présentation

  

Voilà un drôle d'exercice que de se présenter en quelques lignes! Alors, qui suis-je ? Georges Robert, un curieux de nature, railleur, frondeur et avant tout sportif depuis le plus jeune âge. J'ai commencé par pratiquer le judo et la natation à Marseille où j'ai découvert la spéléologie qui est devenue très vite une passion dévorante. C'est ainsi que j'ai commencé à participer à des explorations en Autriche dans des gouffres très profonds, avant d'être atteint par le virus des expéditions lointaines et du voyage, très souvent en Indonésie où j'ai multiplié les découvertes. 

L'hexagone était devenu bien trop petit pour moi, un peu "rastègue" comme on dit à Marseille...

Toujours intéressé par ce qui est nouveau et présente un certain danger, j'ai pratiqué d'autres activités comme la moto Tout-terrain, l'escalade, le parapente, la plongée sous-marine, la voile et autres activités ouvertes sur le plein-air et les voyages. Depuis quelques années, je suis devenu photojournaliste indépendant (carte de presse N°105 709) et je continue à m'intéresser au sport, à tout ce qui est insolite, aux combats pour la sauvegarde de la planète avec de plus en plus une conscience politique.

J'aime Marseille, cette ville cosmopolite et ensoleillée où je prépare mes prochaines escapades en allant courir, grimper dans les calanques ou encore en allant retrouver des amis sur le tatamis de mon club de judo.

Professionnellement, je suis libre de partir en reportage sur commande ou pourquoi pas, de rejoindre la rédaction d'un journal ou d'un magazine... Avis aux amateurs!

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Bienvenue...

Ce n'est pas très original, voilà un nouveau blog de journaliste sur la blogosphère. A travers ces articles et mes photographies, vous découvrirez quelques facettes de mes activités et ma vision du monde, que ce soit à l'autre bout de la planète ou au coin de la rue... Bonne Lecture !

Jeudi 22 novembre 2007

N’étant pas en France cet été, une info m’avait échappée… L’ourse Slovène Franska qui avait été relâchée dans les Pyrénées a perdu la vie dans un tragique accident de la route. Je n’ai aucune information sur les circonstances exactes de ce drame qui a du réjouir les opposants à la réintroduction de la faune sauvage sur le territoire national. C’est étonnant comme le hasard fait parfois bien les choses !

Qui ne connait pas a légende de « l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours » ? Elle est bien connue dans nos contrées peuplées de courageux chasseurs qui n’oublient pas de « flinguer » un de leurs congénères quelquefois par an, quand ce n’est pas un ramasseur de champignons ou un modeste randonneur qui a commis la terrible erreur d’aller se promener dans la nature un mercredi après midi avec ses enfants… Si le méchant loup avait « bouffé » Mère-grand parce qu’il avait une petite faim, l’ourse Cannelle a été victime du tir d’un des participants à une battue au sanglier qui aurait eu peur du gros animal qui s’enfuyait, apeuré par les chiens et sans doute terrorisé par les coups de feu qui résonnaient dans la montagne… Lorsqu’un gros nounours est tué par une voiture, cela arrange tout le monde… Une cartouche est économisée et un simple constat à l’amiable suffit alors que dans l’affaire de Cannelle il y avait eu un procès médiatique et une reconstitution couteuse de l’accident sur les lieux mêmes du drame !
 
ours02blog.jpgDans nos contrées, les grosses bébêtes sauvages ne sont plus les bienvenues, même si elles étaient là avant nous. Par contre, ce sont les mêmes qui s’offusquent et crient au scandale lorsque des Africains chassent le lion qui s’approche trop près d’un village ou font fuir les éléphants qui dévastent des plantations… « Faites ce que je dis, mais ne faites surtout pas ce que je fais… ». Dans le même temps, nos « cons » citoyens tolèrent de gros chiens qui deviennent de véritables armes, même si de temps à autre ils grignotent une mémé qui passait par là ou arrachent la tête d’un petit enfant bien tendre et appétissant.
 
