Alors que des policiers de haut rang et un certain Dominique Strauss Kahn sont mis en cause dans une sombre histoire de proxénétisme liée au Carlton de Lille qui pourrait éclabousser beaucoup de monde, certains semblent découvrir horrifiés qu’il n’y a rien de plus simple dans un grand hôtel que d’obtenir les services, d’une escort girl, d’une masseuse ou d’une péripatéticienne plus ou moins « luxueuse »…

EnjoyCet étonnement de circonstance qui au siècle dernier aurait peut-être pu convaincre le citoyen lambda, il ne trompe plus personne et prête simplement à sourire…

Combien de ces Pinocchio qui jouent les pères la morale ont un jour profité d’un déplacement professionnel pour tomber dans les bras d’une professionnelle d’un autre genre, la soirée étant bien entendu prise en charge par un patron soucieux du bien être de ses cadres ?

Si le fameux DSK est tombé bien malgré lui dans l’affaire du Sofitel de New York qui gardera son mystère, Silvio Berlusconi est au contraire fier de ses soirées « Bunga Bunga » auxquelles il aurait invité à participer des personnalités de haut-rang…

Et voilà que les langues se délient, que les témoins, voire les participant(e)s à certaines soirées n’hésitent plus à livrer quelques secrets croustillants qui n’intéressent plus seulement que les torchons « people »… C’est donc ainsi que des plaintes contre le Député Georges Tron qui coulait des jours heureux de fétichiste des pieds ont conduit à sa mise en examen dans une affaire de viol encore en cours d’instruction, faisant indirectement de lui une victime collatérale de l’affaire DSK

sakiDans ce beau pays où le ministère de l’intérieur n’hésite plus à inciter les citoyens à la délation, même pour des motifs qui pourraient paraître futiles, il est permis de se poser des questions sur le drôle de chemin que prend la société actuelle.

Le 24 octobre dernier, La Provence et d’autres médias se sont émus de découvrir dans les couloirs du métro une campagne d’affichage visant à inciter les employés à dénoncer leurs patrons lorsqu’ils utilisent des logiciels piratés. http://www.laprovence.com/article/a-la-une/une-campagne-daffichage-pour-vous-inciter-a-denoncer-votre-patron

Ce petit exemple pourrait être suivi par beaucoup d’autres et pour en revenir aux hommes politiques et au proxénétisme dans les grands hôtels, il pourrait être très amusant de créer un « numéro vert » ou un site web inspiré de Wikileaks permettant au simple citoyen de révéler les frasques de leurs chers élus et autres personnalités en vue…

Histoire de rire un peu et d’illustrer ces propos, je pourrais témoigner en racontant quelques anecdotes de voyages plutôt croustillantes. Comment par exemple, il y a fort longtemps, le directeur d’une grande compagnie pétrolière française en Indonésie avait tenu à faire « bénéficier » notre petite équipe des mêmes prestations que celles qui avaient été offertes quelques jours plutôt aux « branleurs » (c’était le terme le moins injurieux parmi ceux employés…) d’une « mission parlementaire » composée de députés de la majorité et de l’opposition dont la liste serait facile à retrouver. 

AetACe n’est qu’un peu plus tard, en prenant possession de nos suites dans le plus bel hôtel du coin que nous avions enfin compris pourquoi ce boss, gros cigare aux lèvres et chapeau texan sur la tête avait insisté lourdement pour savoir s-il y avait des femmes dans notre petit groupe d’explorateurs…

Au chapitre « délation », je pourrais tout aussi bien révéler qu’en Malaisie, un grand journaliste et sa compagne illégitime m’avaient demandé de les accompagner dans un salon dont la coiffure n’est qu’un alibi pour leur servir d’interprète dans la « négociation » de deux belles asiatiques pour une partie de jambes en l’air, la proposition m’étant faite pour me remercier, de « prendre » celle que je voulais…

Luckystar.jpgEt voilà qu’en écrivant ces lignes, des souvenirs qui en étonneraient plus d’un surgissent de ma mémoire, mettant en évidence que l’exercice de la délation dans ce domaine se transforme rapidement en « Outing » généralisé des pratiques sexuelles de personnalités qui jusqu’à présent ont toujours su rester anonymes…

Alors que la réalité n’est pas encore le reflet du « 1984 » de George Orwell mais s’en rapproche à grands pas, les « indics » et autres délateurs ont encore de beaux jours devant eux.

Big Brother a visiblement encore besoin de « balances » et c’est à se demander si les gangsters des films d’antan n’avaient pas plus de morale que ces technocrates à deux balles qui espionnent les citoyens, « écoutent » les journalistes et constituent des fichiers dans le seul but, (promis, juré, craché, si ils mentent is vont en enfer...) de veiller sur la sécurité du pays...

 

Ils ont seulement oublié que tout le monde sait depuis longtemps ce que vaut la parole de Judas… !

Nb. Les images qui illustrent cet article sont des cartes de visites un peu spéciales qui sont glissées mystérieusement sous les portes des chambres  dans les hôtels de Singapour.

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