Depuis l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l’union européenne le 1er janvier 2007, les Roms de ces deux pays jouissent d’une liberté de circulation sans visa dans l’espace européen. Aujourd’hui, ils peuvent entrer en France sans formalité particulière et y rester trois mois sans avoir à justifier d’une activité. N’ayant ni titre de séjour ni autorisation de travail, ils ne peuvent prétendre à un emploi, ce qui débouche sur une situation kafkaïenne.

 

Sept années après leur adhésion à l’union européenne, la Roumanie et la Bulgarie feront leur entrée dans l’espace de libre circulation de Schengen et ils pourront prétendre travailler sur le sol français et même percevoir des aides sociales, une idée qui doit provoquer pas mal de cauchemars chez les fervents défenseurs d’une  Europe bâtie en dépit du bon sens, les « mauvais » citoyens Français ayant été privés d’un nouveau référendum sur l’adoption de la constitution européenne. Le traité de Lisbonne qui a été adopté par les parlementaires et non pas par le peuple est resté en travers de la gorge d’une majorité de français et ce serait illusoire de penser que les choses en resteront là…

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A Marseille, ne pouvant pas expulser les Roms de la Porte D’Aix et d’autres camps moins visibles vers leur pays d'origine, l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration, (OFII) est venu proposer des « aides au retour volontaire » de 300 euros pour les adultes et de 100 à 150 euros pour les enfants.

 

C'est ainsi que jeudi 25 août, 72 Roms que rien n’empêchera de revenir à Marseille dans quelques semaines ont embarqué à bord d’un charter pour Timisoara. C’est sans doute ce que l’on appelle une politique « efficace » de l’immigration

 

Des « volontaires » jamais, au grand jamais « désignés » Çà ne vous rappelle pas quelque chose ? Une pratique de sergent chef très à la mode à l’époque lointaine du « service militaire » ? Une ère désormais révolue où les seules choses que les jeunes gens apprenaient en une année étaient les « arts » de picoler et de devenir accrocs à la cigarette...

 

C’est à se demander si quelques bidasses en folie qui ont gagné du galon n’auraient pas été recyclés du côté de l’OFII ou de ministères en charge de la sécurité intérieure et de l'immigration...

 

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