La « privatisation » généralisée prônée par les chantres du libéralisme et du libre-échange n’a pas toujours du bon. Les chemins de fer britanniques sont un parfait exemple de ce qu’il ne faudrait pas faire et en France, abuser de ce genre de pratiques ne peut que se terminer dans la rue…

Le fric qui a la fâcheuse tendance à toujours terminer dans les mêmes poches pousse les hommes à faire tout et surtout n’importe quoi… La spéculation est devenue la règle et les « traders » qui sont montrés du doigt comme une immonde verrue sur le nez du capitalisme ne sont que la face émergée d’un iceberg contre lequel l’économie mondiale est venue se fracasser…

Selon un discours très souvent entendu, le démantèlement des services publics serait incontournable parce que l’état « est » un mauvais gestionnaire. En se penchant sur les fondements de cette affirmation, il apparait très vite que le remède proposé  par les libéraux est loin d’être la panacée universelle et la fin des  conflits sociaux est loin d'être pour demain...

Dans ce climat de morosité ambiante, j’ai croisé ce week-end à Marseille, un drôle de Canadair, qui participait au « Redbull flugtag ». Cet objet volant parfaitement identifié était une sorte d’allégorie de la décrépitude actuelle d’une civilisation en déclin. C’est ainsi que l’avion-citerne de « l’insécurité civile 13 » s’est crashé lamentablement dans les eaux de la méditerranée, symbolisant ce qui pourrait se produire si l’on réduisait le budget de fonctionnement de cette unité qui a fait depuis très longtemps la preuve de son efficacité…

Patrice Carmouze, l’un des membres du jury de la compétition déjantée qu'est le « Redbull flugtag » a déclaré qu’il était « passionné par les choses qui ne marchent pas », une démarche intellectuelle qui m’intéresse également beaucoup… !

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