Le monde de la pige est merveilleux. En quelques années j’ai eu l’occasion de croiser des gens surprenants dans des rédactions. Un comptable malhonnête qui avait « oublié » de me régler trois reportages photographiques consécutifs, qui refusait de me répondre au téléphone et qui avait eu la surprise de me voir débarquer un jour à l’improviste dans son bureau parisien. En me voyant, il était passé par toutes les couleurs de l’arc en ciel et curieusement, les chèques étaient sortis d’un tiroir où ils auraient été « oubliés » par une stagiaire du service comptable qui aurait d’ailleurs été « virée »… !

Une autre fois j’étais tombé sur un véritable escroc qui m’avait refusé des photos et en avait « pompé » une quelques semaines plus tard dans un magazine concurrent… La pige avait été réglée après un courrier d’avocat…

Dans un autre registre, il m’’est arrivé de retrouver des photos signées « DR » (droits réservés) dans un magazine et bien entendu, je me suis empressé d’aller systématiquement présenter ma « note d’auteur »…

J’ai également croisé à plusieurs reprises la route de « distraits », de ceux qui omettent la signature des auteurs d’un article ou d’une photo parce qu’ils bouclent un numéro à la dernière minute en « zappant » le travail de relecture. Pourtant, comme cela est défini par l’Article. L.121-1 du Code de la Propriété Intellectuelle, ils ne devraient pas oublier que l’absence de signature est une atteinte au droit moral de l’auteur qui mérite réparation…

La dernière « plaisanterie » en date est l’œuvre d’un maquettiste de la revue Men’s Health qui dans son numéro 11 de septembre 2009 publie sur six pages un de MES articles : « Sous la terre de Bornéo »… Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes si d’un coup de baguette magique ou de « mulot » intempestif, je n’avais pas été transformé « à l’insu de mon plein gré » en un certain « Robert Gournes »… !

Toujours est-il que le mal est fait et que le magazine étant d’ores et déjà en kiosque, il n’y a plus RIEN à faire… Un erratum aussi efficace qu’un emplâtre sur une jambe de bois sera publié dans le prochain numéro mais en attendant, me voilà contraint à expliquer qu’il s’agit tout simplement d’une simple « bourde » de la rédaction et en aucun cas d’une « embrouille »… !

En tous cas, si vous connaissez « Robert Gournes », je serai ravi de faire sa connaissance !

Nb : La double page qui illustre cet article a été corrigée par Men’s Health… Le « hic », c’est que cette fois-ci, « Georges » est écrit sans « s »…. Il s’agit sans doute d’un effet inattendu de la canicule… !

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