Le 29 janvier 2009, la journée de mobilisation interprofessionnelle a réuni à Marseille une foule de 20 000 manifestants selon la police et 300 000 citoyens selon les syndicats, ce qui donne une idée de l’absurdité des comptages et de la mauvaise foi de l’ensemble des protagonistes.


Il suffit d’avoir assisté une fois au départ du semi marathon Marseille-Cassis pour avoir une idée assez précise de l’espace occupé par 15 000 piétons en peloton sur l’avenue du Prado. Et lorsque l’on a constaté que quelques centaines de mètres suffisent, il devient évident que ces messieurs de la police sont de mauvaise foi, qu’ils sont de très mauvais comptables, sauf lorsqu’il s’agit de faire étalage d’expulsions de « sans papiers »

 Personne ne saura jamais exactement combien il y avait de manifestants dans les rues de Marseille, mais une chose est sure… Alors que la tête de la manifestation arrivait au boulevard Périer, la queue de la colonne n’avait pas encore quitté le Vieux Port qui est distant de plus de 3 kilomètres, ce qui signifie que les allergiques au Président Sarkozy étaient certainement plus de 150 000

« Casses-toi pauvre con… ! » 

La si distinguée maxime présidentielle n’a cessé de résonner comme un leitmotiv tout au long du parcours, ce qui, à l’avenir, devrait inciter Nicolas « Tsarkosy » a tourner sept fois sa langue dans sa bouche ou dans celle de sa compagne avant de parler…

Cela faisait des années qu’il n’y avait pas eu une telle mobilisation à Marseille et Nicolas Sarkosy pourra se vanter d’avoir réussi à faire descendre dans la rue une foule hétéroclite de gens qui n’avaient jamais mis les pieds dans une manifestation…

La surprise est venue de la présence dans le cortège d’une Mercedes avec un toit ouvrant dans laquelle avaient pris place Nicolas Sarkosy et son épouse Carla Bruni ou plus exactement leurs marionnettes vivantes mises en œuvre par des artistes de la fédération des arts de la rue. La mise en scène était parfaite, la limousine allemande étant encadrée par une escorte de « Men in Black », des gardes du corps équipés du « wall street journal »

Alors que Carla et Nicolas saluaient la foule comme l’aurait fait le pape depuis sa papamobile, les insultes et autres quolibets n’ont cessé de fuser de toutes parts…

- « Carla on est comme toi, on se fait baiser par le chef de l’état… » 

- « Ce coup-ci, tu la sens, la grève ? »

- «  Tu le sens mon gros doigt Carla ?... Oh putain, ce n’est pas mon doigt… ! »

  Sans oublier quelques chansonnettes made in Carla … :

- « Nicolas, on va niquer ta femmeeeuh… sur la cane, cane, cane, canebièreuh… ! »

 - « C’est quelqu’un qui m’a dit, que…. », Suivi de paroles « hautement philosophiques » qui ne sont même pas rapportables sur cette page… Et d’autres comme « Kas Toi Pov Con… ! » qui devient  une sorte de tube quinquennal.

A force de jouer avec son image, le Président Sarkozy est en train de découvrir que celle-ci peut se retourner contre lui et tout y passe, en sachant que les manifestants en colère rivalisent d’imagination et que n’importe quel propos est susceptible d’être « détourné »…

De retour à la maison pour traiter mes images, j’allume la radio qui fonctionne en sourdine. En augmentant le volume sonore, je me rends compte qu’elle  diffuse le dernier succès de Carla Bruni

« Tu es ma came… ».

Si la jolie Dame est décidément présente partout, les Français ont de plus en plus l’impression qu’elle fait une grossière erreur d’appréciation. Son mari n’est pas un « rail » de cocaïne mais le narcotrafiquant en chef dans un pays au bord de la faillite…

Tag(s) : #Polit'Hic...