Lors du fameux sommet « historique » du G20 à Londres, les Présidents des plus grands pays de la planète ont déclaré devant un parterre de journalistes dubitatifs leur intention de mettre un terme aux paradis fiscaux et dans la foulée, ils ont publié des listes « grises » et « noires » d’états maintenant un secret bancaire plus ou moins strict.

 

Si les vilains capitalistes ont été montrés du doigt, (« Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt… »), il serait illusoire de croire qu’il a suffi d’un énergique coup de baguette magique pour que subitement, tout aille pour le mieux dans le meilleur des mondes, celui que l’homme est en train de détruire méthodiquement…

 

A peine ces listes sont-elles publiées que des spécialistes de la finance internationale s’étonnent de voir qu’entre autres, le Delaware, Macao, Hong-Kong, les îles anglo-normandes en sont curieusement absentes, comme si il y avait des susceptibilités à ménager particulièrement…

 

A la lettre « M » de ce catalogue de mauvais élèves, Monaco s’illustre, (ce qui n’étonnera personne), mais aussi la Malaisie, ce qui est sans doute plus surprenant pour les Français qui connaissent mal ce pays en pleine expansion économique. Pour rafraîchir les mémoires défaillantes et instruire quelque peu les plus ignares, rappelons qu’en Malaisie il y a du Pétrole, qu’il y « avait », (c’est quasiment cela), du bois, qu’à Kuala Lumpur, Petronas, la compagnie pétrolière nationale a érigé les  « Petronas Towers » qui figurent parmi les tours les plus hautes de la planète qui résonnent comme de véritables « appeaux » à avions d’Al Qaeeda

 

Au petit jeu des similitudes et des différences entre ces deux paradis fiscaux, quelques éléments sont intéressants…

 

En Malaisie, il y a des sultans et à Monaco des Princes, dont le grand dadet toujours célibataire qui est actuellement assis sur le trône d’où il surveille ce qui se passe dans l’écrin qu’il a hérité du Prince Rainier

 

Si le Grand Prix de Monaco de Formule 1 qui se court en plein centre de la Principauté est le plus spectaculaire du championnat du monde, celui de Sepang qui se trouve à côté de l’aéroport International de Kuala Lumpur est un des plus modernes, devenant une véritable « vitrine » pour le pays qui rêve de devancer Singapour sur un plan international…

 

Parmi les similitudes, il y en a une qui est très étonnante… Monaco et Kuala Lumpur recèlent une grotte aménagée au cœur de la ville… !

 

A Monaco, la « grotte de l’observatoire » s’ouvre à la base de la falaise du « Jardin Exotique » qui en Malaisie ne serait qu’un jardin tout à fait… « Normal », mais il est vrai qu’ils ne sont pas sous les mêmes latitudes…

 

A Kuala Lumpur, la grotte de « Batu Cave » à laquelle on accède en empruntant une imposante rampe d’escaliers abrite un temple hindouiste en pleine activité. Il est intéressant de le visiter, tout particulièrement pendant les cérémonies du Thaipusam qui ont lieu tous les ans en janvier ou février en fonction du calendrier Hindou. Assister à cette procession multicolore permet de voir des fidèles, adeptes du « Kavadi » défiler, le corps transpercé de longues aiguilles qui ridiculisent les meilleurs des fans occidentaux du piercing. Le jour où j’étais présent parmi les spectateurs, il ne me semble pas avoir vu passer le Prince Monégasque, ou alors il avait vraiment beaucoup changé depuis la fois où je l’avais « doublé » après quelques kilomètres de course lors du semi-marathon d’Aix en Provence

 

L’observation de ces deux Monarchies et les commentaires qui en découlent au travers du prisme des religions  garantit de belles joutes verbales interminables … (Monarchie… Encore un « truc » qui commence par « M », comme le « mot de Cambronne »…)

 

Le sujet est d’autant plus « casse-gueule » que je serais bien incapable de résister à la tentation de rajouter une bonne dose de « savon noir » sur cette planche déjà bien glissante…

 


Mais c’est un autre débat que je vous proposerai d’ouvrir…
Une prochaine fois… !

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