Dans l’édition de « La Provence » du lundi 18 août 2008, l’excellent Patrick Fancello, envoyé spécial du journal à Pékin consacre un article à sa rencontre avec Stéphane Testa, le patron d’une PME Française, « Agrifrance » qui travaille en Chine depuis douze ans. Au cours ce cet entretien, M.Testa explique que les Chinois on un « à priori » positif sur l’occident et il témoigne des difficultés d’installation qu’il a rencontré dans le pays.

 

 http://www.laprovence.com/articles/2008/08/18/541115-Sports-Le-pays-d-Aubagne-creuse-son-sillon-en-Chine.php

Le monde est décidemment bien petit et je me souviens de ce jour de décembre 2004 où j’avais visité une fois encore le fameux « aven de la solitude » qui s’ouvre sur le plateau de « Siou Blanc » au-dessus de Toulon. L’histoire serait d’une banalité affligeante sans la présence ce jour là d’un ami d’enfance, Henri-Marie Mottin devenu Curé de la paroisse Saint-Giniez à Marseille et d’une de ses ouailles qui n’était autre que Stéphane Testa, le commerçant marseillais que Patrick Fancello a rencontré à Pékin… !

 

Il y a quelques mois, j’avais écrit un article en hommage à mon ami Henri qui est toujours en ligne à l’adresse :

 

http://jojomigrateur.over-blog.com/article-14495968.html

 

A cette époque, j’avais déjà eu l’occasion d’aller en Chine où je suis d’ailleurs retourné depuis et ce jour là, nous avions beaucoup parlé de voyages, d’Asie, de rencontres avec des gens de cultures différentes. Stéphane qui était remonté à la surface assez fatigué regrettait de ne pas pouvoir faire de la spéléo aussi souvent qu’il l’aurait voulu… Il avait fait un choix de vie et j’avais été ravi de faire la connaissance de cet homme passionné par la Chine et par son métier. J’avais découvert un véritable altruiste toujours prêt à donner des conseils aux entrepreneurs Français tentés par son expérience irremplaçable.

 

Je ne sais pas s’il cherchait un raccourci pour la Chine mais ce jour-là, j’aurais peut-être du lui rappeler que le « voyage au centre de la terre » n’est qu’un roman né de l’imagination débordante de Jules Verne... Je sais, je suis un infâme briseur de rêves qui sait tout aussi pertinemment qu’il a déjà été possible à quelques petits arpenteurs de souterrains de pénétrer par erreur et sans la moindre effraction dans des lieux hautement sensibles qui n’auraient jamais du recevoir de visiteurs… (Chut !)

Les deux photos qui illustrent cet article montrent le Père Mottin  et Stéphane Testa (« en « bleu » de travail)  lors de cette sortie dans cet aven que j’avais parcouru pour la première fois en 1972 et dans lequel je suis revenu si souvent pour m’entrainer, parfois en compagnie de ce spéléologue chevronné qui ne savait pas encore qu’il deviendrait prêtre…

Plus de trente ans plus tard, le gouffre était  resté le même, conforme à nos souvenirs, alors que le temps, ce plaisantin qui gagne toujours à la fin,  nous avait beaucoup changé... Comment pourrait-il d'ailleurs en être autrement ?

 

Alors que le sablier continuait à se vider inexorablement, nous n’avions rien perdu de notre bonne humeur  et c'était bien là le principal...


Quoi qu’il en soit, le tunnel « Canebière-Tien an men » n’est certainement pas pour demain, même si le monde souterrain a encore de quoi étonner quelques générations d’explorateurs… 

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