À Marseille, la communication politique et municipale passe de plus en plus souvent par le sous-entendu, la métaphore et la symbolique des choses…

Pour illustrer ce propos, comment ne pas se demander quelle était la subtile signification de cette « ville éphémère » en cartons qui a été dressée pendant une semaine sur la place Bargemon, débordant même sur l’esplanade de la mairie ?

Après qu’elle ait été détruite une première fois par un violent orage et une bourrasque de vent, les bâtisseurs se sont remis au travail sous les yeux de badauds qui en observant ce spectacle ne manquaient pas d’évoquer Pompéi, Sodome, Gomorrhe et d’autres cités qui ont plutôt mal fini…

Et voilà que dimanche à 16 heures précises, le signal de la destruction de la ville en cartons, de son église qui semblait défier la Bonne Mère chère et d’une réplique de la tour Saint-Jean était donné…

fallingtowerblog.jpgAlors que la tour commençait à vaciller lentement, des quolibets plus ou moins inspirés ont commencé à fuser dans le public :

« Oh putain, ils ont oublié le ravi sur le créneau ! »

« Oh con, il y a Gaudin à la fenêtre ! »

Une fois l’écroulement final terminé, les nombreux enfants ont été invités à venir se défouler en écrasant les cartons à pieds joints… Ce qui ne manqua pas de susciter de nouveaux commentaires plutôt acerbes d’adultes qui auraient été ravis de faire la même chose avec quelques élus horripilants qui siégent au conseil municipal et dont les noms ne seront pas révélés dans ce billet…

Parmi les propos entendus nombreux n’auraient pu être retranscrits fidèlement sans tomber sous le coup de la loi ne le sont donc pas, d’autant plus que leur vulgarité n’était même pas drôle…

La conclusion de cette journée, à déclamer avec des accents gaulliens est à mettre au crédit d’un marchand de savonnettes… :

« Le Marseillois a coulé… »

« La mairie s’est effondrée… »

« Marseille  part en couilles.... ! »

Tag(s) : #Marseille