présentation

  

Voilà un drôle d'exercice que de se présenter en quelques lignes! Alors, qui suis-je ? Georges Robert, un curieux de nature, railleur, frondeur et avant tout sportif depuis le plus jeune âge. J'ai commencé par pratiquer le judo et la natation à Marseille où j'ai découvert la spéléologie qui est devenue très vite une passion dévorante. C'est ainsi que j'ai commencé à participer à des explorations en Autriche dans des gouffres très profonds, avant d'être atteint par le virus des expéditions lointaines et du voyage, très souvent en Indonésie où j'ai multiplié les découvertes. 

L'hexagone était devenu bien trop petit pour moi, un peu "rastègue" comme on dit à Marseille...

Toujours intéressé par ce qui est nouveau et présente un certain danger, j'ai pratiqué d'autres activités comme la moto Tout-terrain, l'escalade, le parapente, la plongée sous-marine, la voile et autres activités ouvertes sur le plein-air et les voyages. Depuis quelques années, je suis devenu photojournaliste indépendant (carte de presse N°105 709) et je continue à m'intéresser au sport, à tout ce qui est insolite, aux combats pour la sauvegarde de la planète avec de plus en plus une conscience politique.

J'aime Marseille, cette ville cosmopolite et ensoleillée où je prépare mes prochaines escapades en allant courir, grimper dans les calanques ou encore en allant retrouver des amis sur le tatamis de mon club de judo.

Professionnellement, je suis libre de partir en reportage sur commande ou pourquoi pas, de rejoindre la rédaction d'un journal ou d'un magazine... Avis aux amateurs!

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Bienvenue...

Ce n'est pas très original, voilà un nouveau blog de journaliste sur la blogosphère. A travers ces articles et mes photographies, vous découvrirez quelques facettes de mes activités et ma vision du monde, que ce soit à l'autre bout de la planète ou au coin de la rue... Bonne Lecture !

Vendredi 29 juin 2007

Le majestueux volcan Merapi qui domine la ville indonésienne de Yogjakarta ne « dort » jamais vraiment. Il s’est « réveillé » au printemps 2006, faisant peser de gros risques aux populations environnantes. Quelques semaines plus tard, le 27 mai 2006, ce sont un tremblement de terre meurtrier suivi d’un tsunami dont l’épicentre se situe à quelques kilomètres des côtes qui ont ravagé la région en pleine nuit. Il a suffi de quelques secondes pour faire plusieurs milliers de victimes et des milliers de sans-abris. Si, pour les volcanologues, il s’agit d’épisodes parfaitement explicables, il en va tout autrement pour des populations qui ont encore des croyances hindouistes et animistes. Dans les villages, cette catastrophe a fait l’effet d’une véritable bombe car elle est perçue comme une véritable punition divine. Explications.

Le Merapi est un des volcans indonésiens les plus actifs. Depuis plusieurs siècles, ses éruptions ont été particulièrement nombreuses et très souvent meurtrières. Pour les vieux Javanais, c’est la demeure des esprits et le domaine des Dieux qu’il convient de vénérer. Tout comme à Bali avec le Gunung Agung, un culte hindouiste dédié au volcan s’est développé autour du Merapi et persiste actuellement en dépit du modernisme galopant dans le pays.
merapi15blog.jpg
Selon les croyances locales, l’océan Indien qui lui fait face est le repaire de « Ratu Kidul », la déesse des mers du Sud qui emporte les humains dans son royaume sous-marin. Les habitants de la région croient à l’existence d’une sorte « d’axe » Nord-Sud qui relierait le Merapi et l’océan en droite ligne en passant par le palais du Keraton. Le monument de Tugu a été érigé il y a plus de cent ans à Malioboro, l’endroit exact où le Sultan aurait rencontré Ratu Kidul, la Reine des mers du sud. De nos jours, ce lieu de rendez-vous, « Parang-Kusumo », le Keraton et le Merapi continuent à être le théâtre d’importantes cérémonies religieuses annuelles qui commémorent le pacte passé entre Ratu Kidul et le Merapi. Pour les vieux javanais, tant que l’accord serait respecté, aucune éruption et aucun tsunami ne détruira jamais le Keraton et Yogyakarta.