Comme je n’aime pas faire les choses par personne interposée, j’ai déjà vu des ours dans leur habitat naturel, notamment dans le parc national du Yosemite en Californie. Quelle différence de culture... Il y a des ours partout et c’est l’homme qui fait l’effort de s’adapter à eux. Il n’est pas rare de les voir roder autour des voitures garées sur les parkings en quête d’un truc à se mettre sous la dent et ils n’hésitent pas à ouvrir n’importe quel véhicule à leur manière plutôt expéditive si par hasard une odeur alléchante s’en dégage. La nuit, ils visitent les campings et gare aux tentes des malheureux qui ont oublié de placer tout ce qui est comestible dans les coffres métalliques mis à la disposition des campeurs. Les rangers qui sont présents partout expliquent volontiers qu’à la différence des grizzlys, les ours bruns ne sont pas agressifs s’ils ne se sentent pas menacés.  Et c’est ainsi qu’au cours d’une randonnée en montagne, je suis tombé nez à nez avec un ours qui traversait un torrent à gué au seul endroit franchissable… Instant d’inquiétude ! Je me suis serré contre un arbre et l’animal m’a regardé, pas inquiet du tout avant de continuer son chemin en éclaireur. Nous l’avons suivi à distance et nous l’avons vu déboucher un peu plus loin sur un belvédère ou se bousculaient une nuée de touristes transpirants et à bout de souffle. Sans le vouloir, le débonnaire plantigrade a provoqué une débandade mémorable et parfaitement cocasse. Les fuyards terrorisés ont abandonné sur place les sandwiches et autres amuse-gueules qu’ils étaient en train de dévorer comme s’ils n’avaient plus mangé depuis six mois. Le brave ours sans doute rompu à cet exercice n’avait plus qu’à se délecter de ces mets certainement très mauvais pour lui sur un plan purement diététique… !
 
ours01blog.jpgA Bornéo, il y a aussi des ours. Une espèce au faciès antipathique capable de grimper au sommet d’un arbre pour aller chercher du miel, ou encore de s’aventurer assez loin sous terre. C’est ainsi qu’un jour, nous avions exploré une splendide rivière souterraine avant de trouver un passage supérieur qui nous avait conduit dans de superbes galeries sèches… Comme c’est souvent le cas, nous avions fini par déboucher dans un vaste porche masqué par de la végétation. Nous avions continué dans un conduit de plus petite taille jusqu’au moment ou le copain avait commencé à s’inquiéter… « Tu ne sens rien ? » Avec ma cloison nasale déviée, je n’ai jamais eu beaucoup d’odorat et rien de spécial n’avait attiré mon attention. « Cà sent le fauve ! ». Vu l’assurance de mon pote, je commence à me tordre le tarin dans tous les sens… Il y a bien une odeur forte qui se mélange à celle du guano… Bientôt nous arrivons dans un cul de sac et nous comprenons immédiatement où nous avons mis les pieds. Il y a des bauges d’ours partout et de profondes griffures à hauteur d’homme sont bien visibles sur les parois… En France, il s’agirait d’une découverte paléontologique mais ici nous sommes en présence de traces tout ce qu’il y a de plus contemporaines ! Un coup d’œil à la montre nous rappelle que la nuit ne va pas tarder à tomber et que la famille de nounours à collier s’apprête peut-être à rentrer au bercail. Le proprio des lieux risque de ne pas apprécier les intrus que nous sommes et il est grand temps de filer au plus vite. Notre bivouac étant installé dans l’autre entrée de la caverne, nous n’avons pas le souci de risquer de nous perdre de nuit en pleine jungle et de retour dans le grand porche, j’en profite pour déplier mon trépied photo et faire quelques images. Soudain, nous entendons des craquements de branches et des grognements… Sanglier ? Félin ? Que nenni, il s’agit bel et bien d’un de ces petits ours que je n’avais jamais vu ailleurs que dans un zoo… Il était temps de déguerpir !
 
bivouacblog.jpgCourageux mais pas téméraires nous avons observé l’animal de loin, prêts à détaler au plus vite dans la rivière souterraine ! Au campement, les discussions étaient allées bon train… Que faire en cas de mauvaise rencontre avec un ours ? Il y avait les partisans de « faire le mort » et Arnoult qui s’imaginait en plein corps à corps avec l’animal… « Avec un sac sur le dos, il ne peut pas te planter ses griffes dans le dos ! »… Une théorie tout aussi crédible que celle de la marmotte qui emballe le chocolat dans du papier en aluminium…
 
Quoi que nous l’ayons déjà vu tenter d’attraper un crocodile en le tirant par la queue !
 
