présentation

  

Voilà un drôle d'exercice que de se présenter en quelques lignes! Alors, qui suis-je ? Georges Robert, un curieux de nature, railleur, frondeur et avant tout sportif depuis le plus jeune âge. J'ai commencé par pratiquer le judo et la natation à Marseille où j'ai découvert la spéléologie qui est devenue très vite une passion dévorante. C'est ainsi que j'ai commencé à participer à des explorations en Autriche dans des gouffres très profonds, avant d'être atteint par le virus des expéditions lointaines et du voyage, très souvent en Indonésie où j'ai multiplié les découvertes. 

L'hexagone était devenu bien trop petit pour moi, un peu "rastègue" comme on dit à Marseille...

Toujours intéressé par ce qui est nouveau et présente un certain danger, j'ai pratiqué d'autres activités comme la moto Tout-terrain, l'escalade, le parapente, la plongée sous-marine, la voile et autres activités ouvertes sur le plein-air et les voyages. Depuis quelques années, je suis devenu photojournaliste indépendant (carte de presse N°105 709) et je continue à m'intéresser au sport, à tout ce qui est insolite, aux combats pour la sauvegarde de la planète avec de plus en plus une conscience politique.

J'aime Marseille, cette ville cosmopolite et ensoleillée où je prépare mes prochaines escapades en allant courir, grimper dans les calanques ou encore en allant retrouver des amis sur le tatamis de mon club de judo.

Professionnellement, je suis libre de partir en reportage sur commande ou pourquoi pas, de rejoindre la rédaction d'un journal ou d'un magazine... Avis aux amateurs!

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Bienvenue...

Ce n'est pas très original, voilà un nouveau blog de journaliste sur la blogosphère. A travers ces articles et mes photographies, vous découvrirez quelques facettes de mes activités et ma vision du monde, que ce soit à l'autre bout de la planète ou au coin de la rue... Bonne Lecture !

Jeudi 27 décembre 2007

merenoelblog.jpgLa sexualité du Père Noel a longtemps été une énigme… Le vénérable barbu ayant toujours été très peu prolixe à ce sujet, certains l’ont supposé homo, voire zoophile, entretenant des relations privilégiées avec ses rennes…

Heureusement, le secret qui était bien gardé vient d’être levé, grâce à beaucoup de perspicacité et à une enquête longue, difficile et pleine de rebondissements…. C’est un véritable scoop… La « Mère Noel » existe mais elle n’est pas celle que l’on croyait.
 
Elle n’a rien à voir avec la monstrueuse « yéta », la mystérieuse compagne du yéti ! Les lecteurs seront heureux d’apprendre qu’il ne s’agit pas, d’une matrone bien en chair, une descendante de Gargamelle mais bel et bien d’une jeune femme sportive et adepte de l’escalade… ! Résolument moderne, le Père Noel laisse une totale liberté à son épouse qui se dore la pilule sous le soleil de la méditerranée, alors qu’il se « les gèle » au pôle nord où il entasse les cadeaux qui seront distribués le moment venu… !
 
Certains trouveront que Madame exagère… Elle affiche ouvertement son dégoût pour l’inhospitalière banquise et l’igloo conjugal la rebute, même avec des peaux de bête... Du haut des falaises ensoleillées, elle clame à qui veut bien l’entendre qu’elle n’y retournera jamais, même par amour... Si un coin du voile a été soulevé, bien des mystères subsistent….. 
 
Le Père Noel est-il cocu ?
 
Le couple a-t-il engendré une descendance… ?
 