Cette croyance dans une protection divine est solidement ancrée chez dans les familles qui vivent autour du Merapi et les villageois sont peu disposés à laisser leurs maisons, même lorsque le volcan se mets à fumer ou entre en éruption. Chaque fois que le volcan tousse ou qu’il dégage des vapeurs toxiques, des religieux montent jusqu’au cratère pour exécuter une cérémonie qui devrait apaiser les dieux du volcan. Au printemps 2006, lorsque le Merapi a montré des signes d’activité, toutes les cérémonies, les offrandes, les prières journalières ont été consacrées au Merapi et aucune à la Reine des mers du Sud…

Le pacte qui garantissait aux habitants de la région une existence harmonieuse était brisé et ce qui s'est produit a eu l’effet d’une véritable bombe auprès des croyants. Ce n’est pas le Merapi, mais la Reine des mers du sud qui a été négligée et a réclamé des victimes. Cette fois-ci, ce n’était pas un Tsunami de l’ampleur de celui d’Aceh, mais un tremblement de terre de force 7-8 sur l’échelle de Richter dont l’épicentre était en mer, à quelques kilomètres à peine des côtes javanaises.
 borobudur14blog.jpg
Qu’on le croit ou pas, pour les Javanais ces signes sont des preuves irréfutables. Pour les croyants, ce sont des avertissements divins aux bureaucrates corrompus et aux jeunes fous qui sont en train de détruire la société indonésienne et ses nombreuses communautés. Naturellement, pour des esprits modernes et rationnels ce ne sont que des coïncidences.
En une vingtaine d’années, j’ai eu l’occasion de gravir ce volcan de près de 3000m d’altitude à trois reprises avec des amis. J’ai été très étonné de voir que la crète sommitale n’avait jamais la même configuration. Perché au sommet de cette montagne, on comprend mieux le monstre qui se cache dans ses entrailles. J’avais été très impressionné par cet abîme vertigineux où résonnait un vacarme abominable causé par des effondrements de parois, des jets de gaz et des détonations qui faisaient parfois trembler le sol sous nos pieds...(voir photo du cratère)
 
Je ne sais pas s’il y a du divin là-dessous, mais l’histoire nous rappelle qu’une éruption en l’an 1006 avait recouvert le temple de Borobudur (photo) de cendres et qu’il n’a été retrouvé fortuitement qu’en 1817. Plus récemment, en 1930, plusieurs milliers de personnes avaient encore péri dans une énième explosion de ce volcan dangereux.

L’histoire est un éternel recommencement et malheureusement, d’autres drames sont toujours possibles dans cette belle région du globe…
par Jojomigrateur publié dans : jojomigrateur
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Mardi 26 juin 2007

gaypride06blog.jpgSamedi 23 juin a eu lieu à Marseille la 14è « Lesbian and Gay Pride ». 4500 personnes ont défilé pour réclamer les mêmes droits pour tous. La « Marche des fiertés » est partie de l’Arbre de l’Espérance pour se terminer sur le port, juste devant la Mairie ou les représentants des associations partenaires du défilé se sont exprimés avant de laisser la parole à des élus des différents partis politiques présents à Marseille.

Après la marche, une « Cérémonie de Mémoire en hommage aux déportéEs et internéEs homosexuelLes EuropéenNes » (orthographe officielle…) s’est déroulée place Daviel devant le monument aux morts dédié à ceux et celles qui furent déportés pendant la seconde guerre mondiale. Après une minute de silence, la fête a pu reprendre ses droits  et s’est terminée tard dans la nuit au « Dock des Suds » où a eu lieu une « Sunflower Party ».
 
