N’étant pas en France cet été, une info m’avait échappée… L’ourse Slovène Franska qui avait été relâchée dans les Pyrénées a perdu la vie dans un tragique accident de la route. Je n’ai aucune information sur les circonstances exactes de ce drame qui a du réjouir les opposants à la réintroduction de la faune sauvage sur le territoire national. C’est étonnant comme le hasard fait parfois bien les choses !
Dans nos contrées, les grosses bébêtes sauvages ne sont plus les bienvenues, même si elles étaient là avant nous. Par contre, ce sont les mêmes qui s’offusquent
et crient au scandale lorsque des Africains chassent le lion qui s’approche trop près d’un village ou font fuir les éléphants qui dévastent des
plantations… « Faites ce que je dis, mais ne faites surtout pas ce que je fais… ». Dans le même temps, nos « cons » citoyens tolèrent de gros chiens qui
deviennent de véritables armes, même si de temps à autre ils grignotent une mémé qui passait par là ou arrachent la tête d’un petit enfant bien tendre et appétissant.
A Bornéo, il y a aussi des ours. Une espèce au faciès antipathique capable de grimper au sommet d’un arbre pour aller chercher
du miel, ou encore de s’aventurer assez loin sous terre. C’est ainsi qu’un jour, nous avions exploré une splendide rivière souterraine avant de trouver un passage supérieur qui nous avait conduit
dans de superbes galeries sèches… Comme c’est souvent le cas, nous avions fini par déboucher dans un vaste porche masqué par de la végétation. Nous avions continué dans un conduit de plus petite
taille jusqu’au moment ou le copain avait commencé à s’inquiéter… « Tu ne sens rien ? » Avec ma cloison nasale déviée, je n’ai jamais eu beaucoup d’odorat et rien de spécial
n’avait attiré mon attention. « Cà sent le fauve ! ». Vu l’assurance de mon pote, je commence à me tordre le tarin dans tous les sens… Il y a bien une odeur forte qui se mélange à
celle du guano… Bientôt nous arrivons dans un cul de sac et nous comprenons immédiatement où nous avons mis les pieds. Il y a des bauges d’ours partout et de profondes griffures
à hauteur d’homme sont bien visibles sur les parois… En France, il s’agirait d’une découverte paléontologique mais ici nous sommes en présence de traces tout ce qu’il y a de plus
contemporaines ! Un coup d’œil à la montre nous rappelle que la nuit ne va pas tarder à tomber et que la famille de nounours à collier s’apprête peut-être à rentrer au bercail. Le proprio
des lieux risque de ne pas apprécier les intrus que nous sommes et il est grand temps de filer au plus vite. Notre bivouac étant installé dans l’autre entrée de la caverne, nous n’avons pas le
souci de risquer de nous perdre de nuit en pleine jungle et de retour dans le grand porche, j’en profite pour déplier mon trépied photo et faire quelques images. Soudain, nous entendons des
craquements de branches et des grognements… Sanglier ? Félin ? Que nenni, il s’agit bel et bien d’un de ces petits ours que je n’avais
jamais vu ailleurs que dans un zoo… Il était temps de déguerpir !
