Suite au décès malheureux d’une fillette de onze ans lors d’une descente en hydrospeed sur la Durance, la presse, la radio et les chaines de télévision se livrent quasi-unanimement à une attaque en règle de l’encadrement des activités sportives  de pleine nature. L’alpinisme, l’escalade, la randonnée, la spéléologie, le canyonning, les sports d’eau-vive, les sports aériens comme le deltaplane ou le parapente, le ski et les raquettes, la plongée sous-marine et plus largement toutes les activités dites « à risques » sont passées à la moulinette.

A une époque ou l’état qui se transforme de plus en plus en un « Big Brother » qui cherche à légiférer sur tout, il est de plus en plus inconcevable qu’il subsiste encore des domaines dans lesquels le « risque  zéro »  n’existera JAMAIS, quoi que l’on fasse...

 Malgré l’utilisation de matériel « dernier cri » répondant à des normes de plus en plus sévères, malgré un encadrement au « top » fait par des enseignants qui sont très souvent des sportifs de haut-niveau spécialistes de leur discipline, un accident lié à un « impondérable » n’est jamais totalement exclu, ce qui mérite réflexion.

Un adulte qui désire se lancer dans une telle activité ne doit jamais perdre de vue la « possibilité », même si elle est infime, d’y laisser la vie et dans le cas d’un enfant, aussi passionné et casse-cou soit-il, c’est aux parents qu’il appartient de décider s’ils autorisent leur progéniture à pratiquer un sport à risque dans un club ou une association agrée et contrôlée par le Ministère de la santé et des sports.

Avec la « judiciarisation » inspirée des délires de la société américaine, les candidats à l’obtention de brevets d’état d’éducateur sportif feraient bien d’intégrer l’idée que leur passion pourrait bien les conduire en prison un jour ou l’autre… Après avoir assimilé cette donnée, ils feraient bien de se demander si le jeu en vaut vraiment la chandelle et il serait bon de rajouter au référentiel de leur diplôme une Unité de Valeur qui pourrait s’intituler « La prison et après »

Avant d’en arriver là, il est sans doute bon de poser quelques questions qui fâchent… A quoi cela sert-il à part qu’à ramener du pognon que de chercher à promouvoir coûte que coûte des activités qui en définitive sont néfastes pour la nature ? Après leur découverte, les grottes n’ont pas besoin de hordes de touristes en mal de sensations fortes, les rivières se passent très bien de ces aventuriers à « deux balles » qui ne sont qu’une nuisance pour le milieu dans lequel ils évoluent… La fréquentation de ces lieux fragiles ne peut en aucun cas croître indéfiniment et la promotion des activités de pleine-nature ne peut engendrer que des problèmes, d’autant plus que les mentalités évoluent sur une pente savonneuse… Le passionné d’antan est remplacé par un « con-sommateur » déresponsabilisé et sans aucune culture du milieu qui « teste » un peu tout, devenant un parfait « bon à rien »…

Après avoir lu cet article, le père d’une petite fille décidera peut-être de ne pas l’envoyer dans sa « colo-sportive »… Et elle se fera écraser à deux pas du domicile familial par un chauffard ivre, à moins qu’elle ne soit kidnappée et jamais retrouvée par un émule de Michel Fourniret

C’est alors que son fiston deviendra un « geek » ou une « patate de canapée », qu’il deviendra « accro » au « Redbull » et autres saloperies à la mode et qu’il se forgera un avenir de grand malade qui contribuera à creuser le « trou » de la sécurité sociale… !

Le père, rongé par le remords d’avoir empêché sa fille de partir en colonie de vacances se jettera sous un TGV et la mère sombrera dans l'alcool et la prostitution

C’est sans doute ce que l’on appelle « l’effet papillon »… !

Pour illustrer cet article, quelques images de ce qu'il ne faut pas forcément faire...
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