Quand mes potes indonésiens Rudy et Eko ne font pas de la spéléo ou du trekking en jungle, ils aiment bien taquiner le « goujon » qui dans leur beau pays semble parfois avoir pris des anabolisants comme le montrent les photos qui illustrent cet article…

poiscaildouble1blog.jpgQu’ils s’installent sur un rocher surplombant une crique difficilement accessible, qu’ils pêchent à partir d’une pirogue ou d’une barque ou même qu’ils lancent une simple ligne depuis un ponton, leurs prises sont quasiment toujours aussi spectaculaires…

poiscaildouble2blog.jpgSi chez nous certains jardiniers sont réputés avoir la « main verte », le moins que l’on puisse dire, c’est que ces indonésiens là doivent avoir les doigts qui sentent le gros poisson frais… A moins qu’ils aient le don d’appâter le gros fretin, qu’ils soient des « Pawang ikan », des « Naguals » capables d’entrer en communication avec la poiscaille qui va finir prise au piège d’hameçons si tentants…

poiscail05blog.jpgLes chamanes et les croyances animistes dérangeant un peu trop les esprits cartésiens, il est plus prudent de croire que ces pêcheurs pourtant encore jeunes ont tout simplement acquis une connaissance de la mer et des mangroves hors du commun…

poiscail06blog.jpgHistoire de rire un peu, imaginons un instant que ces « terreurs de la poiscaille » participent avec quelques-uns de leurs amis coureurs de jungles à une émission comme « Koh Lanta » ou « Survivor »

Ce serait assurément la première édition qui verrait les fameux « aventuriers » prendre du poids suite à des indigestions de succulents poissons grillés...

poiscail07blog.jpgCes drôles de Robinson Crusoe étant capables de construire en quelques jours une embarcation, de confectionner des filets 100% naturels et de transformer leur bivouac sommaire en un petit lieu de villégiature confortable et sympa dans lequel il ne manquerait plus que quelques naïades dévêtues…

A moins que ces champions débrouillards n’aient réussi à capturer quelques langoureuses sirènes ! (Ces légendaires femmes-poissons qui n’ont rien de thons…)

poiscail08blog.jpgAlors qu’il ne faudrait pas longtemps avant que le cours des actions de cette pêcherie hors-normes ne s’affiche sur les écrans du célèbre Palais Brongniart, le pauvre Denis Brogniart,  embarqué volontaire dans la galère de cette émission à succès ne saurait plus à quel sein se vouer…

Pour trouver l’idée qui pourrait redonner un semblant d’intérêt aux « z’héros » fatigués de cette aventure pour citadins en mal de reconnaissance médiatique…

poiscail09blog.jpgMais revenons à nos poissons… Comment ne pas évoquer ces malicieux gamins de Bornéo qui nous avaient dérobé un jour du carbure de calcium utilisé dans nos lampes à acétylène. Feignant de ne pas nous être aperçus de ce larcin, nous les avions surveillés du coin de l’œil, histoire de voir ce qu’ils pourraient bien faire de ces cailloux utilisés partout pour des travaux de soudure…

poiscail10blogAvec un long bambou, ils s’étaient amusés à fabriquer un « canon » qui faisait beaucoup de bruit et surtout, crachait une belle flamme orangée au moment de la détonation. Après avoir beaucoup ri, ils étaient descendus au bord d’un petit cours d’eau où nous les avions rejoint, emmenant même des « provisions » avec nous en signe d’amitié.

C’est ainsi que nous avions appris qu’avec un peu de carbure placé dans des morceaux de bambous de gros diamètre, d’un peu d’eau pour amorcer la réaction chimique et d’un bouchon de feuilles maintenues par du  rotan (du rotin) il était aussi facile de pêcher qu’avec une bonne vieille grenade bien de chez nous… (Une technique passée de mode, pas très écologique mais redoutablement efficace quand on a aucun talent en matière de pêche…)

Une prochaine fois, il faudra que je vous parle d’un autre style de « pêche »…

Celle du gros croco !

Mais c’est une autre histoire… !

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