Courageux mais pas téméraires nous avons observé l’animal de loin, prêts à détaler au plus vite dans la rivière souterraine ! Au campement, les discussions
étaient allées bon train… Que faire en cas de mauvaise rencontre avec un ours ? Il y avait les partisans de « faire le mort » et Arnoult qui
s’imaginait en plein corps à corps avec l’animal… « Avec un sac sur le dos, il ne peut pas te planter ses griffes dans le dos ! »… Une théorie tout aussi crédible que celle de
la marmotte qui emballe le chocolat dans du papier en aluminium…
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Collants multicolores, bas, gants, moufles, bonnets, crèmes chauffantes, grosses chaussettes de laine, slips en
néoprène et j’en passe… Le résultat avait chamboulé les habitudes. Parmi les meilleurs qui étaient aussi les plus minces, les abandons s’étaient multipliés et ce sont les « seconds
couteaux » qui avaient réussi à tirer les marrons du feu. Ce jour là, j’avais réussi à devancer des copains qui finissaient habituellement très loin devant moi et j’étais plutôt content
d’avoir su tirer profit de mon entraînement à la spéléologie hivernale… Après la course, nous nous étions réfugiés en vitesse dans le bus du club et c’est là qu’un de nos amis s’était écroulé, se
tordant de douleur au fond du car… « J’ai mal.. !». « Où ? »… « Au ventre »… « Fais voir ! »… « Non… ! » Appel à la Madame médecin
présente sur place… Ce qui se passait dans la culotte du malheureux athlète avait de quoi surprendre. Pour faire simple, disons qu’en raison du froid, l’escargot était rentré dans sa
coquille et que le pauvre crossman n’avait plus de pénis apparent (Désolé, je n’ai pas les photos !) Transporté d’urgence à l’hôpital de garde, le malheureux a récupéré l’intégralité de ses
moyens après une mystérieuse intervention du corps médical. Tire-bouchon ? Technique bucco-génitale ? Aspirateur sophistiqué ? Le « héros » de cette aventure a toujours
refusé d’en parler et tout ce que l’on sait, c’est que cela devait être plus impressionnant que grave car il a réussi a se « reproduire » depuis !
Le
Sud de la France est réputé pour la canicule, les incendies estivaux qui ravagent la région mais pas pour les pluies diluviennes, les
« coups » de vent ou encore les épisodes neigeux qui se produisent parfois… Malgré les difficultés, j’essaie depuis quelques années de ramener des
photos de ces événements climatiques inhabituels et j’aime tout particulièrement me promener dans les calanques et en bord de mer lorsque les flocons commencent à pointer le bout
de leur nez. Pour illustrer cet article, voilà une photo d’un bateau curieusement échoué comme l’arche, (pas celle de zoé), sous un pin dans la neige qui recouvrait ce jour là le
La descente en moto vers Cassis et les calanques enneigées avait été un véritable moment d’anthologie. Tenter de rouler sur deux roues sans se
« vautrer » sur des pentes à près de 30% et totalement verglacées demandait un certain talent d’acrobate… J’avais pourtant réussi à le faire, à l’allure d’un piéton
« amélioré » en me demandant à chaque tour de roues non pas SI j’allais tomber, mais QUAND !
J’adore
les blondes, j’aime bien leur faire quelques farces bien choisies. Rien de tel qu’une jolie araignée grosse comme une assiette à soupe pour plonger la belle
plante dans un émoi très photogénique... C’est d’autant plus amusant lorsque c’est une espèce de starlette qui pousse des petits cris à mi-chemin entre la terreur et la jouissance alors même
qu’elle a participé courageusement à « Fort Boyard » ou une autre « télé réalité » à la mode… A l’écran, elles ont affronté les
« terribles » bébêtes assoupies mais dans la « vraie » vie, elles se décomposent très souvent, quand elles ne cèdent pas à la panique… Dans mes rêves les plus fous, je glisse
une très belle araignée ou un gentil petit python sous la moustiquaire de la jolie demoiselle endormie dans son hamac… Mais il parait que cela ne se fait
pas !
A peine
remaquillée, la voilà repartie affronter de nouvelles épreuves, de nouvelles occasions de se montrer sous son meilleur jour. La blonde ne recule devant rien, preuve qu’elle
manque souvent de réflexion… Confrontée au vertige, elle offre souvent un visage qui ne peut que ravir son entourage immédiat et les paparazzis planqués aux alentours. L’appel du
vide provoque chez elle des émotions qu’elle a bien du mal à dissimuler. Dans un premier temps, ses joues se teintent de rose, voire de rouge puis la peur prend le dessus et elle
pâlit. La rupture et la crise de nerfs tant convoitée par les photographes ne sont plus très loin… Parfois, elle explose, elle pleure à chaudes larmes et il paraitrait qu’elle fait souvent
pipi dans son mini string. Ensuite, il faut la consoler… J’ai de nombreux « retours d’expériences » mais ma pudeur naturelle et mon grand respect pour la vie privée m’interdisent
d’en dire plus…
C’est ainsi qu’elle avait littéralement « coulé une bielle » et que nous avions hérité d’un sacré fardeau qui
ne ressemblait plus à grand-chose… Les gros seins siliconés c’est bien pour l’esthétique mais pour le franchissement d’une « chatière » verticale (çà
ne s’invente pas… !), ils manquent cruellement d’une valve de dégonflage ! Les copains sont au dessus, et ils tentent d’extraire la belle de son piège en la tirant par
les bras… Je suis resté au dessous pour l’aider… Mauvaise idée ! Ses jambes gesticulent dans tous les sens et j’ai bien du mal à éviter de prendre un coup de pied boueux dans la gueule.
