Depuis quelques jours, une cinquantaine des roms expulsés de l’ancienne Caserne Cardot qu’ils occupaient à Marseille, boulevard de Plombières, dans le cadre d’une « réquisition citoyenne » ont trouvé refuge quelques centaines de mètres plus loin à peine dans le square Lionel Rathery qui ne dispose d’aucun point d’eau et encore moins de toilettes.

Vendredi 2 août, une conférence de presse organisée par les associations qui tentent de défendre les roms a eu lieu sur place et a permis aux journalistes et à quelques rares badauds de se rendre compte de la précarité et de l’insalubrité dans laquelle vivent ces gens et de nombreux enfants en pleine période de canicule.

rathery03web.jpgDeux ans plus tôt, l’occupation assez similaire des pelouses de la Porte d’Aix avait fait scandale car c’était la première chose que voyait un touriste arrivant à Marseille par l’autoroute.

Cette fois-ci, ces roms parmi lesquels se trouvent des familles déjà présentes à l’époque peuvent mourir tranquillement d’insolation ou (et) de déshydratation car le « spectacle » a lieu à l’abri des regards, protégé par un petit tunnel d’accès qui à la nuit tombée doit être aussi accueillant qu’un coupe gorge…

rathery01web.jpgAlors que j’écoutais parler le père Paul de la paroisse de la Belle de Mai, les paroles de la vieille chanson de Charles Aznavour, « Emmenez-moi » ont surgi de ma mémoire :

«… il me semble que la misère serait moins pénible au soleil… »

ratheryweb02.jpgCe qui lorsque l’on sait que la canicule peut-être plus meurtrière qu’une période de grand froid tend à prouver que l’artiste maîtrisait assez mal son sujet…

Un peu comme Raymond Barre qui avait déclaré un jour :

« Nous étions au bord du gouffre,

nous avons fait un grand pas en avant. »

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