Une seule chose est sure. La Mère Noel est loin d’être « frileuse » et elle serait très portée sur la « bagatelle »…!
par Jojomigrateur publié dans : Pas lu dans "La Provence"
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Vendredi 21 décembre 2007

Il s’appelait Ken, elle s’appelait Barbie… 

Ken
était un beau parleur, un de ces joueurs de pipeau qui savent si bien charmer les serpents et leur entourage… Barbie grattait une guitare et susurrait des mots enjôleurs d’une voix rocailleuse qui mettait tout le monde en émoi, y compris la gent féminine…

Ken avait une formation d’avocat, il s’était lancé dans la politique et malgré sa petite taille, sa tête avait de plus en plus de mal à passer à travers les portes… Née dans une riche famille italienne, Barbie avait fait une belle carrière de mannequin avant de se lancer dans la chansonnette avec un réel succès…
 
Même s’il était parvenu au sommet, Ken avait eu des déboires sentimentaux. Sa deuxième épouse, "Pomponette" qui avait déjà vécu une première vie sentimentale avec un saltimbanque était partie un beau matin chez les américains avec un bellâtre. Ken avait déprimé et la belle était revenue mystérieusement au bercail quelque temps plus tard. Mais la tentative de rabibochage sur fond de médias avait lamentablement échoué et cette affaire somme toute banale s’était soldée par un deuxième divorce expédié à la hâte…
 
undefinedBarbie était une croqueuse d’hommes. Elle avait multiplié les conquêtes, de préférence riches et célèbres dont elle se débarrassait dédaigneusement après usage comme de vulgaires mouchoirs en papier… Comme un vieux macho, elle avait un palmarès épais comme une bible et qui aurait donné des complexes à Don Juan en personne. Son talent en ce domaine avait de quoi rendre jalouses les plus expertes des péripatéticiennes de luxe…
 
Le crapaud et la princesse se sont rencontrés il y a un peu plus de trois semaines et demi chez une star de la pub, un de ces génies capables du meilleur comme du pire. Capable de vendre du sable à des touaregs, de la glace aux esquimaux, de faire élire un "tonton" à la présidence de la république, il a étonné tout le monde en changeant opportunément de canasson en pleine course. Nul ne sait ce qui s’est exactement passé ce jour là mais toujours est-il que Barbie et Ken auraient eu un véritable coup de foudre l’un pour l’autre…
 
Ainsi, Ken est devenu raide dingue de la belle transalpine. Il est tellement fier de sa conquête qu’il parait avoir perdu son esprit d’ordinaire lucide… Comme un petit coq, il est apparu dans un parc d’attraction avec la bellissima ragazza accrochée à son bras. Il a souri aux photographes de la presse people qui ce jour là, une fois n’est pas coutume étaient les bienvenus, comme s’ils devaient témoigner d’un événement interplanétaire. Emballement médiatique. Le mariage est quasiment annoncé et le pape en personne est déjà prévenu, comme s’il devait célébrer l’union d’un souverain et de sa courtisane…
 
La fable est belle et l’autre côté du miroir est franchement hilarant… La douce Barbie est une véritable mante religieuse. C’est une manipulatrice redoutable qui sait mener les hommes par le bout du nez, surtout lorsqu’ils ne voient pas plus loin que le bout de leur phallus. Si elle tombe souvent amoureuse, elle se lasse parait-il très vite et il se pourrait bien que la belle idylle ne dure pas plus de neuf semaines et demi, le temps nécessaire à l’extinction de cette passion dévorante et irraisonnée. Enfin, il y a vraiment de quoi s’inquiéter lorsque l’on sait que Ken est un sorcier des temps modernes et qu’il est le détenteur d’un « superpouvoir » que même les Dieux n’ont pas… Celui d’appuyer sur un bouton qui pourrait déclencher un joli champignon pas hallucinogène pour un sou mais pourtant parfaitement létal.
 
Bienvenue dans ce monde merveilleux où il devient possible à un énergumène quelque peu déséquilibré de détruire le monde sur un simple coup de déprime… !
 
"Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé n’est peut-être pas qu’une simple coïncidence…"
par Jojomigrateur publié dans : Petits délires...
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Dimanche 16 décembre 2007

L’émission de deuxième partie de soirée animée par Laurent Ruquier est de celles devant lesquelles je m’endors régulièrement en laissant la télé allumée. Ce n’est pas bon pour la planète mais c’est de la faute du lit trop confortable que j’ai installé juste devant le petit écran… Hier soir, j’ai commencé à somnoler, reprenant parfois conscience lorsque les éclats de voix étaient un peu trop forts. Je me souviens avoir vu les premiers invités, ceux qui comme Ségolène Royal doivent refuser de veiller jusqu’à trois heures du matin… feuclaudel02blog.jpgJ’ai vu Laurent Ruquier appeler Christian Karembeu « Adriana » et je me suis dit que si ce n’était pas un lapsus, il serait temps qu’il songe à changer de lunettes. A ce sujet, il aurait pu profiter de la visite officielle du Colonel Kadhafi en France pour lui demander conseil et pour l’inviter à participer à son émission… !

Un peu plus tard, j’ai entendu Marie Gillain se plaindre de l’inconfort des sièges high-tech mis à la disposition des postérieurs des invités… Elle a d’ailleurs livré une information de première importance…. Ses fesses étaient en train de se « fossiliser » sur place ! Brassens et d’autres auraient su ce qu’il fallait faire pour les lui « dérider », mais ils brillaient par leur absence !
 
feuclaudel03blog.jpgC’est alors que j’ai été tiré de ma torpeur par du bruit dans la rue, des cris et bientôt des sirènes de pompiers…Entrouvrant la porte donnant sur le boulevard Paul Claudel, j’ai découvert qu’il y avait le feu dans le petit immeuble tout juste terminé qui se trouve sur le trottoir d'en face ! Une épaisse fumée noire sortait d’une fenêtre alors que la porte d’entrée refusait de s’ouvrir… Une première échelle a été mise en place à la hâte en attendant l’arrivée de la « grande » déployée depuis un camion. Pendant ce temps, les soldats du feu n’ont pas hésité à démolir la porte d’entrée de l’immeuble à la masse pour pouvoir y pénétrer sous assistance respiratoire en raison d’un important dégagement de fumée noire.
 
Deux personnes intoxiquées par les gaz ont été évacuées très rapidement par la grande échelle et les pompiers ont du s’assurer ensuite qu’aucune personne inanimée n’était encore présente dans un des appartements neufs qui en théorie ne sont pas tous occupés.
feuclaudel01blog.jpg 
En retournant me coucher, je me suis dit que vu les dégâts, les appartements « à louer » risquent fort de ne pas être disponibles à la location avant un bon bout de temps…  Et je me suis souvenu que quelques mois plus tôt, c’est moi qui aurais pu griller alors qu’un important feu de poubelles commençait à lécher dangereusement ma façade... J’avais préféré évacuer les lieux au plus vite avec mon téléphone portable qui m'avait permis d'appeler les pompiers qui une fois encore avaient fait preuve d'une grande efficacité…

C'est aussi celà Marseille...!
par Jojomigrateur publié dans : Pas lu dans "La Provence"
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Jeudi 13 décembre 2007

Cette semaine, le sulfureux Colonel Mouammar Kadhafi est reçu en France par le Président Nicolas Sarkozy avec tous les honneurs dus à un Chef d’état. Cette visite qui fait suite à la libération des infirmières Bulgares soulève bien des questions dans notre pays qui a toujours été le symbole des droits de l’homme.

Après le déplacement présidentiel en Chine, après les félicitations adressées à Wladimir Poutine pour son succès aux élections Russes, après avoir reçu Hugo Chavez à Paris, suite au message adressé au chef des FARC de Colombie dans l’affaire Ingrid Betancourt, beaucoup, à gauche comme à droite s’interrogent sur la politique internationale de Nicolas Sarkozy.  

Malgré un lever de boucliers, le dictateur Libyen est bien là et il reçoit sous sa tente montée sur la pelouse de l’hôtel Marigny. Pourquoi pas, mais alors, pourquoi ne pas sacrifier aux us et coutumes de TOUS les hôtes de la république ? Faudrait-il installer le chef des esquimaux sous un igloo construit à la hâte sur la patinoire d’  « Holiday on Ice », à Bercy ou carrément dans les jardins de l’Elysée ? Faudrait-il permettre au dernier des Mohicans de dresser son tipi et d’aller chasser dans un bois avec son arc et ses flèches ? En 1989, c’est Raoni, le chef Indien d’Amazonie qui était venu en tournée en France dans sa tenue traditionnelle, accompagné du chanteur Sting qui avait pris fait et cause pour ces tribus menacées de disparition.
 