La morale de cette épouvantable histoire d’ours des Pyrénées se résume en un conseil totalement immoral… Si vous voulez vous débarrasser de votre pire ennemi en ne risquant qu’une condamnation à une modeste peine, oubliez la violence et les armes… Comme vous n’êtes pas des sauvages, écrasez le plutôt à la sortie de son bureau !
 
Et si vous vous débrouillez bien, vous pourrez peut-être même faire condamner sa veuve à prendre en charge la réparation de votre gros 4x4 qui ne pollue pas plus qu’un monospace!
par Jojomigrateur publié dans : Humeur du jour...
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Lundi 19 novembre 2007

« Le fond de l’air et frais, la di ho, la di ho, il n’y a plus de saisons… », Vieille chanson de Jacques Dutronc… Ces derniers jours, un vent glacial a balayé Marseille et les gens sont surpris par ce soudain coup de froid qui n’a pourtant rien d’exceptionnel. Lorsque je dis « les gens », je me mets dans le lot, surtout après les quelques bonnes « caillantes » en moto de ces derniers soirs sur la corniche Kennedy en rentrant de mon entrainement de Judo…

Ainsi donc, en cette fin du mois de novembre, il peut faire plus que frisquet à Marseille et cela n’a rien à voir avec l’effet pervers d’un dérèglement climatique. En y réfléchissant, les souvenirs reviennent et des anecdotes étonnantes voire cocasses se bousculent dans ma tête… C’est sans doute à force de me « les » être un peu trop gelées en faisant de l’escalade et de la spéléo dans nos contrées que j’ai fini par prendre goût aux pays tropicaux, à la chaleur et aux mers chaudes, quoi qu’au fin fond de l’Indonésie, il soit tout à fait possible d’être victime d’une bonne vieille onglée…
 
Première au Hit Parade de la loufoquerie, cette compétition officielle de Cross Country près de Martigues qui avait été maintenue en plein hiver, malgré une température de -11°C à l’aube et un fort mistral qui avait tout givré… Palme d’or ce jour là aux coureurs qui avaient redoublé d’imagination pour tenter de se protéger tant bien que mal des affres de ce blizzard local… bateausnowblog.jpgCollants multicolores, bas, gants, moufles, bonnets, crèmes chauffantes, grosses chaussettes de laine, slips en néoprène et j’en passe… Le résultat avait chamboulé les habitudes. Parmi les meilleurs qui étaient aussi les plus minces, les abandons s’étaient multipliés et ce sont les « seconds couteaux » qui avaient réussi à tirer les marrons du feu. Ce jour là, j’avais réussi à devancer des copains qui finissaient habituellement très loin devant moi et j’étais plutôt content d’avoir su tirer profit de mon entraînement à la spéléologie hivernale… Après la course, nous nous étions réfugiés en vitesse dans le bus du club et c’est là qu’un de nos amis s’était écroulé, se tordant de douleur au fond du car… « J’ai mal.. !». « Où ? »… « Au ventre »… « Fais voir ! »… « Non… ! » Appel à la Madame médecin présente sur place… Ce qui se passait dans la culotte du malheureux athlète avait de quoi surprendre. Pour faire simple, disons qu’en raison du froid, l’escargot était rentré dans sa coquille et que le pauvre crossman n’avait plus de pénis apparent (Désolé, je n’ai pas les photos !) Transporté d’urgence à l’hôpital de garde, le malheureux a récupéré l’intégralité de ses moyens après une mystérieuse intervention du corps médical. Tire-bouchon ? Technique bucco-génitale ? Aspirateur sophistiqué ? Le « héros » de cette aventure a toujours refusé d’en parler et tout ce que l’on sait, c’est que cela devait être plus impressionnant que grave car il a réussi a se « reproduire » depuis !
 
cretesnow04.jpgLe Sud de la France est réputé pour la canicule, les incendies estivaux qui ravagent la région mais pas pour les pluies diluviennes, les « coups » de vent ou encore les épisodes neigeux qui se produisent parfois… Malgré les difficultés, j’essaie depuis quelques années de ramener des photos de ces événements climatiques inhabituels et j’aime tout particulièrement me promener dans les calanques et en bord de mer lorsque les flocons commencent à pointer le bout de leur nez. Pour illustrer cet article, voilà une photo d’un bateau curieusement échoué comme l’arche, (pas celle de zoé), sous un pin dans la neige qui recouvrait ce jour là le Mont Ararat col de la Gineste.
 
