« Le fond de l’air et frais, la di ho, la di ho, il n’y a plus de saisons… », Vieille chanson de Jacques Dutronc… Ces derniers jours, un vent glacial a balayé Marseille et les gens sont surpris par ce soudain coup de froid qui n’a pourtant rien d’exceptionnel. Lorsque je dis « les gens », je me mets dans le lot, surtout après les quelques bonnes « caillantes » en moto de ces derniers soirs sur la corniche Kennedy en rentrant de mon entrainement de Judo…

Ainsi donc, en cette fin du mois de novembre, il peut faire plus que frisquet à Marseille et cela n’a rien à voir avec l’effet pervers d’un dérèglement climatique. En y réfléchissant, les souvenirs reviennent et des anecdotes étonnantes voire cocasses se bousculent dans ma tête… C’est sans doute à force de me « les » être un peu trop gelées en faisant de l’escalade et de la spéléo dans nos contrées que j’ai fini par prendre goût aux pays tropicaux, à la chaleur et aux mers chaudes, quoi qu’au fin fond de l’Indonésie, il soit tout à fait possible d’être victime d’une bonne vieille onglée…
 
Première au Hit Parade de la loufoquerie, cette compétition officielle de Cross Country près de Martigues qui avait été maintenue en plein hiver, malgré une température de -11°C à l’aube et un fort mistral qui avait tout givré… Palme d’or ce jour là aux coureurs qui avaient redoublé d’imagination pour tenter de se protéger tant bien que mal des affres de ce blizzard local… bateausnowblog.jpgCollants multicolores, bas, gants, moufles, bonnets, crèmes chauffantes, grosses chaussettes de laine, slips en néoprène et j’en passe… Le résultat avait chamboulé les habitudes. Parmi les meilleurs qui étaient aussi les plus minces, les abandons s’étaient multipliés et ce sont les « seconds couteaux » qui avaient réussi à tirer les marrons du feu. Ce jour là, j’avais réussi à devancer des copains qui finissaient habituellement très loin devant moi et j’étais plutôt content d’avoir su tirer profit de mon entraînement à la spéléologie hivernale… Après la course, nous nous étions réfugiés en vitesse dans le bus du club et c’est là qu’un de nos amis s’était écroulé, se tordant de douleur au fond du car… « J’ai mal.. !». « Où ? »… « Au ventre »… « Fais voir ! »… « Non… ! » Appel à la Madame médecin présente sur place… Ce qui se passait dans la culotte du malheureux athlète avait de quoi surprendre. Pour faire simple, disons qu’en raison du froid, l’escargot était rentré dans sa coquille et que le pauvre crossman n’avait plus de pénis apparent (Désolé, je n’ai pas les photos !) Transporté d’urgence à l’hôpital de garde, le malheureux a récupéré l’intégralité de ses moyens après une mystérieuse intervention du corps médical. Tire-bouchon ? Technique bucco-génitale ? Aspirateur sophistiqué ? Le « héros » de cette aventure a toujours refusé d’en parler et tout ce que l’on sait, c’est que cela devait être plus impressionnant que grave car il a réussi a se « reproduire » depuis !
 
cretesnow04.jpgLe Sud de la France est réputé pour la canicule, les incendies estivaux qui ravagent la région mais pas pour les pluies diluviennes, les « coups » de vent ou encore les épisodes neigeux qui se produisent parfois… Malgré les difficultés, j’essaie depuis quelques années de ramener des photos de ces événements climatiques inhabituels et j’aime tout particulièrement me promener dans les calanques et en bord de mer lorsque les flocons commencent à pointer le bout de leur nez. Pour illustrer cet article, voilà une photo d’un bateau curieusement échoué comme l’arche, (pas celle de zoé), sous un pin dans la neige qui recouvrait ce jour là le Mont Ararat col de la Gineste.
 
Et en voici une autre très étonnante qui ne provient pas d’un fjord Norvégien enneigé mais tout simplement de la fameuse route des crêtes qui relie Cassis à La Ciotat en longeant le sommet des falaises. L’itinéraire verglacé avait été fermé par la police, mais en moto, il est très facile de contourner les barrières… Plus loin, j’avais rattrapé un 4X4 de gendarmes étonnés qui avaient froncé les sourcils, puis une Land Rover des pompiers qui m’avaient carrément pris pour un dingue… cretes35blog.jpgLa descente en moto vers Cassis et les calanques enneigées avait été un véritable moment d’anthologie. Tenter de rouler sur deux roues sans se « vautrer » sur des pentes à près de 30% et totalement verglacées demandait un certain talent d’acrobate… J’avais pourtant réussi à le faire, à l’allure d’un piéton « amélioré » en me demandant à chaque tour de roues non pas SI j’allais tomber, mais QUAND !
 
Toujours est-il que le jeu en valait la chandelle et que ces photos où se mêlent  neige et mer témoignent d’événements très rares dans les environs de Marseille… Tant pis pour la police, mais il fallait vraiment que je fasse ces images !
 
Dans une note à venir, je vous parlerai peut-être d’inondations et du seul engin encore capable de rouler dans près d’une mètre d’eau…. Le « vélo solex » (la prochaine fois, j'essaierai le Véli'b!) que j’avais utilisé du côté de l’hippodrome de Pont de Vivaux lors d’une incroyable crue de l’Huveaune
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