gaypride06blog.jpgSamedi 23 juin a eu lieu à Marseille la 14è « Lesbian and Gay Pride ». 4500 personnes ont défilé pour réclamer les mêmes droits pour tous. La « Marche des fiertés » est partie de l’Arbre de l’Espérance pour se terminer sur le port, juste devant la Mairie ou les représentants des associations partenaires du défilé se sont exprimés avant de laisser la parole à des élus des différents partis politiques présents à Marseille.

Après la marche, une « Cérémonie de Mémoire en hommage aux déportéEs et internéEs homosexuelLes EuropéenNes » (orthographe officielle…) s’est déroulée place Daviel devant le monument aux morts dédié à ceux et celles qui furent déportés pendant la seconde guerre mondiale. Après une minute de silence, la fête a pu reprendre ses droits  et s’est terminée tard dans la nuit au « Dock des Suds » où a eu lieu une « Sunflower Party ».
 
Comme d’habitude, cette parade qui s’est déroulée sans incidents a remporté un vif succès tout au long de son parcours mais cela ne veut pas dire pour autant que tout va pour le mieux dans le petit monde des lesbiennes, des gays, des bis et des transexuel(le)s. le thème choisi cette année était « Tous citoyens, tous égaux », ce qui est encore loin d’être le cas en matière de mariage et d’adoption en France, alors que ces droits ont d’ores et déjà été accordés dans des pays comme l’Espagne qui était pourtant loin d’être un modèle il y a quelques années. A l’arrivée, quelques orateurs ont rappelé que l’homophobie existe toujours en France et certains n’ont pas hésité à fustiger une nouvelle tête de Turc, Madame Christine Boutin, le nouveau « Ministre du logement et de la ville », chargée entre autre de la lutte contre l'exclusion et de la précarité. gaypride08blog.jpgCette brave Dame trop catholique pour être honnête, réputée pour ses positions anti-avortement a fait ce jour-là l’unanimité contre elle… Les plaisanteries ont fusé à propos de sa collaboration avec Fadela Amara, la Présidente de l’association Ni Putes, Ni Soumises, ce qui laisse présager de belles joutes oratoires à l’avenir.

Et si on laissait les gens vivre ? Et si on considérait enfin que la liberté sexuelle est un droit et qu’il n’y a aucune raison que l’état ou des religions viennent s’immiscer entre des personnes majeures et consentantes ? Quand-est-ce qu’on laissera les gens aimer qui ils veulent et dans les positions de leur choix… ?
 
Je sais… Il parait que je me moque de tout, que je suis un infâme anarchiste, athée, anticlérical et immoral… !
 
En fait, je crois qu’il y a beaucoup d’exagération dans ces jugements péremptoires. Je ne mourrai pas pour des idées, même de mort lente et même si l’idée est excellente comme le chantait Georges Brassens… !
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