Dans la soirée du lundi 27 juillet 2009, une réunion publique organisée par les CIQ des 9è et 10è arrondissements de Marseille s’est tenue sur la place Constantino aux Trois-Ponts  suite à l’incendie qui a ravagé le vallon et plusieurs quartiers du Sud-est de la ville les 22 et 23 juillet.

Trois élus, Lionel Royer-Perrault, René Olmeta et Thierry Santelli étaient là pour entendre les témoignages et les doléances des habitants qui ont vécu parfois très mal sur le plan psychologique cette nuit d’apocalypse.

Après avoir félicité les pompiers et la police pour leur efficacité, les débats menés par Monique Cordier et Philippe Yzombard du CIQ ont rapidement abordé les sujets qui fâchent. Les riverains parfois très en colère ont pu raconter leurs aventures nocturnes avec beaucoup de détails, mettant le doigt sur les nombreux dysfonctionnements que ces évènements ont permis de mettre en évidence. (manque de bornes à incendies, absence d’un tronçon de 150m de piste DFCI entre le parc des Bruyères et Sainte-Croix, personnes âgées à mobilité réduite qui n’ont pas été évacuées par la police alors que leurs maisons étaient menacées…).

Le ton est rapidement monté et la réunion a pris des couleurs « Pagnolesques » qui ne pourraient exister ailleurs que dans les environs de Marseille. Une grand-mère de plus de 80 ans n’a pas hésité à demander le micro pour dire qu’elle n’avait jamais vu de choses pareilles, même pendant la guerre. D’autres voisins qui avaient visiblement besoin d’extérioriser leurs émotions ont  continué, chacun abordant le sujet qui lui tenait à cœur… Les élus présents ayant parfois bien du mal à calmer les esprits.

« Il faut porter plainte contre X car il y aurait eu d’autres départs de feu. » Ce conseil prodigué par le major Jean-Marc Dubeau  du commissariat du 10è arrondissement prélude d’une « ouverture de parapluie » généralisée visant à minimiser la responsabilité de l’armée dans cet incendie et ses conséquences.

« Le désastre écologique est tel qu’il y a urgence à ce que des travaux de réhabilitation soient entrepris, si possible avant les gros orages du mois d’août et il serait inadmissible que l’armée ne participe pas à la réparation de  sa majestueuse « cagade »

C’est alors qu’une phrase maladroite a mis le feu aux poudres : « Certains n’ont pas débroussaillé suffisamment leur terrain et la mairie a verbalisé ces contrevenants à la loi qui pourraient être tenus pour responsables de la propagation de l’incendie… ».

Il n’en fallait pas tant pour déchainer certaines « grandes gueules : « La mairie qui n’a pas débroussaillé le parc des Bruyères, (détruit par les flammes) ferait mieux de balayer devant sa porte avant d’oser s’en prendre aux riverains

Quelques palabres plus tard, la séance était levée, laissant de nombreuses questions en suspens et comme d’habitude, des promesses faites par les élus, indifféremment de leur couleur politique

 


Comme le disait le fossile... « Wait and see ! »

 Clothilde Duquesnel, la journaliste de  « La Provence » a parfaitement rendu compte de cette réunion publique dans les colonnes du journal du mardi 28 juillet 2009.

http://www.laprovence.com/articles/2009/07/28/875668-A-la-une-Apres-l-incendie-les-habitants-demandent-des-comptes.php

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