, je me garderai bien de prendre parti pour qui que ce soit dans cette affaire. Je m’étonne que cette jeune femme dynamique récemment élue à un poste important se mette dans un tel état de colère en public au moment même où elle représente la ville... Les déboires de Nicolas Sarkozy, un autre « sanguin » qui a vu sa côte de popularité chuter après quelques altercations un peu trop vives devraient inciter cette petite dame à cultiver la « zénitude » gage de longévité, en politique comme ailleurs…

J’allais presque l’oublier : « Pour Ingrid, Libertad ! ». En espérant qu’elle retrouve bientôt les siens… !

par Jojomigrateur publié dans : Marseille
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Mercredi 26 mars 2008

Voilà une photo amusante qui date de quelques années... Deux voitures de marque Citroën garées côte à côte sur un parking. Au premier coup d’œil, ce sont les mêmes, à quelques détails près et l’image pourrait servir de support à un « jeu des sept erreurs ». Ce serait très banal si ces deux « carrosses » n’arboraient pas fièrement les mêmes plaques d’immatriculation que j’ai « floutées » volontairement ! J’avais eu du mal à croire ce que je voyais mais ces bagnoles étaient là, offertes à la vue de tous comme une provocation stupide. Au-delà de cette anecdote, on peut tout imaginer, du plus anodin au plus grave et je m’étais amusé de constater que ces deux voitures étaient restées là, très longtemps sans que cela ne semble gêner le moins du monde les voisins…

 

La France est un pays très chouette où la fraude est un sport national qui a ses champions incontestés. Jérôme  Kerviel, le courtier de la Société Générale qui est soupçonné d’avoir fait perdre 4,9 milliards d’euros à sa banque est devenu en quelques heures une véritable star mondiale assimilée à un sympathique « Robin des bois ».

En matière d’escroqueries et d’arnaques en tous genres, les Français font preuve d’une imagination sans bornes qui génère une véritable économie souterraine. Une encyclopédie ne suffirait pas à faire l’inventaire de toutes les manœuvres frauduleuses qui ont cours dans notre pays, d’autant plus que chaque nouvelle loi, chaque mesure fiscale est étudiée par des hordes de spécialistes qui cherchent le meilleur moyen de la contourner.

Les élus et les dirigeants de grandes entreprises sont trop souvent compromis dans des malversations financières et autres magouilles douteuses. La dernière affaire à la mode vaut son pesant de cacahuètes. Entre 2000 et 2007, Denis Gauthier Sauvagnac qui était le patron de l’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) aurait retiré près de 19 millions d’euros en liquide sur un compte de l’organisation. A l’heure actuelle, la destination de ces fonds demeure inconnue et Monsieur « DGS » refuse catégoriquement de révéler au juge ce qu’est devenu cet argent. Le comble de l’ironie semble atteint lorsque l’on apprends que ce gentil Monsieur aurait perçu une « prime » de licenciement d’un million et demi d’euros, un « cadeau » qui lui serait fait en « échange » de son silence… Dans un grand geste de mansuétude, l’UIMM se serait même engagé à prendre à sa charge tous les frais liés à l’enquête et aux éventuelles condamnations. C’est à se demander s’il ne faudrait pas remettre l’usage de la gégène au gout du jour ou s’il ne faudrait pas envoyer cet amnésique muet en stage à Guantanamo !

 

« Selon que vous serez puissant ou misérable,
les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. ».

 

Ces vers de Jean de la Fontaine sont plus que jamais d’actualité. Le trader Jérôme Kerviel a été placé en détention provisoire pour l’empêcher d’entrer en contact avec d’éventuels complices. Pourquoi pas ? Mais alors, qu’est-ce qui justifie que Denis Gauthier Sauvagnac n’ait pas eu droit lui aussi à une cure de repos en maison d’arrêt ? Si ses défenseurs insistent sur le fait qu’il ne s’agit pas d’argent volé, il ne semble pas non plus que le courtier en bourse se soit livré au moindre détournement à son profit. Pour enfoncer le clou, comment ne pas évoquer l’immunité parlementaire, celle du président de la république ou encore la classification « secret défense » de certains documents  dont la publication pourrait faire l’effet d’un tsunami ?

En France, tous les citoyens sont égaux devant la loi mais chaque jour qui passe apporte la preuve que cette « égalité » est à géométrie variable.

Dans une hypocrisie générale, il est admis que les grandes entreprises s’entourent de conseillers juridiques et fiscaux et d’experts comptables chargés de trouver les moyens légaux de contourner les législations les plus embarrassantes et les plus pénalisantes pour leurs finances. L’installation hors de nos frontières de certains sportifs et artistes en vue coule de source et la dérive ultime du système s’appelle « délocalisation » des entreprises.

Les élections municipales qui viennent de se dérouler apportent quelques enseignements très intéressants. Les maires et leurs disciples que sont les conseillers municipaux se présentent comme de grands altruistes dévoués qui se démènent pour la collectivité et placent leur carrière professionnelle au second plan. Pourtant, la réalité est toute autre et il suffit d’observer les campagnes électorales pour s’en rendre compte. Tous les coups et surtout les plus bas sont permis pour accéder au moindre petit pouvoir local qui est envisagé comme un barreau permettant de gravir l’échelle sociale.  C’est ainsi que l’on assiste à de véritables batailles de chiffonniers, même à Neuilly  et que la fraude électorale fait partie d’un folklore encore bien vivace.

Qui ne se souvient pas de « faux électeurs » de « morts » qui ont voté, de procurations douteuses, d’urnes « bourrées » et d’autres tripatouillages des listes électorales. Cette fois-ci encore, c’est une histoire de « chaussettes perpignanaises » qui amuse tout le pays et qui pourrait se solder par un retour aux urnes…

Le « multiplicateur » de Citroën Xanthia du début de l’article apparait en définitive comme un modeste « artisan » de l’entourloupe, une sorte d’artiste qui prouve à sa manière que le « don d’ubiquité » n’est peut-être pas qu’une légende… !

par Jojomigrateur publié dans : Humeur du jour...
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