Décidemment, la bagnole allemande n’est plus ce qu’elle était. Il aura suffi qu’un modeste char Leclerc de 60 tonnes roule sur une robuste BMW pour en faire une œuvre d’art digne d’une compression du sculpteur César… !
 
Il est évident que les deux véhicules ne jouaient pas dans la même catégorie et ce n’est pas là que je voulais en venir… Plus sérieusement, à une époque ou l’on ne cesse de parler de développement durable, chacun peut constater qu’en termes de solidité et de fiabilité et de durabilité, la qualité générale des automobiles vendues est en baisse constante. Certes, les voitures sont beaucoup plus puissantes, plus sures, moins polluantes et offrent des performances jusqu’ici inégalées mais elles pêchent par une « espérance de vie » en régression. Pourquoi ? Parce qu’il faut faire marcher le commerce et que si les constructeurs produisaient des véhicules réellement indestructibles, ce qu’ils sont capables de faire, ils signeraient tout simplement leur arrêt de mort…
En attendant, l’escalade à la puissance des moteurs continue.  Avoir plus de cent chevaux sous le capot est de plus en plus banal alors qu’il y a encore vingt ans, c’était réservé aux « sportives » et autres « bombinettes » incriminées dans un grand nombre d’hécatombes… A une époque où les radars se multiplient plus vite que les petits pains, il n’aura échappé à personne que les limitations de vitesse autorisées n’ont pas augmenté, bien au contraire et que la répression est à la mode. Cela n’empêche pas les publicitaires de continuer à communiquer sur la nervosité et la vitesse de pointe de leurs bolides sur circuit ou sur des autoroutes allemandes…
 
C’est ce que la sagesse populaire appelle  « avoir le cul entre deux chaises » !
 
A un moment où l’opinion publique réalise que le réchauffement climatique n’était pas un leurre et qu’il devient urgent de lutter contre la pollution et l’effet de serre, la position déjà inconfortable des industriels de l’automobile va encore s’aggraver et ils seront contraints tôt ou tard de réagir de manière drastique en proposant des véhicules respectueux de l’environnement. Il ne s’agit plus de gouvernements mais tout simplement de la capacité de l’Homme à se remettre en cause et de révolutionner sa manière de penser…
 
La « croissance » peut-elle se poursuivre à l’infini ?
Les générations futures vivront-elles assez longtemps pour espérer mourir de vieillesse ?
 
Ce sont autant de questions qui ne peuvent plus rester en suspens…
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