Le 1er juillet 2009, après une longue bataille avec les institutions européennes, le taux de TVA appliqué à la restauration passe enfin de 19,6% à 5,5%. Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes si la question de savoir quel sera l’effet de cette baisse sur l’addition présentée aux consommateurs. La « répartition » de cette « baisse », telle qu’en parlent les représentants des restaurateurs et les médias mérite quelques éclaircissements d’ordre comptables…
En tout premier lieu, il est important de rappeler que, quels que soient les taux de TVA, l’impact est neutre pour le restaurateur qui ne joue qu’un rôle de percepteur d’impôts pour le compte de l’état auquel il reverse la différence entre la TVA collectée sur les recettes et celle qui est à déduire sur les achats de la période d’imposition.
La TVA est donc supportée exclusivement par le consommateur qui sur un plan strictement comptable devrait bénéficier de la TOTALITE de cette baisse du taux.
Ceci étant dit, toutes les mesures intermédiaires développées dans la presse, un chouya pour l’embauche, un zeste pour les prix, une diminution sélective sur quelques produits de la carte ou pour un menu du jour, ne sont qu’une perversion du système qui s’apparente fort à un « enfumage » pur et simple de l’opinion publique car les chiffres seront très difficiles à justifier et sujets à polémiques….
Sur un plan strictement comptable, la non-répercussion totale de cette baisse du taux de TVA équivaut, ni plus ni moins qu’à une hausse des prix « sponsorisée » par l’état qui aurait pu tout aussi bien distribuer des aides sélectives à l’embauche pour un montant équivalent, ce que l’Europe voit d’un très mauvais œil…
Il semble qu’une fois encore, malgré un bel emballage d’explications sociales, les clients seront les dindons d’une farce que les associations de consommateurs feraient bien de surveiller de près… !
« Avez-vous déjà
entendu un hululement de percepteur dans la nuit ? »
Il se pourrait bien que pour une fois, l’agent des impôts qui terrorisait Raymond Devos vienne au secours du petit contribuable en contrôlant les restaurateurs indélicâts…
Mais c’est une autre histoire… !
Voilà un drôle d'exercice que de se présenter en quelques lignes! Alors, qui suis-je ? Georges Robert, un curieux de nature, railleur, frondeur et
avant tout sportif depuis le plus jeune âge. J'ai commencé par pratiquer le judo et la natation à Marseille où j'ai découvert la spéléologie qui est devenue très vite une passion dévorante. C'est
ainsi que j'ai commencé à participer à des explorations en Autriche dans des gouffres très profonds, avant d'être atteint par le virus des expéditions lointaines et du voyage, très
souvent en Indonésie où j'ai multiplié les découvertes.
L'hexagone était devenu bien trop petit pour moi, un peu "rastègue" comme on dit à Marseille...
Toujours intéressé par ce qui est nouveau et présente un certain danger, j'ai pratiqué d'autres activités comme la moto Tout-terrain, l'escalade, le parapente, la plongée sous-marine, la voile et autres activités ouvertes sur le plein-air et les voyages. Depuis quelques années, je suis devenu photojournaliste indépendant (carte de presse N°105 709) et je continue à m'intéresser au sport, à tout ce qui est insolite, aux combats pour la sauvegarde de la planète avec de plus en plus une conscience politique.
J'aime Marseille, cette ville cosmopolite et ensoleillée où je prépare mes prochaines escapades en allant courir, grimper dans les calanques ou encore en allant retrouver des amis sur le tatamis de mon club de judo.
Professionnellement, je suis libre de partir en reportage sur commande ou pourquoi pas, de rejoindre la rédaction d'un journal ou d'un magazine...
Si la curiosité est un « vilain défaut », je suis sacrément mal-élevé… J’en suis resté aux « fondamentaux… « Il est interdit d’interdire »… Et il suffit qu’on veuille m’empêcher d’aller quelque part pour que cela déclenche chez moi une envie quasi-irrépressible de découvrir ce que cache cette interdiction…
L’investigation est une discipline noble qui donne libre cours à l’imagination, à l’improvisation, à la ruse et à la malice… Tout commence souvent par une enquête minutieuse digne d’un véritable espion et certains paparazzis sont passés maîtres dans l’art de tout savoir des faits et gestes d’une « personnalité » qui fera les choux gras de magazines « pipole » à gros tirages.
