Johnny Hallyday, le « Papy » du rock Français était au stade vélodrome de Marseille le 11 juillet 2009 pour un concert d’adieu aux fans qui le suivent, pour certains depuis près de cinquante ans.

Comme d’habitude, Johnny  a fait les choses en grand. La scène grandiose se dresse, côté « virage  nord » et une piste permet à un « plateau » de musiciens et au chanteur de s’avancer jusqu’au milieu de la pelouse avant de faire une grande boucle au milieu du public et de retourner sur la grande scène… Les immenses écrans étaient de bien meilleure qualité que certains vus récemment dans d’autres concerts… Sans doute une histoire de gros sous… !

 

 


A 15h, tout le personnel est en place, prêt à accueillir dès 17h les 50000 spectateurs qui vont se précipiter comme des termites vers les tribunes, vers le « virage sud » et surtout sur la pelouse qui heureusement a été protégée par un plancher spécial

 

Perchés sur le mur d’enceinte, « côté virage sud », un vigile et son « chien de fasciste », (un berger allemand) surveillent que des grimpeurs ne profitent de leurs talents pour assister au concert « gratos »

 


Enfin, les premiers fans arrivent, leur sésame à la main, cherchant  l’escalier qui les conduira à leur place, « lettrée », numérotée et pourtant pas très facile à trouver en raison d’un maillage de grilles et de barrières mis au point par un gugusse a l’esprit visiblement perturbé….  Les gens sont en général de bonne humeur mais certains ont parfois du mal à comprendre qu’il leur est impossible d’atteindre depuis l’endroit où ils se sont fourvoyés, un escalier qui les nargue, visible derrière une grille infranchissable

Le comble du ridicule est cette porte « L », côté « virage sud » dont l’accès officiel est condamné en raison de la proximité de toilettes qui mériteront quelques commentaires un peu plus loin… Comment ne pas être dubitatif quand la lettre que vous recherchez n’existe visiblement pas et qu’un stadier affecté à la lettre « K » vous invite poliment à vous faufiler dans un étroit passage qui rejoint l’escalier officiel , apportant la preuve qu’à Marseille, « K » = « L » !




Lorsque les gens, souvent venus de très loin ont enfin trouvé leur place, ils s’aperçoivent qu’à Marseille en plein soleil il fait très chaud, même à 17h et qu’ils ne tiendront pas jusqu’au début du concert prévu à 21H30 sans un ou plutôt plusieurs passages par la buvette… à l’accès très compliqué pour les occupants de certaines travées du « virage sud »


 


Le public :

 

Dès l’ouverture des portes, c’est la traditionnelle ruée vers l’or. Le sprint vers la pelouse est lancé… Il FAUT être les premiers sur place pour s’installer le plus près possible de la scène. Des sportifs déboulent au pas de course, de grosses dames tentent d’en faire autant en soutenant leur « énoorme » poitrine qui balance… Des plus « fines » perdent leurs chaussures à talons en route, les ramassent et continuent pieds nus… Des malheureux à la vessie déjà trop pleine en profitent pour se « soulager » derrière les 4x4 des Marins Pompiers atterrés…

 

Les Marins Pompiers qui justement, espèrent qu’ils n’auront pas à évacuer plus de 200 personnes avant le début du concert comme cela aurait été le cas lors de la venue des teutons de «Tokyo Hôtel »…

 


Il y a également beaucoup de familles… Le père, fan de Johnny de la première heure, le fils qui a appris à aimer la musique de son papa, le petit fils de 6 ou 7 ans qui se demande qui est ce « Jauni » qu’il va voir pour son premier concert

 

Mais aussi des femmes, une majorité de femmes qui remporteront la victoire à l’applaudimètre improvisé par Johnny au cours de son show… Pourquoi tant de femmes ? Parce que le vieux rocker aurait encore du « sex appeal » et des arguments qui excitent les femmes, jeunes et moins jeunes…

 

C’est dans les vieux poêlons qu’on fait le meilleur bœuf mironton… !

 


Il ne faut pas oublier ces Bikers venus en Harley Davidson… Ils ont garé leurs montures aux abords du stade sans imaginer qu’ils pourraient bien en retrouver « deux » lorsque le concert sera fini…

 

Avant l’arrivée de la « Big star », c’est Christophe Mae qui a la lourde tâche de faire patienter les spectateurs et il faut dire qu’il s’en tire plutôt pas mal… Les tomates pourries, les vieux téléphones portables remplis de ciment prompt et autres projectiles resteront dans leurs cachettes… (Une galéjade, bien sur…)

 


Entr’acte :

 

C’est le moment choisi pour un nouveau déferlement vers les buvettes et les pissodromes qui avec une telle consommation de bière sont en nombre très insuffisant. Très vite, il suffit de se diriger à l’odeur fétide qui se dégage de cet endroit ignoble pour prendre conscience de la gravité du problème… Il y a deux files… A gauche celle des dames, à droite celle des messieurs… Mais aussi celle des dames… Auraient-ils réinventé les pissotières mixtes ? Faisons donc la queue (le terme approprié…) comme tout le monde… !

 

Enfin arrivé près des urinoirs, le spectacle est très « curieux »… Les malheureux en tongs sont sur la pointe des pieds pour tenter d’éviter de marcher dans l’urine qui déborde… Certains ont la braguette grandement ouverte et d’autres, dans un « réflexe exhibitionniste » en raison de la présence des femmes ont quasiment leur « bite » sur l’épaule…  Les nanas qui se sont frayé un chemin jusqu’ici pour accéder à une des quatre cuvettes répètent qu’elles ne « regardent pas… » Mais quoi au fait ? Après s’être renfermées en apnée pour subvenir à leurs besoins pressants elles ressortent au pas de course comme si elles avaient commis un forfait… !

 

Sourire… C’était bien ?  Confidence vestimentaire et détail « technique »….  : « Le mieux c’est de porter une robe légère d’été sans culotte dessous… Il suffit de la relever suffisamment haut et de se soulager sans poser son cul sur la cuvette… : »

 


Enfin la zique…

 

La meilleure nouvelle, (Mais qui en doutait ?) c’est que Johnny « assure » toujours autant et qu’il n’a pas encore besoin de déambulateur pour assurer le spectacle qui aurait pu durer des heures. Instant d’émotion… Alors que son épouse Laetitia le surveillait depuis une loge, David, son fiston est monté sur scène pour entonner « sang pour sang » avec son « patouze » très ému…

 

Il enchaîne les succès, passant d’une époque à l’autre avec toujours autant de brio. Lorsqu’il interprète « Les portes du pénitencier » juché sur une plateforme qui circule sur un rail  au milieu du public, c’est l’extase…

 


« Allumer le feu »
est chanté au milieu des flammes et se termine par un feu d’artifice… Normal !

 

Il est déjà près de minuit lorsque un « Ce n’est qu’un au revoir » annonce la fin imminente de ce spectacle d’exception. Certains, la gorge nouée ont du mal à croire que c’était la « der des der »…

 

Et si ils avaient raison ?

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