présentation

  

Voilà un drôle d'exercice que de se présenter en quelques lignes! Alors, qui suis-je ? Georges Robert, un curieux de nature, railleur, frondeur et avant tout sportif depuis le plus jeune âge. J'ai commencé par pratiquer le judo et la natation à Marseille où j'ai découvert la spéléologie qui est devenue très vite une passion dévorante. C'est ainsi que j'ai commencé à participer à des explorations en Autriche dans des gouffres très profonds, avant d'être atteint par le virus des expéditions lointaines et du voyage, très souvent en Indonésie où j'ai multiplié les découvertes. 

L'hexagone était devenu bien trop petit pour moi, un peu "rastègue" comme on dit à Marseille...

Toujours intéressé par ce qui est nouveau et présente un certain danger, j'ai pratiqué d'autres activités comme la moto Tout-terrain, l'escalade, le parapente, la plongée sous-marine, la voile et autres activités ouvertes sur le plein-air et les voyages. Depuis quelques années, je suis devenu photojournaliste indépendant (carte de presse N°105 709) et je continue à m'intéresser au sport, à tout ce qui est insolite, aux combats pour la sauvegarde de la planète avec de plus en plus une conscience politique.

J'aime Marseille, cette ville cosmopolite et ensoleillée où je prépare mes prochaines escapades en allant courir, grimper dans les calanques ou encore en allant retrouver des amis sur le tatamis de mon club de judo.

Professionnellement, je suis libre de partir en reportage sur commande ou pourquoi pas, de rejoindre la rédaction d'un journal ou d'un magazine... Avis aux amateurs!

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Bienvenue...

Ce n'est pas très original, voilà un nouveau blog de journaliste sur la blogosphère. A travers ces articles et mes photographies, vous découvrirez quelques facettes de mes activités et ma vision du monde, que ce soit à l'autre bout de la planète ou au coin de la rue... Bonne Lecture !

Mardi 17 juillet 2007

Le Dimanche 15 juillet à 19h, le Vieux Port de Marseille a vu la renaissance d’une vieille tradition haute en couleurs qui avait disparu depuis quelques années, la « course des Garçons de Café ». A l’époque, cette manifestation était très populaire mais elle avait malheureusement disparu depuis quelques années.

 garcafe16blog.jpg
Dimanche soir, ils étaient 73, tous professionnels de l’industrie hôtelière à se bousculer sur la ligne de départ fixée sur le cours d’Estienne d’Orves… Le règlement est précis. Les hommes sont chaussés de souliers noirs vernis, ils sont vêtus de pantalons noirs et de chemises blanches et sont protégés par l’indispensable tablier de serveur, « jaune » aux couleurs d’une célèbre boisson marseillaise anisée qui a fait le tour du monde. Le plateau orné d’un bandeau à la gloire d’une bière marseillaise, « la cagole » est lui aussi règlementaire. Lisse, sans enduit poisseux ou d’un tout autre dispositif visant à empêcher la chute de la carafe et des deux verres qu’il faudra ramener intacts et pleins au terme d’une boucle de 1800m qui emprunte les quais du Vieux Port, passe devant la mairie et se termine devant le débarcadère du « ferry boat ».
 
Voilà une course bien curieuse dans laquelle il est interdit de courir... En voyant cette colonne de marcheurs, je ne peux m’empêcher de penser au film « Les Rois du Sport », tourné à Marseille en 1937 et dans lequel Raimu et Fernandel participent à cette compétition en rivalisant d’astuces et de peaux de bananes pour emporter une prime substantielle.garcafe05blog.jpg Avec leur accoutrement et le poids de leur fardeau, les marcheurs (et marcheuses car il y a des femmes), souffrent de la chaleur et transpirent à grosses gouttes… Heureusement qu’un apéritif les attend à quelques mètres de la ligne d’arrivée, sur la terrasse du « bar de la marine », rendu célèbre par la mémorable partie de cartes dans le film « Marius » de Marcel Pagnol.
 
S’il y a un classement, celui-ci est anecdotique, l’important étant de faire la fête et ce soir là, c’était parfaitement réussi !
 
En quittant les lieux, je ne peux que penser à quelques variantes qui pourraient pimenter cette animation… Par exemple, la version « Bagdad Café » avec des participants barbus, vêtus de djellabas, chaussés de babouches qui déambulent à travers un souk en transportant un plateau chargé d’une carafe pleine de nitroglycérine en devant éviter les tirs de snipers et les mines anti-personnel...
 
