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Voilà un drôle d'exercice que de se présenter en quelques lignes! Alors, qui suis-je ? Georges Robert, un curieux de nature, railleur, frondeur et avant tout sportif depuis le plus jeune âge. J'ai commencé par pratiquer le judo et la natation à Marseille où j'ai découvert la spéléologie qui est devenue très vite une passion dévorante. C'est ainsi que j'ai commencé à participer à des explorations en Autriche dans des gouffres très profonds, avant d'être atteint par le virus des expéditions lointaines et du voyage, très souvent en Indonésie où j'ai multiplié les découvertes.
L'hexagone était devenu bien trop petit pour moi, un peu "rastègue" comme on dit à Marseille...
Toujours intéressé par ce qui est nouveau et présente un certain danger, j'ai pratiqué d'autres activités comme la moto Tout-terrain, l'escalade, le parapente, la plongée sous-marine, la voile et autres activités ouvertes sur le plein-air et les voyages. Depuis quelques années, je suis devenu photojournaliste indépendant (carte de presse N°105 709) et je continue à m'intéresser au sport, à tout ce qui est insolite, aux combats pour la sauvegarde de la planète avec de plus en plus une conscience politique.
J'aime Marseille, cette ville cosmopolite et ensoleillée où je prépare mes prochaines escapades en allant courir, grimper dans les calanques ou encore en allant retrouver des amis sur le tatamis de mon club de judo.
Professionnellement, je suis libre de partir en reportage sur commande ou pourquoi pas, de rejoindre la rédaction d'un journal ou d'un magazine... Avis aux amateurs!
Ce n'est pas très original, voilà un nouveau blog de journaliste sur la blogosphère. A travers ces articles et mes photographies, vous découvrirez quelques facettes de mes activités et ma vision du monde, que ce soit à l'autre bout de la planète ou au coin de la rue... Bonne Lecture !
Depuis le 11 juin, les vaches ont envahi Marseille. Rassurez vous, il ne s’agit pas de ces flatulentes laitières qui
seraient responsables en grande partie des gaz à effet de serre et que l’on envisage d’ores et déjà d’équiper de pots catalytiques… Il faut bien sauver l’humanité ! Cela s’appelle la
« Cow Parade » et il parait qu’il s’agit d’art contemporain. Ces moulages en fibre de verre, (pourquoi pas en résine… de cannabis !) sont décorés et peints par de
véritables artistes reconnus dont les œuvres, ou plutôt ce qu’il en restera après le passage des vandales, seront vendues aux enchères, les bénéfices revenant à une association en faveur des
enfants malades des hôpitaux marseillais… Beau geste !
Si la mairie de Marseille avait besoin d’un animal totem, elle aurait été bien inspirée de prendre pour symbole le cochon qui serait en harmonie parfaite
avec la porcherie qu’est devenue le centre de la ville! La délégation de marins Suisses vainqueurs de la « Coupe de l’América » qui était venue en
repérage à Marseille pour l’organisation de la prochaine édition s’en était allée prématurément, semble t-il horrifiée par la saleté repoussante de la troisième ville de
France… Malgré un tel coup de semonce, la situation perdure et les services de nettoiement ne parviennent toujours pas à gérer le flux constant de poubelles nauséabondes qui
s’amoncellent sur les trottoirs, y compris en pleine saison touristique.
Depuis quelques années, les égyptologues ont
moins la « côte ». Les médias s’intéressent davantage aux civilisations perdues, oubliées, voire totalement inconnues... La fièvre de l’or n’est plus le principal moteur de ces
chercheurs altruistes dont le but avoué est de faire progresser la science mais qui ne ratent jamais une occasion de se faire « mousser » dans la presse ou encore mieux sur les
écrans de télévision… Pourtant, ils ne sont bien souvent que des grenouilles qui veulent se faire plus grosses qu’un bœuf… La moindre trouvaille est relayée par une avalanche de publications
internationales dont on peut douter de l’intégrité scientifique. Ces « inventeurs » sont présentés comme des héros des temps modernes alors que bien souvent ils ne font que
s’’approprier les découvertes faites par d’illustres anonymes qui le resteront.
Luc Henri avait eu le
mérite de percevoir l’intérêt d’une association « archéo-spéléo »… Mais avec du recul, la découverte de grottes ornées dans cette région de Bornéo
est tout, sauf un exploit ! Comme le disait le grand philosophe Jean Claude Vandamme, il suffisait d’être « aware », de ne plus regarder les
cavernes qu’avec des yeux de spéléologue… C’est en suivant ces bons conseils que lors de mes deux derniers voyages je suis tombé sans l’avoir vraiment cherché, sur de nouvelles peintures
rupestres encore inconnues… !
