Certains mets ont une résonnance particulière. Ils font saliver, rêver ou dégoutent mais ne laissent pas indifférent. C’est ainsi que le caviar et le foie gras sont devenus des symboles de réussite et qu’ils sont incontournables dans les rassemblements de ces « m’as-tu vu ? » qui ont souvent le cul « pincé ». En matière culinaire, l’imagination de l’homme n’a pas de limites et toutes les civilisations rivalisent de plats plus surprenants les uns que les autres. A ce petit jeu, Français et Chinois sont en haut de l’affiche et ils se disputent la réputation de meilleurs cuistots de la planète.

 

Certaines recettes sont placées sous le sceau du secret, ce qui entretient un folklore sympathique ou…. Beaucoup moins… ! L’obscurantisme est loin d’avoir disparu et de nombreuses espèces animales sont en voie de disparition pour des raisons liées à des vertus médicinales voire aphrodisiaques de certaines parties de leurs corps… (Cornes de rhinocéros, ailerons de requin…).  En France, comment passer sous silence le cas de cet oiseau migrateur, le bruant ortolan qui était noyé dans de l’armagnac avant d’être dégusté comme une gourmandise, la tête cachée sous une serviette…

 

Si le président Mitterrand était parait-il un grand amateur d’ortolans, le président Chinois Hu Jintao serait prêt à dépenser une véritable fortune pour  savourer un excellent « ménard laqué » dont je ne peux résister à publier la recette inédite dérobée avec beaucoup d’audace par un espion aux tongs de velours…!

 

Prenez un Robert Ménard ou à défaut un autre volatile de la confrérie des Reporters sans Frontières.

 

Préparation.

 

1. Plongez le Ménard  entier dans de l'eau bouillante 30 secondes puis lavez et essuyez l'intérieur et l'extérieur avec des serviettes en papier.

2. En utilisant un poinçon, faites de multiples trous dans la peau et les muscles du volatile.

3. Mélangez intimement dans un bol tous les éléments de la laque selon la recette traditionnelle.

4. Mettez le Ménard dans un plat profond, style énorme marmite de collectivité ou à défaut dans une cantine métallique. Arrosez-le avec la laque; versez aussi un peu de laque dans ses cavités.

5. Laissez mariner le Ménard au moins 6 heures, au réfrigérateur ou mieux dans une chambre froide en le retournant et en l'arrosant de laque de temps en temps.

 

Cuisson.

 

1. Embrochez le Ménard et faites-le cuire à la rôtissoire pendant environ deux heures, jusqu’à ce que la peau du Ménard devienne luisante  et soit d’un brun assez foncé.

2. Après la première heure de cuisson, badigeonnez le Ménard toutes les 10mn avec le reste de la laque. Si la laque n’est pas assez sirupeuse à ce moment là ou si elle est insuffisante, pensez à y ajouter un peu de miel afin de donner au Ménard un beau glaçage. Si d’aventure votre Ménard était trop gras à cause d’un excès de cocktails et d’autres beuveries, il est conseillé de le dégraisser au préalable en le faisant cuire une trentaine de minutes à la vapeur.

 

Pour la laque, vous aurez du prévoir du sel, un bocal de poudre aux cinq épices, un bon litre de miel liquide ou du sucre roux en quantité, une bouteille de sauce soja, du vinaigre blanc, une grosse rasade de vermouth ou de porto blanc, de la fécule, plusieurs gousses d’ail finement hachées, de la levure et du colorant rouge…

 

Vous l’aurez compris, les jours du trublion insupportable pour les Chinois semblent comptés et il se pourrait bien que celui-ci disparaisse dans des estomacs dilatés de gros capitalistes Chinois qui n’osent pas dire leur nom…

 

Alors que je suis en train de fignoler ce petit article, une fenêtre s’ouvre dans un coin de l’écran de mon ordinateur : « Une tentative d’intrusion par content.yieldmanager.edgesuite a été bloquée »… Was ist das ? Qu’est-ce que c’est ? Le « pare-feu » vient de détecter « l’attaque » d’un pirate et voilà que  « l’adresse IP » qu’il me communique vient de Chine ! « Putain ! »… Ces « Jaunes » sont sacrément forts… Mon article n’est même pas en ligne qu’ils me font savoir qu’on ne les moque pas impunément et qu’un « big brother » aux yeux bridés me surveille… Parano quand tu nous tiens !

 

J’entends déjà les protestations officielles… Les Chinois ne sont pas cannibales, ils préfèrent laisser cette spécialité aux africains… Mais ils ont d’autres spécialités toutes aussi « intéressantes » et le Ménard kidnappé pourrait bien moisir dans un camp de rééducation à la sauce « Coco-Guantanamo »

 

A moins qu’il ne termine sa course tout simplement dans l’enfer Chinois qui n’a rien à envier au notre et que j’avais décrit dans un précédent article ! :  http://jojomigrateur.over-blog.com/article-19686912.html

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