Comme d’habitude, cette parade qui s’est déroulée sans incidents a remporté un vif succès tout au long de son parcours mais cela ne veut pas dire pour autant que tout va pour le mieux dans le petit monde des lesbiennes, des gays, des bis et des transexuel(le)s. le thème choisi cette année était « Tous citoyens, tous égaux », ce qui est encore loin d’être le cas en matière de mariage et d’adoption en France, alors que ces droits ont d’ores et déjà été accordés dans des pays comme l’Espagne qui était pourtant loin d’être un modèle il y a quelques années. A l’arrivée, quelques orateurs ont rappelé que l’homophobie existe toujours en France et certains n’ont pas hésité à fustiger une nouvelle tête de Turc, Madame Christine Boutin, le nouveau « Ministre du logement et de la ville », chargée entre autre de la lutte contre l'exclusion et de la précarité. gaypride08blog.jpgCette brave Dame trop catholique pour être honnête, réputée pour ses positions anti-avortement a fait ce jour-là l’unanimité contre elle… Les plaisanteries ont fusé à propos de sa collaboration avec Fadela Amara, la Présidente de l’association Ni Putes, Ni Soumises, ce qui laisse présager de belles joutes oratoires à l’avenir.

Et si on laissait les gens vivre ? Et si on considérait enfin que la liberté sexuelle est un droit et qu’il n’y a aucune raison que l’état ou des religions viennent s’immiscer entre des personnes majeures et consentantes ? Quand-est-ce qu’on laissera les gens aimer qui ils veulent et dans les positions de leur choix… ?
 
Je sais… Il parait que je me moque de tout, que je suis un infâme anarchiste, athée, anticlérical et immoral… !
 
En fait, je crois qu’il y a beaucoup d’exagération dans ces jugements péremptoires. Je ne mourrai pas pour des idées, même de mort lente et même si l’idée est excellente comme le chantait Georges Brassens… !
par Jojomigrateur publié dans : Marseille
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Lundi 25 juin 2007

A Marseille, les travaux de la plus grande usine enterrée de traitement des eaux usées au monde se terminent juste derrière le stade vélodrome, sous le stade Delort et l’esplanade Ganay qui va devenir la plus grande place de la cité phocéenne lorsque l’espace sera rendu au public, avant la coupe du monde de rugby.  Pour célébrer l’achèvement des travaux de surface, les partenaires de « Géolide » ont offert vendredi soir (22 juin 2007) aux marseillais, un spectacle très visuel, « la féerie de l’eau », mêlant de manière très réussie jets d’eau multicolore, rayons lasers et feux d’artifice, tout cela dans une ambiance musicale très variée. 
Passant quasiment tous les jours par là en courant, j’ai pu voir l’avancement de ces travaux colossaux masqués pendant quelques mois par des palissades qui ont fait la joie de véritables artistes tagueurs ainsi que l’énorme trou qui a été creusé pour abriter cette usine ultra moderne de traitement des eaux… Je pourrais vous raconter, je le ferai peut-être un jour, (il y a prescription…) comment avec un copain nous étions descendus dans un égout par lequel nous avions rejoint le « grand émissaire »  que nous avions suivi jusqu’à la calanque de Cortiou sans rencontrer le moindre égoutier !

ganay01blog.jpg « Voilà qu’ils ont réinventé la « musical fountain » de Singapour ! ». C’est exactement çà ! Sauf que la fameuse fontaine de Sentosa existe depuis plus de vingt cinq ans et qu’ici nous ne sommes pas installés sur des gradins en marbre qui ont poussé au milieu d’un jardin tropical. Debout dans la poussière, le large public (de 7ans et moins à 77 ans et plus) semble conquis et les organisateurs peuvent être satisfaits.
 