Et en voici une autre très étonnante qui ne provient pas d’un fjord Norvégien enneigé mais tout simplement de la fameuse route des crêtes qui relie Cassis à La Ciotat en longeant le sommet des falaises. L’itinéraire verglacé avait été fermé par la police, mais en moto, il est très facile de contourner les barrières… Plus loin, j’avais rattrapé un 4X4 de gendarmes étonnés qui avaient froncé les sourcils, puis une Land Rover des pompiers qui m’avaient carrément pris pour un dingue… cretes35blog.jpgLa descente en moto vers Cassis et les calanques enneigées avait été un véritable moment d’anthologie. Tenter de rouler sur deux roues sans se « vautrer » sur des pentes à près de 30% et totalement verglacées demandait un certain talent d’acrobate… J’avais pourtant réussi à le faire, à l’allure d’un piéton « amélioré » en me demandant à chaque tour de roues non pas SI j’allais tomber, mais QUAND !
 
Toujours est-il que le jeu en valait la chandelle et que ces photos où se mêlent  neige et mer témoignent d’événements très rares dans les environs de Marseille… Tant pis pour la police, mais il fallait vraiment que je fasse ces images !
 
Dans une note à venir, je vous parlerai peut-être d’inondations et du seul engin encore capable de rouler dans près d’une mètre d’eau…. Le « vélo solex » (la prochaine fois, j'essaierai le Véli'b!) que j’avais utilisé du côté de l’hippodrome de Pont de Vivaux lors d’une incroyable crue de l’Huveaune
par Jojomigrateur publié dans : Pas lu dans "La Provence"
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Mercredi 14 novembre 2007
A une époque où il est si facile et si « con venu » de se moquer des blondes, je n’ai pas encore sacrifié à la mode… J’aime pas les modes et encore moins la facilité qui consiste à profiter de la faiblesse de celles qui ne comprennent pas toujours ce qui se dit d’elles… Le petit texte qui suit est donc à prendre au degré de son choix…
 
aragneblonde.jpgJ’adore les blondes, j’aime bien leur faire quelques farces bien choisies. Rien de tel qu’une jolie araignée grosse comme une assiette à soupe pour plonger la belle plante dans un émoi très photogénique... C’est d’autant plus amusant lorsque c’est une espèce de starlette qui pousse des petits cris à mi-chemin entre la terreur et la jouissance alors même qu’elle a participé courageusement à « Fort Boyard » ou une autre « télé réalité » à la mode… A l’écran, elles ont affronté les « terribles » bébêtes assoupies mais dans la « vraie » vie, elles se décomposent très souvent, quand elles ne cèdent pas à la panique… Dans mes rêves les plus fous, je glisse une très belle araignée ou un gentil petit python sous la moustiquaire de la jolie demoiselle endormie dans son hamac… Mais il parait que cela ne se fait pas !
 
Les blondes n’aiment pas les NAC (les nouveaux animaux de compagnie) et elles ne sont pas les seules…
 
blonde2.jpgA peine remaquillée, la voilà repartie affronter de nouvelles épreuves, de nouvelles occasions de se montrer sous son meilleur jour. La blonde ne recule devant rien, preuve qu’elle manque souvent de réflexion… Confrontée au vertige, elle offre souvent un visage qui ne peut que ravir son entourage immédiat et les paparazzis planqués aux alentours. L’appel du vide provoque chez elle des émotions qu’elle a bien du mal à dissimuler. Dans un premier temps, ses joues se teintent de rose, voire de rouge puis la peur prend le dessus et elle pâlit. La rupture et la crise de nerfs tant convoitée par les photographes ne sont plus très loin… Parfois, elle explose, elle pleure à chaudes larmes et il paraitrait qu’elle fait souvent pipi dans son mini string. Ensuite, il faut la consoler… J’ai de nombreux « retours d’expériences » mais ma pudeur naturelle et mon grand respect pour la vie privée m’interdisent d’en dire plus…
 
