Une Peugeot 308 flambant neuve circule sur une route de campagne. A son bord, deux hommes discutent dans un dialecte étrange qui ressemble à un galimatias de mots pêchés dans différentes langues, à moins qu’ils n’aient été tout simplement inventés. Visiblement, le conducteur vante les mérites de sa dernière acquisition auprès d’un homme au visage étrange, du plus pur style « jumeau Bogdanov » que l’on pourrait supposer venu d’une autre planète. De ce charabia, seuls quelques mots prononcés par le chauffeur, « 120g de CO2 » sont compréhensibles, des mots auxquels le passager visiblement étonné répond par « banyak », ce qui en indonésien signifie « beaucoup »…

 

Alors, tout s’éclaire… Les gaz d’échappement jouent peut-être le rôle dappeau à extra-terrestre avec beaucoup plus d’efficacité que les légendaires flatulences de Louis de Funès et Jean Carmet après une overdose de « soupe au choux »

 

De toute évidence, ce spot publicitaire de Peugeot cache un message subliminal qui ne peut que ternir l’image « écolo » de la marque au lion…. Les Peugeot, comme d’ailleurs la plupart des modèles de la concurrence sont encore loin d’être « vertes », même si elles se targuent de bénéficier du « bonus écologique » accordé aux « bons élèves » ... Si les constructeurs sont sur le bon chemin, il est à craindre que la production de véhicules « zéro pollution » ne soit pas encore pour demain et tout cela n’est évidemment qu’un effet d’annonce destiné à tenter de relancer les ventes de voitures…

 

A l’heure où la mondialisation fait rage, donner un nom exotique à un produit, quel qu’il soit est un exercice difficile qui n’est pas sans risques. En matière d’automobile, il y a des exemples amusants comme celui du 4x4 Mitsubishi « Pajero » qui n’a jamais existé en Espagne sous ce nom là… Tout simplement parce qu’au pays de Cervantès  un « Pajero » est un « branleur », ce qui en définitive correspond assez bien à la manière actuelle de percevoir les utilisateurs de gros 4x4 en ville

 

Les célèbres « Schtroumpfs » de la bande dessinée de Peyo illustrent parfaitement la difficulté de transposition d’un mot créé de toutes pièces dans une langue étrangère… C’est ainsi qu’en espagnol ils sont devenus « los pitufos », en anglais les « smurf » et en allemand « Schlümpfe » parce que chez les teutons, « Schtroumpf » se prononce comme  « strumpf » qui signifie « chaussette »…

 

En Indonésie, les petites créatures bleues qui parait-il auraient inventé une pilule bleue qui redonnerait du tonus aux schtroumpfs défaillants et serait même capable de réveiller les morts sont devenus ici encore les « Smurfs »… Chose étrange, ce sont eux qui on donné le nom d’une danse très remuante qui a connu son heure de gloire il y a quelques années…

 

Le « Schtroumpf reporter » que j’avais rencontré après une interview du « Grand Schtroumpf », (un véritable scoop !) m’avait dit à quel point, le langage SMS, le manque de vocabulaire et le non respect de la grammaire et de l’orthographe sont pénalisants quand il s’agit de faire passer dans un texte autre chose que des banalités…  Il avait ajouté qu’il ne faut surtout pas croire tout ce qui est écrit dans le journal et qu’il faut se méfier par-dessus tout des politiques qui sont les rois de la flûte à six schtroumpfs ainsi que de leur chef, le malfaisant Gargamel, « roi du Bling-Bling »…

 

J’avais réalisé à quel point il avait raison et dans la foulée, j’étais allé me « schtroumpfer » une bière… !

Jojomigrateur
(« Schtroumpf qui schtroumpfe des schtroumpfs »... Et plein d'autres choses...!)

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