Il se dit à l’étranger que les Français ont pour mascotte le coq, vous savez, cet animal qui chante les deux pieds sur un tas de fumier, dans la merde quoi… ! Ce soir là, je me suis demandé si les badauds avaient conscience de ce qui se cache quelques mètres sous la magnifique géode qui a été installée sur cette immense place... Des bassins de décantation et une gigantesque machinerie chargée de débarrasser les 360000m3 journaliers d’eaux usées des dizaines de tonnes de charges polluantes et de boues qu’elles transportent. Si Marseille méritait de telles installations, j’ai peut-être l’esprit « tordu », mais je n’ai pu m’empêcher d’imaginer un scénario catastrophe…
jetdeau02blog.jpg
Si çà se trouve, tous ces jets d’eau sont alimentés par un bassin de décantation de l’usine et le vent assez fort qui souffle ce soir là dissémine dans l’air toutes sortes de miasmes, de quoi contaminer les spectateurs et tout Marseille de virus et autres saloperies aussi dangereuses les unes que les autres… Qui n’a jamais entendu parler de la terrible « castapiagne rouge », de la « poustafiolle virulente » ou encore de la « pécole », vous savez, la fameuse « peau du cul qui se décolle » … ? Après avoir été pestiférée, pourquoi Marseille ne serait-elle pas victime d’un mal encore plus terrible, d’un truc style « Ebola » qui anéantirait plus de la moitié de la population et se répandrait sur toute la surface du globe… ? Il parait que les civilisations prennent un nouvel essor après les grandes catastrophes et ce serait sans doute une grande « chance » pour l’humanité… ! Le problème des retraites, du chômage, et de la sécurité sociale enfin réglés…, le coût de l’immobilier revu à la baisse, du pétrole pour tout le monde… ! Rien que des « avantages » !
 
Même la fin du monde pourrait avoir un côté positif pour la planète…!*
 
*Pour ceux qui n’auraient pas compris, il faut prendre tout cela au degré qui convient… C’est certes cynique, mais c’est de l’humour !
par Jojomigrateur publié dans : Petits délires...
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Jeudi 21 juin 2007
krakatau-map.gifLe volcan Krakatau se situe dans le détroit de la Sonde qui sépare Java de Sumatra. A la fin du XIXe siècle, les îles de Krakatau (du Sanskrit « karkata » (crabe)) étaient des îles sympathiques  dominées par des petits volcans dont Rakata qui s’élevait à 830m au-dessus du niveau de la mer, Danan et Perbuatan. Des marins européens et des exploitants agricoles y étaient installés, profitant d’un sol fertile et d’une pêche quasi-miraculeuse. Le lieu était réputé pour ses tortues géantes qui se vendaient à prix d’or à Jakarta et Singapour.
 
Au début du mois de juin 1883, des secousses sismiques ont été ressenties sur la côte Ouest de Java et de la fumée et des cendres ont été crachées par le cône de Perbuatan, ce qui a commencé à inquiéter les populations locales. Malgré une activité sismique de plus en plus importante, les gens n’ont pas déserté les lieux, sans doute parce qu’ils étaient attachés à la terre sur laquelle ils étaient nés. Depuis la côte de Java, la colonne de cendres était visible et les détonations du volcan se faisaient entendre à une distance de 40km.
 
Le 27 août 1883, à 10h du matin s’est produit l’explosion paroxysmale du Krakatau et l’île s’est volatilisée dans un fracas abominable qui a été entendu jusqu’à Singapour à 1400km de là. En quelques instants, 20km3 de cendres ont obscurci le ciel et sont retombées sur une surface estimée à 820 000km2. Un énorme tsunami s’est déclenché et des vagues qui auraient atteint 30m de haut ont balayé les côtes de Java et de Sumatra, provoquant la mort de plus de 40 000 personnes. Une canonnière, la « Berouw » s’est retrouvée perchée à dix mètres au-dessus du niveau de la mer, 3km à l’intérieur des terres…
 krakatau09blog.jpg
44 ans plus tard, le 26 janvier 1928, une nouvelle île, « Anak Krakatau » (l’enfant du Krakatau) a commencé à sortir des flots et n’a jamais cessé de grandir depuis. Actuellement, le cratère est en activité et se trouve à plus de 200m d’altitude. Depuis la catastrophe de Banda Aceh, cet épisode dramatique résonne d’une manière particulière, comme si l’histoire se répétait. L’Indonésie vit au rythme des volcans et un voyage jusqu’à l’Anak Krakatau permet de se rendre compte que notre planète est vivante, que l’homme n’y est que de passage et que l’histoire peut se répéter à tout instant. La visite de ce lieu extraordinaire est aléatoire et dépend de l’humeur du volcan qui reste sous haute-surveillance et dont l’accès peut-être interdit en fonction des risques objectifs.
 
