Le bruit court que nous vivons une période de changements climatiques, que les épisodes caniculaires et les hivers glaciaux ne sont que les résultats visibles des exactions de l’homme qui ne serait que le pire ou le meilleur des serial-killers de l’environnement.

Il n’y a guère que Claude Allègre et quelques uns de ses potes qui s’élèvent, pas toujours dans la finesse, c’est le moins que l’on puisse dire, contre les thèses défendues par les écologistes… Nicolas Hulot serait un « imbécile » et les théories sur les changements climatiques qu’il défend avec une large majorité de scientifiques ne seraient qu’une « vaste plaisanterie »… !

Ce qui est sur, c’est qu’il suffit de se plonger dans l’histoire pour se rendre compte qu’il n’y a pas si longtemps, il faisait chaud en été et même, qu’il neigeait régulièrement en hiver en Provence…

agnis1blogEn jouant à l’archéologue dans un carton de vieilles photos, j’ai retrouvé des images de Gérard Acquaviva  dont je n’ai plus la date exacte mais qui remontent si ma mémoire ne me fait pas défaut, à la fin des années 1970…

Cette fois-là, l’ami Victorin, cantonnier du village de Signes dans le Var nous avait invité à monter avec lui sur le Mourré d’Agnis où il voulait nous montrer l’entrée d’un gouffre qui ne figurait dans aucun inventaire. C’est ainsi que nous étions montés sur le massif en voiture par la mauvaise piste empierrée et que nous avions prévu de passer la nuit dans son cabanon…

agnis2blogAlors que le temps se gâtait, nous étions descendus dans le trou à trois, Gérard Acquaviva, Christian Mistre et moi-même alors que Victorin nous attendrait à la surface avec les chiens… Trois heures plus tard, après avoir atteint la profondeur de (60m ?) dans un aven assez spacieux qui avait déjà dû être exploré il y a très longtemps, nous étions remontés en en faisant les relevés topographiques des lieux. A l’extérieur, nous avions retrouvé le brave Victorin qui nous attendait, stoïque, alors qu’il était en train de se transformer en… Bonhomme de neige !

agnis4blogEn quelques heures, la météo avait complètement changé et il s’était mis à neiger de plus en plus fort… Après avoir rangé à la hâte le matériel de spéléo et fait « pleurer  les monstres », nous avions rejoint le cabanon de Victorin où crépitait déjà un bon feu de bois…

 

La soirée « grillades » s’était poursuivie agréablement, Gérard ayant amené sa guitare. De temps à autre, nous avions jeté un coup d’œil à l’extérieur où la neige avait l’air de vouloir « tenir »…Très tôt le matin, nous avions entendu Victorin pester contre la porte qu’il ne parvenait pas à ouvrir….Tout simplement parce qu’elle était coincée par l’épaisseur de neige…

agnis3blogIl était clair que les voitures étaient bel et bien bloquées et nous avions pris la décision de démonter les batteries et de les stocker bien au chaud dans le cabanon…Victorin qui était réquisitionnable en cas d’intempéries craignait que sa femme déclenche les secours (!) et c’est ainsi que nous étions partis à pieds dans 40cm de neige, voire plus… Il nous avait fallu plusieurs heures de marche pour rejoindre Signes et ce n’est que plusieurs jours plus tard que nous avions pu aller récupérer les voitures immobilisées sur le Mourré d'Agnis… 

 

C’était une époque où il faisait chaud en été, où les automnes étaient pluvieux et où les hivers rigoureux avaient la faveur des alpinistes en quête d’exploits hivernaux...

 

Une époque où l’on ne parlait pas encore de réchauffement climatique….

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