Autre exemple, celui d’une blonde sportive dotée d’airbags  surdimensionnés et d’un popotin bien ferme mais chevalin que nous avions un jour embarquée dans une exploration spéléologique beaucoup trop difficile pour elle… Nous lui avions bien dit qu’elle n’avait pas le niveau nécessaire pour participer à une sortie de cette envergure mais ses yeux bleus avaient eu raison de nos dernières réticences. blonde1.jpgC’est ainsi qu’elle avait littéralement « coulé une bielle » et que nous avions hérité d’un sacré fardeau qui ne ressemblait plus à grand-chose… Les gros seins siliconés c’est bien pour l’esthétique mais pour le franchissement d’une « chatière » verticale (çà ne s’invente pas… !), ils manquent cruellement d’une valve de dégonflage ! Les copains sont au dessus, et ils tentent d’extraire la belle de son piège en la tirant par les bras… Je suis resté au dessous pour l’aider… Mauvaise idée ! Ses jambes gesticulent dans tous les sens et j’ai bien du mal à éviter de prendre un coup de pied boueux dans la gueule. Comme je n’ai pas l’intention de passer la nuit dans cette position inconfortable, je n’hésite pas un seul instant à mettre les mains aux fesses de la demoiselle qui apprécie peut-être cette marque d’affection. Rien à faire… Elle est bel et bien coincée et pas forcément que par les mamelles ! Une des longes de son harnais fait une boucle autour d’une aspérité rocheuse et si les deux émules de « Hulk » continuent à la tirer aussi fort par les bras, la demoiselle risque fort de finir écartelée comme Ravaillac ! Une fois libérée de son ancre, plus rien ne s’oppose en théorie à l’extraction de la jeune femme… blonde3.jpgPourtant, la bougresse ne « vient » toujours pas et je commence à me dire que maintenant elle y met vraiment de la mauvaise volonté. Idée lumineuse… Comment n’y ai-je pas pensé plus tôt ? Il faut lui mettre le « feu au cul » et en spéléo nous avons ce qu’il faut ! Rien de tel que la flamme d’une lampe acétylène appliquée au « bon » endroit pour provoquer un réflexe salutaire… Tel un bouchon de bouteille de champagne qui aurait été un peu trop secouée, je la vois disparaître aussi surement qu’un suppositoire qui a enfin trouvé son chemin ! Les copains sont admiratifs devant ma dextérité, mais ce n’est que quelque temps plus tard que je leur ai expliqué la teneur exacte de mon geste magique… En tous cas, nous n’étions plus très loin de la sortie et le moins que l’on puisse dire, c’est que la belle a retrouvé ses jambes... Elle a fusé encore plus vite qu’une certaine Ariane sur le pas de tir de Kourou
 
Alors oui, j’aime les blondes et pour illustrer cet article, j’ai sorti quelques photos de mes archives… Pêle-mêle, une grande philosophe qui s’est essayée à la chanson et qui semble aimer son micro, une sportive qui aime bien les piscines et qui est plus intelligente qu’elle en à l’air... Et une….. « Cherchez l’erreur…! » 
 
Après avoir lu cet article, ne croyez pas que je sois « anti-blonde », je vous l’ai dit, je les adore, elles ont plein de choses à partager et le monde serait triste sans elles… (Non... ! Pas sur la tête...)
 
Une prochaine fois, je vous parlerai des brunes…
par Jojomigrateur publié dans : Petits délires...
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Lundi 12 novembre 2007

A l’heure ou un petit mec immigré du pays des hongres tente de faire entrer dans l’esprit des Français qu’il faudra désormais travailler plus pour gagner plus, ou chacun tente de défendre ses avantages acquis, rendons hommage aux « malheureux » qui font l’image, dans des conditions souvent très difficiles…  (Sourires…)

Loin de la politique, des « télés-réalités », des « talk show » et autres « peep show », l’écologie et les documentaires tournés en pleine nature ont le vent en poupe. Les spectateurs s’émerveillent, sans doute un peu trop tard devant les beautés de la nature en péril. Nicolas Hulot est passé par là, suivi par quelques émules qui s’efforcent de dépasser le Maître.
 
