A Marseille, il fait toujours beau, c’est bien connu… Sauf qu’il arrive quelquefois que la météo s’emballe, donnant lieu à tous les excès possibles et inimaginables. Si il n’est pas rare que la région soit frappée par des épisodes de canicule, si le vent « décorne » plus souvent les « cocus » qu’il ne faudrait, les tempêtes de neige comme celle qui s’est abattue sur la ville le 7 janvier dernier sont beaucoup plus rares…

Cet automne, les marseillais ont « droit », sans doute plus que de coutume à de violents orages qui transforment parfois les rues en de véritables torrents capables d’emporter des voitures après avoir dévasté des maisons… A l’Est de la ville, la vallée de l’Huveaune, les quartiers de Saint-Loup et des Trois-ponts sont les victimes récurrentes d’inondations dont la fréquence et l’amplitude semblent en constante augmentation.

Je me souviens pourtant que dans le milieu des années 70, l’Huveaune était sortie de son lit, transformant pendant quelques heures l’hippodrome de Pont de Vivaux en une espèce de lac dans lequel il ne manquait plus que des flamands roses, des nénuphars et quelques crocos pour pimenter un peu l’ambiance… Les riverains et les pompiers présents sur place m’avaient vu circuler sur le seul engin à deux roues qui soit capable de fonctionner dans 80cm de flotte bien dégueulasse... Un vénérable Vélosolex dont j’avais bricolé l’échappement pour la circonstance, faisant sortir les gaz au niveau du guidon grâce à un simple morceau de tuyau… D’arrosage !

Si ces pluies traduisent les colères d’un Dieu, vu le nombre de fois où j’ai pris la douche en moto ces derniers temps, tout porte à croire que ce vilain barbu dont j’avais déjà parlé dans un précédent article est de plus en plus souvent de mauvais poil… (Les Dieux sont barbus, c’est bien connu…). Après avoir été « rincé » à l’eau froide plus souvent qu’il ne faudrait, ma préférence va désormais aux jacuzzis bien chauds et je réserve mes plongeons dans l’eau glaciale à des circonstances qui en valent la peine comme en témoignent les photos qui illustrent cet article…

Au moment de conclure, je me rends compte que j’ai évoqué directement le « rinçage » sous des trombes d’eau et que j’ai oublié d’autres étapes palpitantes comme les bains de boue liquide dans les marigots d’une jungle tropicale ou encore dans les boyaux infâmes de grottes infestées de bestioles antipathiques (Une belle idée pour les producteurs de Koh-Lanta, et d’autres niaiseries « téléréalitesques »…!)

Une prochaine fois, il faudra que je vous parle de différentes techniques « d’essorage »… Mais c’est une autre histoire !

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