Personnellement, je préfère les véritables « enquêtes », celles qui mettent un coup de projecteur sur de véritables scandales qui éclateront un matin à la une d’un grand journal. J’ai un penchant tout particulier pour la découverte de ce qui dérange ou mériterait d’être connu alors que personne n’en parle… J’aime avoir une autre vision des choses, regarder par le petit trou de la lorgnette et comprendre comment les différents protagonistes d’une affaire envisagent les choses…
Dans un monde frileux où « Big Brother » nous regarde, je prends un malin plaisir à contourner les contrôles et je m’étonne toujours de la facilité de pénétrer dans certains lieux malgré un service d’ordre important voire une présence policière… Cela donne d’ailleurs à réfléchir sur l’efficacité des plans « vigipirates » et autres « usines à gaz » du même style…
Cordialement
J'ai repris un restaurant il y a moins de deux ans et croyez bien que je ne me leurre pas sur l'attitude de certains confrères, dont j'ai fait les frais en tant que salariée pendant plus de dix ans...je sais ce que c'est de travailler 6 jours sur sept douze à quinze heures ( et + ) voire en 7/7 pour une poignée de figues et un quignon de pain...
Si vous pensez que la différence entre nos achats à 5.5% (tva déductible) et nos ventes à 19.6% ( tva collectée) est le seul paramètre à prendre en compte dans nos prix affichés....c'est d'une naïveté absolue...
Pour ma part, je suis tiraillée entre la nécessité de marger suffisemment pour d'une part payer correctement mes cinq employés, à hauteur des heures qu'ils font à longueur d'année, travaillant en coupure ( vous savez deux ou trois heures de coupure et allez on retourne au taf !! ) , et les week end et les jours fériés, sans jamais compter les heures qui sont imprévisibles dans ce métier....entre ma volonté farouche de faire de la qualité, donc des prix d'achats plus élévés, tout simplement de ne pas prendre les gens pour des cons et de supporter toutes les charges...
Alors, oui, je suis trés heureuse de cette baisse de tva qui profitera en premier lieu aux grands groupes qui je l'espère joueront le jeu...quant aux petites structures, c'est un petit peu d'air qui leur est accordé...laisser les faire au mieux et à vous en tant que client d'être exigeant et de ne pas vous laisser pigeonner...choisissez le meilleur rapport qualité prix en fonction de votre budget, de vos envies...ce n'est pas la baisse de dix centimes sur un thé ou un plat qui révolutionnera la restauration et le porte monnaie moyen du français pour s'offrir un resto...Pour sûr, cette baisse de la tva permettra aux professionnels consciencieux et amoureux de leur métier de le faire mieux, pour satisfaire leurs clients et être à la hauteur de ce que nos employés donnent dans nos entreprises !!! Pour ma part, cela ne fait pas encore deux ans que je suis à la tête de ma petite entreprise mais je peux vous promettre que je suis bien en dessous du smic hôtellier....
Ne faites pas d'amalgame trop hâtif, le meilleur des contrôles ne viendra ni de l'état ni des services qui contrôleront les prix....mais de votre boycott ou de votre fidélité aux endroits que vous avez choisis et que vous aimez...
Ce qui m'étonne enfin, c'est que personne depuis quinze ans ne s'est élevé contre le Mac Do par exemple...bouffe impéccable, marges ridicules et employés merveilleusement bien payés....
Je ne vais pas me lancer dans un cours de comptabilité mais n'importe quel expert comptable pourrait confirmer ce que j'affirme. Si le prix payé par le client ne baisse pas de 14% c'est que le prix de revient du repas a augmenté, la hausse étant prise en charge par l'état...
C'est aussi simple que çà...!
c'est bon à savoir... trés bon article...
lorent et ses
2900 tailles-crayon....