L’image déplorable laissée par les illuminés de « l’arche de Zoé » risque de faire beaucoup de dégâts chez les humanitaires. Les donateurs ont encore en mémoire les excès qui ont été mis en exergue après le tsunami de Banda Aceh. Cette histoire « d’enlèvement d’enfants » est peut-être la goutte d’eau qui fait déborder le tonneau des Danaïdes... les guerres et la misère humaine ne font plus recette. Place aux sujets « légers » qui font la joie de ces magazines « people » qui font la fortune de certains groupes de presse et des paparazzis. Brassens chantait que « dès qu’on est plus de quatre, on est une bande de « cons » »… Je partage son avis… « Bandes à part, sacrebleu, c’est ma règle et j’y tiens… ». Quelle horreur que ces hordes de journalistes, de photographes et de cameramen qui se bousculent pour avoir la même image à peu de choses près de ce qui est trop souvent un non événement.

filmingblog01.jpg Il est bien plus palpitant de tenter de ramener des reportages de qualité de l’autre bout du monde, quels que soient les risques et les conditions météos. Cela demande d’autres qualités, d’autres spécialités, une grande résistance physique et la capacité de s’adapter à un environnement hostile. Malheureusement, l’indépendance totale a un prix que bien peu sont en mesure de payer et c’est ainsi que le petit monde des producteurs entre dans l’aventure et tente d’imposer sa manière parfois délirante d’envisager des choses auxquelles il ne connait strictement rien. La paperasserie et les entourloupes de dernière minute sont un passage obligé avant n’importe quel tournage et il n’est pas rare de voir le départ effectif décalé à plusieurs reprises, sans tenir compte de la météorologie locale.
 
filmingblog02.jpgAu mois de septembre 2006, j’étais à Bornéo avec l’équipe de l’émission de France 5 « Carnets d’expédition » animée par Francis Le Guen. A l’origine, nous devions être sur place avant l’été, mais de retard en retard, nous avons fini par avoir le feu vert au début de la saison des pluies. Parti plus tôt pour préparer les opérations, j’ai failli m’arracher les cheveux et je me suis même demandé si je réussirais à être exact au rendez-vous fixé à Berau… Pistes boueuses, rivières en crue, moustiques, bourbiers dans la jungle, beaucoup d’eau sous terre, autant de problèmes dont nous nous serions bien passés…
 
Luc Marescot, le réalisateur a une idée précise des séquences qu’il veut tourner. Il est perfectionniste et tout doit être fait pour lui offrir ce qu’il demande. C’est parfois plus facile à dire qu’à faire…Ce jour-là, nous sommes en pirogues, plus d’une dizaine et il voudrait qu’elles naviguent de concert, ce qui est rendu difficile par le franchissement de certains rapides. Avec Jean Baptiste Benoît, son ingénieur du son, ils forment un duo efficace qui vient à bout de toutes les difficultés. Dans la soirée, les images sont dans la boite et nous sommes à l’abri chez le chef du village de Merapun. Un magnétophone a pris un bain inopportun et il sera totalement démonté, chaque pièce étant séchée l’une après l’autre avant de retrouver sa place…
 
filmingblog03.jpgLe lendemain, nous avons rejoint un bivouac sous un porche au pied d’une paroi rocheuse. En chemin, Luc a voulu filmer le déplacement de notre colonne de plus de quarante personnes en n’hésitant pas à déployer une « girafe » qui permet de réaliser des plans très fluides… Une réussite. Une grotte décorée de magnifiques peintures rupestres venait d’être découverte en pleine falaise et il ne fallait pas manquer d’y grimper et d’en ramener des images inédites en évitant la chute. Sans qu’aucun membre de l’équipe ne s’en rende compte, la « girafe », encore elle, a failli créer un incident… Les porteurs qui l’ont trimballée jusque là haut se demandent pourquoi les « orang bule », (les blancs en argot indonésien) transportent un canon avec eux… ! Après avoir vu à quoi servait ce trépied géant, ils sont rassurés et ils rient volontiers de leur méprise...
 
