Mercredi 29 août 2012. Comme c’est quasiment le cas après chaque orage, un communiqué de presse de la mairie de Marseille fait savoir que « En raison des fortes précipitations enregistrées dans la journée d’hier, la plage de Borély est interdite à la baignade, par mesure de précaution, à partir de ce matin. » et que « Des prélèvements sont en cours, pour vérifier la qualité de l’eau afin de permettre un retour à la baignade, dans les meilleurs délais. ».

Si ces mesures de précaution sont louables, il est néanmoins permis de se demander s-il ne faudrait pas plutôt décerner à Marseille qui va être « capitale de la culture » et vient d’inaugurer un drôle de « Parc National des Calanques », le trophée de « l’insalubrité publique européenne »... Largement mérité en raison de la politique municipale désastreuse de traitement des ordures, de l’assainissement des eaux et de la propreté générale d’une ville dont-il n’y a de moins en moins de raisons d’être fiers…

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En lisant ce énième communiqué de presse du même acabit, je me suis demandé ce qu’il faut penser de ces photos que j’ai pu faire il y a quelques jours  depuis le chemin piéton qui longe les berges de l’Huveaune, du côté du parc Borely, avec le simple compact qui ne me quitte jamais...

Un rat bodybuildé ou plus exactement un bon gros ragondin qui a du creuser son terrier pour y abriter sa petite famille quelque part sur les berges, faisait trempette sous le regard vigilant de quelques canards…

S-il est peut-être sympa de voir ce genre de faune sauvage en ville, il n’est pas sur  que ces bestioles soient un gage de salubrité pour ce fleuve qui se jette sur une plage très prisée des baigneurs…

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Pourquoi me direz vous ?

Parce que l’urine de ces animaux diluée dans l’eau véhicule la leptospirose qui est une maladie qui peut être très grave... Et qui d’ailleurs, a provoqué en 1988 le décès d’un de mes amis au terme de la traversée d’Ouest en Est de l’île de Bornéo que nous venions de réussir…  Et aussi, qu’accessoirement, toute l’équipe avait fini à l’hôpital Claude Bernard de Paris pour y subir une série d’analyses sanguines très inquiétantes...

La base de kayak installée sur la berge à quelques dizaines de mètres à peine de là ayant déménagé, les protégés d’Albert Tobelem ont peut-être échappé à cette maladie insidieuse bien connue des égoutiers et peut-être bien à d’autres moins connues mais aussi « efficaces »...

Décidément, on voit de tout à Marseille

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