Voilà un drôle d'exercice que de se présenter en quelques lignes! Alors, qui suis-je ? Georges Robert, un curieux de nature, railleur, frondeur et avant tout sportif depuis le plus jeune âge. J'ai commencé par pratiquer le judo et la natation à Marseille où j'ai découvert la spéléologie qui est devenue très vite une passion dévorante. C'est ainsi que j'ai commencé à participer à des explorations en Autriche dans des gouffres très profonds, avant d'être atteint par le virus des expéditions lointaines et du voyage, très souvent en Indonésie où j'ai multiplié les découvertes.
L'hexagone était devenu bien trop petit pour moi, un peu "rastègue" comme on dit à Marseille...
Toujours intéressé par ce qui est nouveau et présente un certain danger, j'ai pratiqué d'autres activités comme la moto Tout-terrain, l'escalade, le parapente, la plongée sous-marine, la voile et autres activités ouvertes sur le plein-air et les voyages. Depuis quelques années, je suis devenu photojournaliste indépendant (carte de presse N°105 709) et je continue à m'intéresser au sport, à tout ce qui est insolite, aux combats pour la sauvegarde de la planète avec de plus en plus une conscience politique.
J'aime Marseille, cette ville cosmopolite et ensoleillée où je prépare mes prochaines escapades en allant courir, grimper dans les calanques ou encore en allant retrouver des amis sur le tatamis de mon club de judo.
Professionnellement, je suis libre de partir en reportage sur commande ou pourquoi pas, de rejoindre la rédaction d'un journal ou d'un magazine... Avis aux amateurs!
Ce n'est pas très original, voilà un nouveau blog de journaliste sur la blogosphère. A travers ces articles et mes photographies, vous découvrirez quelques facettes de mes activités et ma vision du monde, que ce soit à l'autre bout de la planète ou au coin de la rue... Bonne Lecture !
Bali. Ras le bol des Australiens buveurs de bière, des touristes des Clubs Meds et consorts, des Italiens encore plus braillards que d’habitude lorsqu’ils sont privés de pizzas et que les spaghettis ne sont pas « al dente » ! Nous avons passé quelques jours à plonger au Nord de l’île et j’en ai marre de cette ambiance qui n’a plus rien à voir avec celle que j’ai connu au début des années 1980. Il est temps de changer d’air et d’aller grenouiller dans un coin plus tranquille.
Chez notre loueur de voitures préféré depuis quelques années, nous troquons le petit 4x4 Suzuki contre un gros BJ 40 Toyota à
l’ancienne… Six cylindres essence, boite 2X3, un couple de camion et un pare-buffle qui tient davantage d’un rail de chemin de fer que du pare-choc de la voiture à mémé ! Compte tenu de ma
connaissance du pays et de la langue, le gérant de la société accepte que je quitte Bali pour Java au volant d’une de ses voitures. Il y a très peu d’étrangers
qui se lancent dans une telle aventure et au moment d’embarquer sur le ferry qui fait la navette entre Gilimanuk et Java, les policiers marquent un instant
d’hésitation que quelques mots d’Indonésien ont très vite fait de dissiper.
Selamat Jalan ! (Bon voyage…). Nous voilà lâchés dans la cohue Javanaise. La petite route qui conduit à
Surabaya n’est qu’un gigantesque embouteillage mais nous avons prévu de sortir des grands axes et d’emprunter le réseau secondaire. Le but de notre balade n’est autre que le
fameux volcan Kawah Ijen qui à cette époque là ne recevait pas encore ces hordes de visiteurs qui veulent tous prendre un cliché de ces incroyables « forçats du
soufre ». A Sitobondo, nous quittons le tintamarre de la grand-route et nous engageons le 4X4 sur une piste asphaltée mais complètement défoncée. Ce chemin qui doit
être difficilement carrossable à la saison des pluies semble divaguer au milieu des plantations de canne à sucre et de tabac. A chaque carrefour nous hésitons un moment sur
l’itinéraire à suivre. Les coupeurs de canne que nous rencontrons sont tous très étonnés de voir un « orang bule », un « blanc...» au volant d’une
voiture dans ce coin perdu. Ils sont tous très serviables mais il y a un truc auquel je n’avais pas pensé… Certes, je m’exprime correctement en Bahasa Indonesia, mais ils parlent
essentiellement dans un dialecte local et à chaque fois, il faut trouver celui, en principe un jeune, qui comprend l’indonésien.
La balade prend un tour très amusant et c’est souvent à la boussole que je décide de la piste, (en général la bonne… !) que nous devons emprunter.
Plus loin nous croisons un étrange petit train qui dessert les exploitations. On le dirait tout droit sorti de « Tintin au Congo »… Il transporte la canne à sucre et
fonctionne en brulant une partie de son chargement qui sert décidemment à tout. Alors que la nuit tombe, le volcan est enfin en vue et il est temps de trouver un endroit où
passer la nuit. A cette époque là, il n’y avait pas encore de « guest-houses », encore moins d’hôtels et nous sommes accueillis de manière très sympathique chez des paysans pour une
somme plus que modique.
Ce jour-là, le soufre liquide s’écoule en abondance du solfatare dans lequel sont enfoncés des tuyaux de 10m de long par 50cm
de diamètre. Ils canalisent astucieusement le précieux liquide orangé qui sort à plus de 100°c avant de se cristalliser en blocs jaune citron. Les gaz nous arrivent directement dans la
gueule et parfois, il semble même que le débit augmente… Rapidement, les hommes débitent à la barre à mine près de 70kg de minerai qu’ils équilibrent dans des paniers qu’ils transporteront de
part et d’autre d’un simple bâton porté sur l’épaule. C’est quasiment en apnée que je photographie l’extraction du soufre et le conditionnement des charges. En quelques minutes, je suis au bord
de l’asphyxie et je cherche à respirer des goulées d’air pur chaque fois que le vent change de sens, éloignant temporairement le nuage de vapeurs toxiques… Lentement, ils entament la remontée du
sentier dont ils connaissent le moindre caillou. Seulement chargé de mon sac photo, je les suis sans difficulté et j’admire leur aisance malgré la charge qui les écrase. A la descente vers
Paltuding, ils sont encore plus impressionnants. Leur démarche est chaloupée et je me demande dans quel état doit être leur squelette après quelques années de ce traitement
inhumain… Une fois la pesée effectuée, ils encaissent les quelques roupies qui leur permettront d’acheter du riz et nourrir leur famille...
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