Le samedi 15 janvier dans l’après-midi, plus de 2000 personnes ont manifesté dans les rues de Marseille pour fêter le départ du président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali qui était au pouvoir depuis le 7 novembre 1987.

Le cortège qui a défilé dans la joie a fait une halte, boulevard d’Athènes devant le Consulat de Tunisie, le temps de brûler une photo du président Ben Ali avant de faire une minute de silence suivie d’une prière en hommage aux martyrs de la lutte contre le dictateur.

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Sur les pancartes et les nombreuses banderoles, on pouvait lire : « Ben Ali Assassin, France complice », « Ben Ali en justice », « Ben Ali dégage », « RCD, dégage » (RCD= Rassemblement Constitutionnel Démocratique, le parti unique…).

En discutant avec des manifestants Franco-tunisiens qui brandissaient des pancartes hostiles à la France et au président Sarkozy, il était « amusant » de voir à quel point la proposition  de la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie d’une aide sécuritaire au régime Ben Ali lui a permis de « soigner » sa côte de popularité chez les tunisiens…

tunismars08blog.jpgLa manifestation s'est terminée sur l'esplanade de la mairie du 7e arrondissement où des discours ont été prononcés par les organisateurs depuis le kiosque à musique présent sur la place.

L’avenir du pays étant à bâtir et cela commençant dans les urnes dans un futur proche, il a été demandé à tous les tunisiens d’aller s’inscrire le plus rapidement possible sur les listes électorales…

Des algériens ont manifesté leur soutien aux tunisiens…

tunismars17blog.jpgUn autre intervenant qui pouvait paraître plutôt provocateur n’a pas hésité à dire que si les tunisiens de Marseille étaient des fervents supporters de la révolution, ils ne devaient pas oublier que la victoire était celle de ceux qui n’ont pas eu peur de se révolter et de lutter sur le sol même de la Tunisie…

Il fallait peut-être y voir une parallèle à ces résistants français de la dernière heure qui avaient attendu la débâcle des allemands pour se manifester…

 

Un peu plus tard, alors que j'écrivais ces lignes, les paroles d’une vieille chanson de Brassens ont ressurgi de ma mémoire… :

« Mourir pour des idées,

l’idée est excellente,

moi j’ai failli mourir de ne l’avoir pas eue… »

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