Pour changer un peu et causer d’autres choses sur un ton léger, pourquoi ne pas parler de golf ? Mais de manière peu conventionnelle, au travers d’anecdotes… Façon « Jojomigrateur »…

Ce jour là, peu après avoir décollé en parapente de l’Aiguille du Midi à Chamonix lors du vol de clôture d’un stage consacré aux « grands-vols », j’avais entendu à la radio la voix crachotante du moniteur m’expliquer que le vent étant en train de forcir dans la vallée, il me serait impossible de rejoindre le terrain prévu à cet effet…

Les consignes : Surtout ne pas m’affoler et repérer une des nombreuses pelouses face au vent assez fort qui descendait la vallée…

Après m’être fait quelques frayeurs en traversant des panaches de brume et en m’étant fait sérieusement secouer, j’avais aperçu un vaste espace verdoyant et dégagé qui me tendait les bras comme une véritable bouée de sauvetage…

Très concentré, j’avais réussi à me poser sans encombres… Sur le green d’un terrain de golf !

golf01.jpgAu moment où j’étais en train d’expliquer par radio que j’avais atterri sans problèmes, j’avais vu arriver en hurlant une bande de types en accoutrements ridicules, brandissant des cannes de golf et j’avais dit au moniteur que s’ils se montraient agressifs j’allais les recevoir à coups de piolet dans la tronche…

Alors que j’aurais pu être blessé et qu’un gros orage éclatait, je m’étais retrouvé encerclé par quatre abrutis aussi cons que les Daltons qui étaient venus au chevet de leur pelouse adorée, poussant la débilité jusqu’à vouloir faire… Un constat !

Fort heureusement, le minibus du club de parapente arrivait déjà en trombe, les moniteurs craignant visiblement que la situation qui devait avoir de nombreux antécédents ne dégénère…

Dans la discussion très animée qui avait suivi, j’avais appris qu’un des élèves de l’école voulant rentrer coute que coute au terrain s’était retrouvé suspendu à une grue  d’un chantier et que c’est dans l’urgence qu’il m’avait été demandé d’aller me poser ailleurs… 

Après bien des palabres, la situation s’était calmée sans le moindre début de bagarre et je m’étais dit que ces excités auraient bien mérité le passage nocturne d’une compagnie de sangliers sur leurs pelouses chéries…

golf02.jpgQuelques années plus tard, c’est en participant au Raid Gauloises au Sarawak en Malaisie que j’avais abouti dans un luxueux complexe hôtelier disposant d’un magnifique golf créé en pleine nature pour accueillir de riches touristes asiatiques. Pendant les jours précédant le début de la compétition, les sportifs peaufinaient leur condition physique et leur matériel sous les regards de golfeurs atterrés par un tel spectacle et qui semblaient regretter d’avoir oublié les cacahuètes qu’ils avaient du acheter pour les orang-utan de la prison du coin. A leur décharge, il faut dire que j’avais été moi aussi très impressionné par les membres d’une équipe de « Rambos » de l’armée américaine, de véritables coureurs de jungles bodybuildés qui n’avaient cessé de faire des pompes et des abdos sur la pelouse… Avant de prendre le départ de la course au sprint et de disparaître corps et bien dans la forêt avant de réapparaître 24h plus tard… Non loin du point de départ !

Par chance, la météo avait été clémente pour les « raiders » et ce n’est qu’après la fin de la semaine de compétition qu’une violente tempête tropicale s’était abattue sur la région, transformant  pendant quelques jours le magnifique golf en un marécage impraticable dans lequel il ne manquait que des serpents et des crocodiles…

golf04Il y a très longtemps que le hasard ne m’avait plus emmené du côté d’un golf et voilà qu’il y a quelques jours, c’est le boulot qui m’a amené jusqu’à un salon photo se déroulant dans un golf très en vogue du côté de Marseille…

Tout avait bien commencé. Le soleil était radieux, les golfeurs étaient nombreux sur le site et même, un grand constructeur automobile était présent pour faire la promo de ses plus belles voitures…

Mais voilà que soudainement, alors qu’il ne pleuvait pas aux alentours, de gros nuages noirs à l’esprit farceur étaient venus obscurcir le ciel avant qu’un violent orage ne vienne semer la pagaille parmi les membres de la secte des « Matuvus» qui exerçaient leurs talents sur le practice ou sur le putting-green…

golf05.jpgQue faut-il donc conclure de ces historiettes 100% réelles ?

-      Que les parcours de golf attirent la pluie ?

-     Que la nature aime reprendre ses droits sur des terrains qui lui ont été arrachés ? (Clin d’œil de la tempête Xynthia au maire de la Faute-sur-Mer…)

-       Que les Dieux ont une sainte-horreur des golfeurs et de tous les clichés que leur « sport » de snobs véhicule ?

 En quelque sorte, un Birdie des Dieux qui sur ce coup deviendraient presque sympathiques… !

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