De retour au campement nous dégustons l’excellent repas préparé par un cuistot Balinais qui a été embauché par le régisseur pour la durée du tournage. Un frigo a même été transporté jusqu’ici et la bière est fraîche… Demain sera un autre jour ou plutôt une autre nuit avec un nouveau challenge, celui de ramener des images des cavernicoles qui grouillent dans les grottes des alentours…
 
De quoi tourner une nouvelle page des « carnets de la vie dure »…
par Jojomigrateur publié dans : tranches de vie...
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Samedi 10 novembre 2007
Bornéo, été 2007. Nous avons suivi une équipe de chasseurs de nids d’hirondelles de Pengadan qui nous ont proposé de nous montrer les dernières grottes dans lesquelles ils travaillent. En véritables pillards, ils raflent en quelques mois tout ce qui peut l’être, mettant en péril la reproduction des salanganes qui délaissent les lieux et trouvent refuge ailleurs, toujours plus loin dans la jungle.
 
Si ce ne sont pas à proprement parler des spéléologues, ils font preuve d’une audace incroyable, n’hésitant pas à s’aventurer très loin sous terre. Ils sont capables de descendre des puits imposants à l’aide d’échelles en bambous et les seuls obstacles qui les arrêtent vraiment sont les rivières souterraines car ce sont de piètres nageurs et qu’ils ne sont pas équipés pour affronter de telles difficultés. C’est ainsi que nous les avons suivi jusqu’à leur campement installé dans le porche d’une caverne ouverte en pleine paroi. A partir de ce bivouac confortable qui offre une vue imprenable sur la jungle, nous avons entrepris l’exploration systématique de cet incroyable gruyère et les découvertes se sont enchaînées.
tarzoonblog.jpg Ce jour là, nous sommes entrés sous terre par un petit trou moussu niché en pied de falaise. Sur le chemin, nous avons aperçu une forme noire qui s’est enfuie dans la forêt. Comme Bornéo n’est pas réputé pour son yéti et qu’il y a peu de chances qu’il s’agisse d’un curé en soutane, nous pouvons penser raisonnablement qu’il s’agissait d’un gibbon de belle taille. Après avoir parcouru quelques dizaines de mètres dans une petite galerie, nous avons eu la surprise de déboucher dans un grand canyon dont les voutes sont parfois percées par des gouffres qui laissent passer des rayons de lumière venus de l’extérieur. Enfin, nous avons découvert un passage qui semblait s’enfoncer dans le massif mais quelques centaines de mètres plus loin nous avons abouti dans un grand porche qui domine la jungle environnante.
 
« Prends le point GPS ! » a dit Bernard. C’est vite dit, mais l’opération est encore loin d’être instantanée. L’appareil cherche les satellites, ce qui sous cette latitude prend souvent un certain temps. En attendant, Filou, le singe de l’équipe se balance, accroché à une liane qui pend dans le grand surplomb qui nous domine… Au bout d’un quart d’heure, l’appareil livre enfin ses mesures et après avoir bu un coup, nous repartons dans la grotte où nous avons délaissé certaines possibilités de continuation. Cette fois-ci, nous tombons dans un véritable cloaque et nous pataugeons dans de la boue liquide qui s’insinue partout. Un violent courant d’air nous intrigue et comme cela était prévisible, nous finissons par déboucher une fois encore à l’air libre après avoir été percutés par de nombreuses chauves-souris affolées.
 
gpsblog.jpgBernard en remets une couche : « Penses au point GPS ! » « Bien chef, oui Chef… » J’aime pas les chefs ! Surprise… Ce coup-ci, allez savoir pourquoi? Il ne me faut que quelques secondes pour obtenir un point avec une excellente précision… Bernard râle ! « Tu me donnes le même que tout à l’heure ! » Deuxième mesure, identique à la précédente. Il y a peut-être un bug… Encore un coup des « amerloques » ? En tous cas,  il est temps de retourner au camp si on veut être rentrés avant la nuit.
 
Quelques jours plus tard, le relevé topographique éclaircira le mystère du GPS en folie… L’autre galerie que nous avons explorée faisait une boucle et la deuxième sortie était « pile » à l’aplomb de la première… Les américains n’y étaient donc pour rien et les coordonnées en latitude et longitude étaient bel et bien les mêmes ! Si notre Tarzan en herbe avait osé grimper jusqu’au sommet de sa liane, Il aurait pris pied 20m plus haut dans cet autre porche qui était invisible depuis le bas…
 
Il se murmure même que depuis, il serait parti en stage intensif au pavillon des singes d’un grand zoo et que la prochaine fois, il sera un véritable «Tarzoon » !
par Jojomigrateur publié dans : Bornéo
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