Décidément, je suis incorrigible… !
Les photos sont là : http://perso.orange.fr/salangane/news.html
par Jojomigrateur publié dans : Marseille
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Mardi 10 juillet 2007

« La Boudeuse », le trois-mâts de Patrice Franceschi est au mouillage dans le vieux-port de Marseille pour trois jours. Retour sur son incroyable périple et sur la première "Boudeuse", cette superbe jonque dont j'avais partagé une partie de l'aventure au printemps 2000 et qui a sombré au large de Malte en 2001 lors de son voyage vers la France.
boudeusemars04blog.jpg
« La Boudeuse », le trois-mâts de Patrice Franceschi vient de terminer un tour du monde qui a duré 1063 jours au cours desquels son équipage est allé à la rencontre des « peuples de l’eau ». Cet incroyable voyage de trois ans commencé en juin 2004 a conduit le navire de 46m sur le fleuve Amazone jusqu’au pied de la cordillère des Andes où vivent les indiens Yuhup qui sont parmi les derniers nomades de l’Amazonie colombienne.

Quelques mois plus tard, « La Boudeuse » a entamé une longue traversée de l’océan Pacifique qui l’a conduit vers l’île Pâques, terre des derniers Rapa Nui. L’expédition a continué sa navigation vers la Polynésie Française où l’équipe a rencontré les Marquisiens de l’île Fatu Hiva avant de voguer à travers les atolls du Pacifique.
patricebarre01blog.jpg
Continuant son voyage vers l’ouest, « La Boudeuse » a rejoint la Mélanésie et la petite île Pentecôte au Vanuatu où le peuple Saa pratique encore le rite ancestral du « saut du gaul » qui consiste à sauter dans le vide, une liane attachée aux pieds depuis une tour de bois de 30m de hauteur. A la fin de l’année 2005, le trois-mâts a poursuivi sa route le long de la Papouasie et de l’Australie en direction des Célèbes et des îles de la Sonde en Indonésie. L’équipage s’est intéressé aux marins Bugis qui construisent encore d’antiques « Pinisis » avec lesquels ils cabotent dans l’archipel Indonésien. Dans le détroit de Komodo, l’équipe est allée à la rencontre des Badjaos, ces nomades des mers qui seraient originaires des Philippines.
patricefranceschiblog.jpg
Quittant le sud-est asiatique, le navire a entamé une longue traversée de l’océan Indien pour gagner la péninsule arabique et le sultanat d’Oman, terre des « fils de Sindbab », descendants de marins et de caravaniers qui ont dominé longtemps le commerce arabe dans l’océan Indien.
Après cette dernière expédition, il ne restait « plus » à « La Boudeuse » qu’à filer vers le Sud, franchir le cap de bonne espérance et de revenir en Corse via les îles du Cap Vert et les Canaries d’où était parti un certain Christophe Colomb. Le retour en France de ce magnifique bateau qui incarne la grande aventure va passionner les foules pour le plus grand plaisir de son Capitaine Patrice Franceschi qui sillonne le globe depuis plus de 30 ans. (Photos de Patrice Franceschi à la barre des deux boudeuses...)


Pourtant, comment de pas rappeler que « La Boudeuse » de Patrice Franceschi est la deuxième du nom ? La première était une magnifique jonque de haute-mer de 33m achetée et modernisée au Cambodge. Lancée en juin 1999, elle avait navigué pendant 14 mois dans les eaux du sud-est asiatique dans le cadre d’une grande expédition pluridisciplinaire, « L’esprit de Bougainville » qui avait donné lieu à six films diffusés par France 2. Malheureusement, cette belle aventure s’était mal terminée, la jonque ayant sombré au large de Malte sans faire de victimes en tentant de regagner la France après avoir franchi le canal de Suez…
boudeuse26blog.jpg 
Si j’en parle, c’est tout simplement parce que j’avais participé à l’expédition de cette première « Boudeuse » sur l’île de Bornéo au début de l’an 2000. Lors de cette aventure pleine de rebondissements à la saison des pluies, nous avions mené quelques explorations spéléologiques au cœur d’un massif calcaire qui donne naissance à une rivière que la jonque avait pu remonter sur plusieurs dizaines de kilomètres au milieu de la mangrove puis en jungle.
 