Septembre 2006. Tout juste rentré de Chine, j’étais reparti dans la foulée à Bornéo pour préparer un tournage de l’émission de France 5, « Carnets d’Expédition ». Pas question de souffler… L’emploi du temps qui avait été prévu par la production tenait du délire et le plus étonnant, c’est que j’avais réussi à y faire entrer toutes les séquences qui m’avaient été demandées… ! C’est dans ce contexte que j’étais passé une fois de plus par Samarinda, alors que de violents orages s’abattaient sur la région. Au passage, j’avais aperçu sur les rives de la Mahakam, le chantier colossal d’une mosquée gigantesque très surprenante dans un tel lieu. Lors du voyage retour, je l’avais encore entrevue en pleine nuit et j’avais regretté de ne pas avoir le temps d’en savoir plus...
Fin août 2007. Notre dernière expédition a été un grand succès, (j’y reviendrai), mais cinq jours avant le terme initialement prévu, nous échouons à la morgue de l’hôpital de Samarinda où a été transporté Pasym, le porteur Dayak qui n’a pas survécu aux blessures causées par la chute d’un arbre tombé depuis le sommet d’une falaise, au moment exact où l’équipe passait au-dessous… Triste fin que je ne souhaite à personne ! Après le départ du chef du village de Merabu et de la famille du défunt qui ramènent le cercueil jusqu’au village natal du malheureux Pasym, nous nous retrouvons bien seuls dans les couloirs de cet hôpital immense. Nous avons pris en charge tous les frais, y compris les obsèques et nous n’avons plus guère le moral à faire du tourisme, d’autant plus que Samarinda n’a rien d’un lieu de villégiature…
La visite de la grande mosquée s’imposait d’elle-même et nous demandons au chauffeur d’un minibus de nous y emmener. « Dilarang masuk ! », « Défense d’entrer ! »…. Le chantier est interdit au public ce qui est compréhensible. Ignorant la pancarte, nous nous avançons sur l’esplanade au milieu des ouvriers. Très vite, nous entendons des coups de sifflet… Le « satpam », un agent de sécurité local court dans notre direction et avant même qu’il ait dit quelque chose, je m’adresse à lui en Indonésien. Je lui explique que nous trouvons cette mosquée magnifique, qu’il s’agit d’un superbe travail et que nous aimerions pouvoir jeter un coup d’œil sur les travaux… Surpris, il n’ose pas nous virer et il nous accompagne sur le site, paraissant soucieux… Sa radio crépite et bientôt nous voyons arriver un homme bien habillé, coiffé d’un casque de chantier. C’est le superviseur en personne, l’homme qui dirige les travaux et une armée de fourmis qui s’affairent sur le site. Sans lui laisser le temps de poser la moindre question, je me présente encore une fois en Indonésien en sachant que cela étonne toujours… Et çà marche… ! Au lieu de nous faire « virer » manu militari par le service de sécurité, voilà qu’il se propose de nous faire visiter ce qui n’a rien à envier aux grandes cathédrales de notre vieux continent.
L’investissement est colossal mais le Chef des travaux reste discret sur l’origine des fonds qui permettent de financer la construction d’un centre islamique qui occupera une surface de 43500m2 au sol… Tour en discutant, j’apprends que cette mosquée sera la plus grande d’Asie et qu’elle n’aura rien à envier à celles du Moyen-Orient. A l’intérieur, le volume est proprement phénoménal, réparti en trois niveaux pouvant accueillir chacun plus de 50000 fidèles. Une cohorte de carreleurs, de plâtriers et d’électriciens est au travail alors que le gros-œuvre est d’ores et déjà terminé. Depuis une immense terrasse, nous pouvons mieux cerner l’ampleur du site. Notre guide de luxe nous propose de grimper au sommet du grand minaret par des escaliers interminables qui débouchent au sommet de la tour, 99m au-dessus du sol ! Il est fier de nous faire découvrir le paysage depuis cette bulle de verre qui offre une vue extraordinaire à 360° sur Samarinda et le fleuve Mahakam. Alors que le soleil décline sur l’horizon, le superviseur nous annonce qu’il est temps de redescendre, d’autant plus que les haut-parleurs qui diffusent l’appel du muezzin risquent de se mettre en route d’un moment à l’autre !
« Depuis les attentats du 11 septembre, nous avons peur d’être la cible de terroristes catholiques intégristes… » .
Cette petite phrase lâchée par le Chef des travaux au moment de notre départ m’a intrigué et en rentrant en France, j’ai cherché à avoir des informations sur cette mosquée qui « accueillera une école qui garantira la bonne éducation des jeunes Indonésiens de cette région de Bornéo… » . Curieusement, le web est quasiment aphone et certaines pages indexées par Google ont même été retirées …, « suite à des plaintes », mais de qui… ? Sur des sites Indonésiens, il est fait état de milliards de roupies, d’un financement partagé entre le gouvernement Indonésien, des pétroliers, des sponsors privés, le maître d’œuvre, (je l’avais vu sur place), étant « TOTAL » qui est très présent en Indonésie et exploite du pétrole et du gaz dans le delta de la Mahakam…
"Journaliste, tu vérifieras tes sources...! " (Moi j'aimerais bien...)
...Et pendant ce temps là, les musulmans de Marseille, troisième ville de France ne parviennent toujours pas à faire construire la modeste mosquée à laquelle ils aspirent depuis si longtemps… !
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