Près de Labuhan Carita, nous sommes installés dans un confortable bungalow qui a quasiment les pieds dans l’eau. De gros rouleaux déferlent sur la plage de sable noir et au crépuscule, nous devinons au large les flancs rougeoyants du Krakatau d’où s’écoule de la lave en fusion. Un vent violent balaye la grève et des embruns viennent tremper la petite terrasse où nous sirotons des jus de fruits tropicaux en profitant du spectacle. Il est temps de dérouler les nattes en rotin qui protègent l’auvent des intempéries. Toute la nuit, une tempête tropicale se déchaîne… De temps à autre, je sors voir ce qu’il se passe. Les cocotiers sont secoués dans tous les sens par de violentes rafales et par moment ce sont de véritables trombes d’eau qui s’abattent tout à coup, comme si un véritable réservoir venait de se crever au-dessus de nos têtes.
 krakatau14blog.jpg
C’est très impressionnant et je commence à me dire qu’il y a bien peu de probabilités que nous puissions embarquer dans la matinée. Curieusement, l’aube semble chasser miraculeusement le mauvais temps et un soleil radieux, trop poli pour être honnête s’élève dans le ciel. A une telle latitude, il ne faut pas longtemps pour être victime d’une insolation et le plus difficile est de se protéger de l’astre solaire. Trois heures et demi plus tard, nous atteignons enfin une plage noirâtre, au pied du fameux Anak Krakatau. Après une baignade rafraichissante, nous partons à pied, bien décidés à atteindre le cratère ou tout au moins, de nous en approcher le plus possible. Après avoir traversé les quelques dizaines de mètres de fougères et d’herbes éparses, la seule végétation de l’île, nous grimpons tout droit dans la pente jusqu’à un premier promontoire et moins d’une heure plus tard, nous sommes au pied du dôme sommital qui culmine à un peu plus de 200m d’altitude. De gros blocs, de véritables bombes volcaniques sont visibles un peu partout et sont là pour rappeler le danger de ce volcan qui reste actif, même si nous bénéficions d’une période d’accalmie. Une secousse s’est faîte sentir sous nos pieds, alors que des fumerolles s’échappent de la moindre fissure… Une pâte jaunâtre s’écoule lentement dans la pente, (du souffre ?), alors que quelques détonations et des jets de gaz sont de plus en plus inquiétants. Nous savons qu’un spéléo Anglais que je connaissais a été tué par une chute de pierres mois plus tôt et nous sommes de plus en plus prudents. En outre, le sol est chaud ; très chaud… ! Il suffit de s’arrêter quelques secondes pour que la semelle de nos baskets commence à se ramollir ! En posant la paume de la main par terre, nous constatons qu’il serait possible d’y faire cuire une omelette ou un bon steak… ! Nous ne sommes pas du tout équipés pour affronter de telles conditions et la prudence impose que nous en restions là !
 