Depuis, j’ai eu l’occasion de retourner à plusieurs reprises sur les lieux et d’y faire de belles découvertes : 
http://perso.orange.fr/salangane/speleo.html
 
Lundi matin, j’ai rendu visite à Patrice Franceschi que je n’avais plus vu depuis longtemps et qui recevait Madame France Gamerre, présidente de « Génération Ecologie » et adjointe du Maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin aux affaires maritimes. La discussion a pris un ton philosophique lorsque Patrice Franceschi a expliqué que le fait de débarquer dans des coins reculés de la planète donnait un ton particulier à la rencontre des peuples et facilitait les contacts. boudeusebaaiblog.jpgIl a fait la différence entre des explorateurs qui arrivent quelque part avec de simples sacs à dos et une équipe qui descend d’un trois-mâts aussi imposant qui est la vitrine de notre civilisation. Cette vision des choses est bien réelle, mais personnellement je pense qu’il faut y mettre un bémol. Etant retourné sur la côte est de Bornéo depuis le passage de la première Boudeuse, j’ai constaté qu’elle avait marqué les esprits et pas dans le bon sens… ! Les étrangers descendus en nombre de ce grand bateau noir orné d’un dragon ont été perçus comme des « milliardaires » qui n’ont pas dépensé sur place autant d’argent qu’ils auraient du le faire…
 
Depuis, les prix demandés aux rares étrangers qui passent par là ont augmenté de manière totalement irréaliste… C’est un peu comme si ces marins avaient apporté avec eux la société de consommation et toutes ses dérives… Il parait que le progrès est en marche !
par Jojomigrateur publié dans : Pas lu dans "La Provence"
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Mercredi 4 juillet 2007

Branle-bas de combat mardi à Marseille….

En fin de matinée, Nicolas Sarkozy, (vous savez, cet homme qui donne l’impression d’être partout à la fois…) est venu inaugurer à toute allure le nouveau Tramway Marseillais avant de repartir toujours aussi vite pour d’autres destinations… S’il était mexicain, ce serait sans doute « speedy gonzales », mais ici ce serait plutôt Mandrake le prestidigitateur…
polnadigit11blog.jpg

Dans l’après-midi, c’est une animation d’une toute autre nature qui a eu lieu à la mairie…. Michel Polnareff qui est en tournée à Marseille après 34 ans d’absence a reçu un vibrant hommage, comme seul le Sénateur maire Jean-Claude Gaudin sait le faire en l’honneur de son 63è anniversaire.
 
Les fans de l’artiste qui se pressaient sur le perron de la mairie ont pu voir Monsieur Gaudin entonner « la poupée qui dit non », l’un des succès emblématiques de l'artiste toujours aussi populaire malgré de longues années d’exil aux Etats-Unis. Une chorale affublée de perruques et de lunettes de soleil à montures blanches comme le chanteur ont continué avant que le gigantesque gâteau d’anniversaire pesant plus de 150 kilos ne soit dégusté par les nombreux convives qui ont eu la surprise de voir le compositeur Didier Barbelivien.
polnadigit04blog.jpg 
En quittant les lieux, je n’ai pu m’empêcher de penser à ce qui aurait pu être la synthèse parfaite des événements de la journée… Le Président Nicolas Sarkozy faisant sont jogging avec le chanteur qui n'aimait pas le fisc jusqu’à une station de tramway, coiffé d’une perruque blonde et portant de grosses lunettes blanches !
 
En montant dans la rame, il aurait même pu chanter « Je suis un homme… Quoi de plus naturel en somme… ! » Avant de disparaître avec la rapidité qui le caractérise...

*Les personnes intéréssées peuvent voir quelques photos de l'événement là :
http://perso.orange.fr/salangane/news.html
par Jojomigrateur publié dans : Marseille
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Lundi 2 juillet 2007

Le samedi 30 juin, les marseillais ont pu tester « gratos » le nouveau tramway, vous savez, cette chenille articulée qui roule sur des rails et dont la construction a transformé la circulation automobile dans la ville en un véritable cauchemar… Combien d’automobilistes sont devenus fous un petit matin en s’apercevant que les rues qu’ils empruntaient la veille étaient désormais en « sens interdit » et que cela pouvait changer d’un jour à l’autre ? Combien de commerçants ont vu la devanture de leur magasin disparaître derrière une palissade pendant des mois et les clients avec ? La mairie qui a réponse à tout affirme qu’il était impossible de faire autrement et que le nouveau tram va « booster » le commerce au centre ville. Peut-être bien que oui…
quatuorblog.jpgL’homme aime bien honnir un jour ce qu’il a adoré la veille et je me souviens que mon papy avait conduit pendant des années l’antique et pourtant très efficace tramway marseillais qui desservait quasiment tous les quartiers de la ville et faisait même le « tour de corniche »… Le trolleybus puis l’autobus jugé plus moderne et plus maniable avait remplacé peu à peu le tramway parce que celui-ci était un obstacle au déplacement des voitures particulières ! Faire et défaire… L’explosion du nombre de véhicules, les embouteillages et les effets d’une pollution qu’on ne peut plus nier font que 40 ans plus tard, le tramway est un mode de déplacement qui a le vent en poupe.

