A Marseille, les travaux de la plus grande usine enterrée de traitement des eaux usées au monde se terminent juste derrière le stade vélodrome, sous le stade Delort et l’esplanade Ganay qui va devenir la plus grande place de la cité phocéenne lorsque l’espace sera rendu au public, avant la coupe du monde de rugby.  Pour célébrer l’achèvement des travaux de surface, les partenaires de « Géolide » ont offert vendredi soir (22 juin 2007) aux marseillais, un spectacle très visuel, « la féerie de l’eau », mêlant de manière très réussie jets d’eau multicolore, rayons lasers et feux d’artifice, tout cela dans une ambiance musicale très variée. 
Passant quasiment tous les jours par là en courant, j’ai pu voir l’avancement de ces travaux colossaux masqués pendant quelques mois par des palissades qui ont fait la joie de véritables artistes tagueurs ainsi que l’énorme trou qui a été creusé pour abriter cette usine ultra moderne de traitement des eaux… Je pourrais vous raconter, je le ferai peut-être un jour, (il y a prescription…) comment avec un copain nous étions descendus dans un égout par lequel nous avions rejoint le « grand émissaire »  que nous avions suivi jusqu’à la calanque de Cortiou sans rencontrer le moindre égoutier !

ganay01blog.jpg « Voilà qu’ils ont réinventé la « musical fountain » de Singapour ! ». C’est exactement çà ! Sauf que la fameuse fontaine de Sentosa existe depuis plus de vingt cinq ans et qu’ici nous ne sommes pas installés sur des gradins en marbre qui ont poussé au milieu d’un jardin tropical. Debout dans la poussière, le large public (de 7ans et moins à 77 ans et plus) semble conquis et les organisateurs peuvent être satisfaits.
 
Il se dit à l’étranger que les Français ont pour mascotte le coq, vous savez, cet animal qui chante les deux pieds sur un tas de fumier, dans la merde quoi… ! Ce soir là, je me suis demandé si les badauds avaient conscience de ce qui se cache quelques mètres sous la magnifique géode qui a été installée sur cette immense place... Des bassins de décantation et une gigantesque machinerie chargée de débarrasser les 360000m3 journaliers d’eaux usées des dizaines de tonnes de charges polluantes et de boues qu’elles transportent. Si Marseille méritait de telles installations, j’ai peut-être l’esprit « tordu », mais je n’ai pu m’empêcher d’imaginer un scénario catastrophe…
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Si çà se trouve, tous ces jets d’eau sont alimentés par un bassin de décantation de l’usine et le vent assez fort qui souffle ce soir là dissémine dans l’air toutes sortes de miasmes, de quoi contaminer les spectateurs et tout Marseille de virus et autres saloperies aussi dangereuses les unes que les autres… Qui n’a jamais entendu parler de la terrible « castapiagne rouge », de la « poustafiolle virulente » ou encore de la « pécole », vous savez, la fameuse « peau du cul qui se décolle » … ? Après avoir été pestiférée, pourquoi Marseille ne serait-elle pas victime d’un mal encore plus terrible, d’un truc style « Ebola » qui anéantirait plus de la moitié de la population et se répandrait sur toute la surface du globe… ? Il parait que les civilisations prennent un nouvel essor après les grandes catastrophes et ce serait sans doute une grande « chance » pour l’humanité… ! Le problème des retraites, du chômage, et de la sécurité sociale enfin réglés…, le coût de l’immobilier revu à la baisse, du pétrole pour tout le monde… ! Rien que des « avantages » !
 
Même la fin du monde pourrait avoir un côté positif pour la planète…!*
 
*Pour ceux qui n’auraient pas compris, il faut prendre tout cela au degré qui convient… C’est certes cynique, mais c’est de l’humour !
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