Si le fait d’adopter le mode de vie de ses invités devient une marque de respect, cela risque de donner lieu à de bien curieux spectacles. Je verrais bien Rachida Dati transformée en « femme girafe » recevoir une délégation de femmes Padaungs de Birmanie, ou Rama Yade accueillir des femmes Mursi du sud de l’Ethiopie en portant dans la bouche ces plateaux si impressionnants…
 
Et pourquoi le Président Sarkozy et ses ministres n’accueilleraient-il pas le big boss des papous d’Irian Jaya affublés de magnifiques étuis péniens ? Au terme de la réception, ils pourraient même tirer à courte (ou à longue) « paille », (restons polis…) pour décider non pas de celui qui finirait dans la marmite, (cela ne se fait plus…)  mais du montant d’éventuels contrats… !
 
Pour en revenir au Colonel Kadhafi, le moins que l’on puisse dire, c’est que son voyage en France ne sera pas passé inaperçu. Dans une France endettée, la sortie d’un carnet de « gros » chèques, fussent-ils « en bois » autorise tous les manquements à la morale. Quand les gouvernants acceptent de baisser leur pantalon, quand les jupes se relèvent pour « raison d’état », la République devrait s’écrire en deux mots…
 
Après son départ, pourquoi ne pas accueillir le Président Iranien Mahmoud Ahmadinejad et lui vendre quelques « Rafales » ? Il ne resterait plus ensuite au Président Sarkozy qu’à recevoir Manuel Marulanda à Paris pour le remercier d’avoir libéré Ingrid Betancourt
 
Enfin, il se murmure même que pris dans un délire mégalomaniaque, le Président Sarkozy rêverait de devancer les journalistes dans leur quête du "scoop ultime", rencontrer Oussamah Ben Laden en personne…. !
par Jojomigrateur publié dans : Petits délires...
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Lundi 10 décembre 2007

Si le titre commence comme celui d’une vieille chanson paillarde, Henri-Marie Mottin, le Curé de la paroisse St Giniez à Marseille n’a rien à voir avec son légendaire homologue de Camaret. Moins célèbre et moins volubile que Don Camillo, il mériterait pourtant d’être tout aussi connu, tant son parcours est exceptionnel.

Quand je l’ai rencontré pour la première fois, c’était dans les années 1970. Nous étions lycéens dans le même établissement des quartiers Sud de Marseille et c’est la spéléologie qui nous avait rapprochés. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à notre manière, nous avons fait les 400 coups, animés par un esprit tourné vers l’aventure et la découverte. Pendant plusieurs années, nous nous retrouvions le jeudi soir pour préparer notre escapade du week-end au fond de gouffres de plus en plus difficiles et souvent très loin de Marseille. Très souvent, Nos expéditions dominicales se terminaient souvent très tard dans la nuit de dimanche à lundi alors même que nous avions cours quelques heures plus tard. Parfois, les profs nous trouvaient une mine bizarre et ils se demandaient pourquoi nous avions l’air si fatigués après deux jours de repos… Vu que nous étions très loin d’avoir de mauvaises notes et que nous n’étions pas vraiment des élèves « à problèmes », ils n’avaient pas cherché à en savoir plus… Avec du recul, il vaut peut-être mieux qu’ils n’aient jamais rien su de nos explorations !

 
souvenirhenriblog.jpg
Henri préparait un baccalauréat de série « E », une section réputée très difficile et qui demandait beaucoup de boulot à des élèves doués pour les mathématiques et la technique. Il était armé pour mener parfaitement des études exigeantes et à cette époque là, même si sa mère donnait des cours de catéchisme, nous étions loin d’imaginer qu’il deviendrait prêtre quelques années plus tard… C’était le « sage » du groupe, le moralisateur toujours là pour empêcher les plus farfelus de faire des bêtises. Certes, il n’aimait pas le côté anticlérical primaire de certains mais il n’avait jamais fait de prosélytisme pour la religion catholique.
 