Cette mise en service a été faite à grands renforts de publicité, le tram étant même gratuit pendant 4 jours, le temps que les marseillais se l’approprient. Même si cette nouvelle « boite à roues » ne me fera pas ranger ma moto au garage, me voilà parti samedi après midi sur les traces de mon grand-père. Tiens… Il y avait longtemps que je n’avais pas pris le métro… Toujours aussi glauque, plein de papiers gras et de détritus un peu partout… Pas terrible l’image de la ville auprès des « tous tristes » qui cherchent le dépaysement.  Descendu à Noailles, je me dirige vers le premier arrêt que je vois. Un quatuor fait patienter les voyageurs visiblement pressés de découvrir ce nouveau jouet. Dès que les portes s’ouvrent, je suis littéralement poussé dans le dos et je me retrouve propulsé dans la rame qui est plus que pleine… Direction « Les Caillols ». L’ambiance n’est pas sans rappeler celles qui règnent dans les transports en commun de Jakarta ou de Bangkok, sauf qu’ici les gens sont moins souriants et que certains se montrent agressifs. Je ne sais pas si la chenille est climatisée mais j’ai l’impression d’avoir pris place dans un four. Autour de moi, je vois des visages rougeoyants et je me demande si personne ne va se trouver mal et s’effondrer lamentablement, d’autant plus qu’il est difficile de se cramponner quelque part. Nous sommes aussi comprimés que des anchois dans leur bocal et chaque fois que la rame prend une courbe, les airbags de la Dame qui me fait face viennent s’écraser contre moi. La promiscuité n’est pas  forcément une fiancée qui a trop bu !tramreformesblog.jpg
Il y a des râleurs… « Je préférais le 14 ! »… « Les sièges en bois sont trop durs ! » Cà, ce sont ceux qui ont réussi à s’asseoir… Et il y a cette petite fille… « Maman, regardes..!, il y a la voiture qu’on t’a volé hier… ! » « Mon dieu… ! C’est vrai ! Au voleur ! Vite, mon portable… Allo la poliiice… ! » Enfin de l’animation dans ce tortillard qui est contraint de stopper plusieurs fois en plein soleil… Une chose est sure, c’est qu’à ce rythme, nous ne sommes pas prêts d’atteindre le terminus de la ligne. Enfin, nous y sommes. Des acrobates en vélo profitent d’un tremplin pour s’envoyer en l’air et faire quelques loopings et autres figures toutes aussi spectaculaires. Un des adolescents particulièrement doué que je félicite me dit qu’il préfère le sport à l’école… Je ne sais pas pourquoi, mais je l’aurais deviné !
Après avoir fait quelques photos de l’animation, je me décide à retourner en ville. Il y a toujours du monde, mais moins qu’une heure plus tôt. Les passagers peuvent enfin avoir un minimum d’espace vital… Sauf un Monsieur qui se colle littéralement dans le dos d’une jeune fille. J’observe la scène en me demandant combien de temps cela va pouvoir durer avant qu’il se prenne une « torgnole » bien méritée. La suite est une histoire sans paroles… Peut-être a-t-il senti que je le regardais, cela m’arrive souvent… Toujours est-il qu’il finit par tourner la tête dans ma direction et que nos regards se croisent… Je n’ai rien dit, mais l’effet est immédiat. Il s’éloigne en se faufilant poliment entre les gens. Un pépé s’impatiente : « Putain que c’est long ! On aurait le temps de tuer un âne à coups de figues molles… ! » Il est vrai qu’un incident, (un accident ?) a eu lieu sur la ligne, qu’il y aurait eu des blessés lors d’un freinage d'urgence (le manque de poignées ?) et que cela occasionne du retard. Je commence à regretter ma moto et il ne me reste plus qu’à téléphoner pour dire que je serai un peu en retard, ce qu’il aurait été impossible de faire depuis le tunnel du métro !
Après une période de rodage, ce tramway sera certainement très bien et j’aurais bien aimé avoir l’avis éclairé de mon grand-père, ex wattman d’antan…
Dimanche matin, la presse relatait cette première journée d’exploitation du nouveau Tramway marseillais. 99 999 voyageurs le premier jour ! C’est surement vrai, c’est écrit dans le journal... !
par Jojomigrateur publié dans : Pas lu dans "La Provence"
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