Comme je n’ai pas l’intention de passer la nuit dans cette position inconfortable, je n’hésite pas un seul instant à mettre les mains aux fesses de la demoiselle qui apprécie peut-être cette
marque d’affection. Rien à faire… Elle est bel et bien coincée et pas forcément que par les mamelles ! Une des longes de son harnais fait une boucle autour d’une aspérité rocheuse et si
les deux émules de « Hulk » continuent à la tirer aussi fort par les bras, la demoiselle risque fort de finir écartelée comme Ravaillac ! Une fois
libérée de son ancre, plus rien ne s’oppose en théorie à l’extraction de la jeune femme…
Pourtant, la bougresse ne « vient » toujours pas et je commence à me dire que maintenant elle y met vraiment de
la mauvaise volonté. Idée lumineuse… Comment n’y ai-je pas pensé plus tôt ? Il faut lui mettre le « feu au cul » et en spéléo nous avons ce qu’il
faut ! Rien de tel que la flamme d’une lampe acétylène appliquée au « bon » endroit pour provoquer un réflexe salutaire… Tel un bouchon de bouteille de champagne qui aurait été un
peu trop secouée, je la vois disparaître aussi surement qu’un suppositoire qui a enfin trouvé son chemin ! Les copains sont admiratifs devant ma dextérité, mais ce n’est que quelque temps
plus tard que je leur ai expliqué la teneur exacte de mon geste magique… En tous cas, nous n’étions plus très loin de la sortie et le moins que l’on puisse dire, c’est que la belle a retrouvé ses
jambes... Elle a fusé encore plus vite qu’une certaine Ariane sur le pas de tir de Kourou…
Au
mois de septembre 2006, j’étais à Bornéo avec l’équipe de l’émission de France 5 « Carnets d’expédition » animée par Francis
Le Guen. A l’origine, nous devions être sur place avant l’été, mais de retard en retard, nous avons fini par avoir le feu vert au début de la saison des pluies. Parti plus tôt pour
préparer les opérations, j’ai failli m’arracher les cheveux et je me suis même demandé si je réussirais à être exact au rendez-vous fixé à Berau… Pistes boueuses, rivières en
crue, moustiques, bourbiers dans la jungle, beaucoup d’eau sous terre, autant de problèmes dont nous nous serions bien passés…
Le lendemain, nous avons rejoint un bivouac sous un porche au pied d’une paroi rocheuse. En chemin,
Luc a voulu filmer le déplacement de notre colonne de plus de quarante personnes en n’hésitant pas à déployer une « girafe » qui permet de réaliser des
plans très fluides… Une réussite. Une grotte décorée de magnifiques peintures rupestres venait d’être découverte en pleine falaise et il ne fallait pas manquer d’y grimper et
d’en ramener des images inédites en évitant la chute. Sans qu’aucun membre de l’équipe ne s’en rende compte, la « girafe », encore elle, a failli créer un incident… Les
porteurs qui l’ont trimballée jusque là haut se demandent pourquoi les « orang bule », (les blancs en argot indonésien) transportent un canon avec eux… ! Après
avoir vu à quoi servait ce trépied géant, ils sont rassurés et ils rient volontiers de leur méprise...
Bernard en remets une couche : « Penses au point GPS ! » « Bien chef, oui Chef… » J’aime pas les chefs !
Surprise… Ce coup-ci, allez savoir pourquoi? Il ne me faut que quelques secondes pour obtenir un point avec une excellente précision… Bernard râle ! « Tu me donnes le même que tout à
l’heure ! » Deuxième mesure, identique à la précédente. Il y a peut-être un bug… Encore un coup des « amerloques » ? En tous cas, il est temps
de retourner au camp si on veut être rentrés avant la nuit.
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