Sur le chemin du retour vers la côte, je ne peux m’empêcher de penser à « l’île mystérieuse » de Tintin qui ressemble par bien des points à cet incroyable Anak Krakatau qui montre plus que jamais qu’il est bel et bien vivant et que l’histoire est un éternel recommencement. Le récent Tsunami qui a détruit Banda Aceh rappelle cruellement que les drames du passé peuvent se reproduire et que les populations doivent plus que jamais en tenir compte, d’autant plus qu’il est désormais possible de prévoir certaines catastrophes majeures.
par Jojomigrateur publié dans : jojomigrateur
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Mardi 19 juin 2007

Gros Couac dans la vague bleue. Alain Juppé le ministre d’Etat de l’écologie, du développement et de l’aménagement durable du 1er gouvernement Fillon a été battu aux élections législatives dans son fief de Bordeaux par la candidate PS Michèle Delaunay. Comme la règle l’impose, il a présenté lundi matin sa démission au président de la république et au premier ministre. 
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Retour en arrière…Le 28 août 2006, les élus UMP-UDF de Bordeaux ont démissionné en bloc pour provoquer des élections anticipées permettant à Alain Juppé de récupérer « SON » siège de maire de Bordeaux, ce qui a été effectif dès le mois d’octobre 2006. Cette manœuvre jugée scandaleuse par beaucoup de bordelais pourrait bien être la cause du revers électoral du dimanche 17 juin. Une rapide recherche dans les archives de journaux et de magazines disponibles sur internet rappelle que cette élection anticipée avait fait couler beaucoup d’encre. Elle aurait couté beaucoup d’argent aux contribuables bordelais qui n’avaient guère apprécié cette facture estimée à 280 000 euros, « le prix de la démocratie » comme l’aurait déclaré Alain Juppé.
 
Certes, Monsieur Juppé avait purgé sa peine, mais il aurait été bien inspiré de ne pas piaffer d’impatience comme un cheval fou car les électeurs ont parfois des éclairs de lucidité. Sa dernière magouille leur a montré que si le bonhomme semblait avoir changé sur la forme, il était clair que sur le fond, il était toujours en proie aux mêmes travers inacceptables. L’arrivée de François Copé et de Jean Louis Borloo sur un plateau de télévision dimanche soir a été un grand moment de « ridicule ». Leurs visages exprimaient toute la tragédie du moment et c’est tout juste s’il n’y a pas eu de larmes en direct à l’écran… C’était à mourir de rire !
 
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Deuxième gros coup de théâtre de la soirée. Ségolène Royal a rendu public ce que tout le monde savait déjà. Elle a officialisé sa séparation de François Hollande, prié d’aller  poursuivre sa vie sentimentale ailleurs, pourquoi pas au Québec avec Alain Juppé, d’autant plus qu’elle brigue sa place à la tête du Parti Socialiste…
 
Cette annonce qui précède la sortie d’un livre mercredi sonne la mise en route de hordes de paparazzis qui vont tenter de savoir qui couche avec qui et dans quelle position. Tous les détails et surtout les plus croustillants seront les bienvenus et se monnayeront fort cher dans les magazines « people ».
 
Dans cet acharnement médiatique, Nicolas Sarkozy, François Fillon, les ministres de son gouvernement et tout particulièrement les femmes seront les cibles privilégiées de ces chasseurs de scoops qui savent faire de l’argent avec la vie privée des personnalités.
 
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jibrayelblog.jpgPolitique locale marseillaise. La défaite de Frédéric Dutoit marque la fin d’un règne communiste qui durait depuis 1936 dans les quartiers Nord de Marseille. Il a du laisser sa place de député de la 4è circonscription au socialiste d’origine libanaise Henri Jibrayel, 56 ans qui récolte les fruits d’un énorme travail dans le secteur depuis plus de trente ans.
 
L’autre coup de tonnerre est venu de Christophe Masse, héritier d’une dynastie familiale de députés socialistes élus depuis 1952. Il vient d’être battu sur le fil par Valérie Boyer, une jeune conseillère municipale UMP de 44 ans. Vu l’étroitesse du score, il est probable que des recours seront engagés mais cet échec résonne déjà comme un coup de semonce. Il ne suffit plus de « raser gratis », de multiplier les promesses et de jouer à fond la carte du clientélisme pour espérer être élu. C’est même tout le contraire… !
par Jojomigrateur publié dans : Polit'Hic...
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