Au cours de l’été 1980, nous sommes partis en expédition spéléologique en Autriche. L’exploration d’un gouffre que nous avons baptisé « Batman-Hohle » a dépassé tous nos rêves les plus fous et en 1983, nous avons atteint la côte extraordinaire pour l’époque de -1219m, ce qui faisait de notre découverte le cinquième gouffre du monde ! Henri était infatigable et sa taille de près de deux mètres lui permettait d’aller planter des chevilles à expansion (des « spits ») à des endroits totalement inaccessibles pour les « nains » que nous étions. Le gouffre étant très exposé aux crues subites, il fallait « soigner » les équipements, en sachant que les orages se répercutaient très vite sous terre. A plus de 900m de profondeur, après avoir descendu un éboulis, nous étions arrivés devant une petite vasque d’eau de trois mètres de longueur à peine qui semblait infranchissable sans un bon bain dans de la flotte à une température voisine de 0°C... Comment la traverser à pieds secs ? Equiper une vire sur de spits… ? Trop long et fastidieux… alors, que faire ? Et c’est là que j’avais eu une idée… « On va faire comme Jésus, on va marcher sur l’eau… ! » Regards interloqués… « On va faire comme lui, on va marcher sur les blocs de pierre qu’on va jeter dans le bassin… ! » « Il ne faut pas dire des choses comme çà… » Peut-être bien, mais l’idée était bonne… Pendant près d’une heure, nous avons jeté des parpaings dans la vasque qui devait faire 1M50 de profondeur jusqu’à quasiment la remplir !
 
Je venais d’expliquer un miracle mais le futur prêtre n’avait pas eu l’air d’apprécier la plaisanterie. Cela aurait pu me mettre la puce à l’oreille…
 
Après ce Baccalauréat réussi brillamment, l’homme qui se levait toujours « de bon mottin » est entré à l’école nationale de la marine marchande d’où il est sorti avec un diplôme d’officier mécanicien. Dans sa longue marche qui l’a emmené à entrer au séminaire et à devenir Curé, Henri-Marie Mottin a exercé plusieurs métiers. Il a navigué sur des cargos, vendu des légumes sur des marchés, autant d’expériences professionnelles qui lui auront permis de mieux comprendre la nature humaine. Pendant quelques années, je l’ai moins vu, sans pour autant qu’il disparaisse totalement. J’ai su qu’il avait passé du temps à Rome, qu’il a transité par Jérusalem et la Jordanie et qu’il était souvent auprès de sa famille du côté de Lyon. Puis il est revenu à Marseille, « Père » dans un premier temps, avant d’être nommé Curé de la paroisse Saint Giniez.
 
prierehenri.jpgMalgré les responsabilités qui sont les siennes, l’intérêt pour la spéléologie ne l’a jamais quitté. Il aime toujours autant aller sous terre, entrainant parfois avec lui quelques jeunes de sa paroisse et j’ai toujours plaisir à l’accompagner lorsqu’il me le demande. Il m’a avoué un jour en souriant que l’archevêque voyait d’un mauvais œil ce genre d’aventures et qu’il "péchait par omission" en ne l’avertissant pas de ses explorations organisées ses jours de repos. Si 23 ans séparent les deux photos côte à côte, Henri n’a pas perdu son sourire. Ce jour là, nous sommes redescendus au fond du magnifique aven de « la solitude » que nous avions parcouru tant de fois par le passé… Mais cette fois là, il y avait quelque chose de nouveau. Arrivés au fond, Henri a sorti son bréviaire et il a prié pour le malheureux J.P.Claustre qui avait fait une chute mortelle dans le dernier puits à l’époque de la découverte du gouffre.
 
Par cet acte simple, il venait de donner une dimension spirituelle à notre exploration, une occasion de penser à ceux qui sont malades ou nous ont quittés.
par Jojomigrateur publié dans : Pas lu dans "La Provence"
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