Samedi 26 avril, c’était la fête à neuneu, la traditionnelle journée du carnaval de Marseille. Comme d’habitude, le soleil brillait, des milliers de spectateurs se pressaient le long des barrières, en bref, toutes les conditions d’un grand succès populaire étaient réunies.
Le communiqué du service de presse de la mairie indiquait : « Jean Claude Gaudin, Sénateur-Maire de Marseille remettra la clef d’or de la ville de Marseille aux carnavaliers… ». Mais voilà que celui qui adore mesurer sa popularité auprès des marseillais a brillé… par son absence ! Remplacé au dernier moment par Eliane Zayan, conseillère municipale, « déléguée au cinéma et industries culturelles et aux spectacles de rues ». (Ah, la sobriété des titres…)
Si M. Gaudin était absent, c’est peut-être parce que l’idée de remettre les clefs de la ville contenait un message subliminal qui doit résonner dans son esprit comme un truc absurde et incongru qui a pourtant bien failli se produire... Les élections municipales ont été plus que tendues, la majorité a perdu un secteur et il s’en est fallu de pas grand-chose pour que la mairie bascule à gauche.
Vu sous cet éclairage et après la très étonnante élection du Socialiste
Eugène Caselli à la Présidence de la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole (MPM), il
devient clair que Jean Claude Gaudin n’a peut-être plus tellement envie d’ouvrir son trousseau de clefs, ne serais-ce que dans un cadre festif…
Décevant pour un spécialiste de la galéjade !
Le plan était limpide… Renaud Muselier qui est parvenu à sauver sa mairie d’arrondissement s’est désisté en faveur de son colistier Bruno Gilles, avant de céder sa place de premier adjoint au maire à Roland Blum. Dans une même dynamique, il a
abandonné celle de Président d’Euroméditerranée à Guy tessier qui a été déçu de ne pas
obtenir de poste lors du léger remaniement ministériel post élections municipales. En contrepartie, il « devait » et c’est là que la
situation est devenue cocasse, « récupérer » la Présidence de MPM que Jean Claude Gaudin lui offrait sur un plateau…
Alors que la voiture de fonction de Renaud
Muselier était déjà commandée, la sagesse populaire est réapparue pour rappeler qu’il ne faut jamais « vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué » et que les marseillais, quelles que soient leurs opinions politiques ont horreur de ces petits « arrangements entre amis »… Les protestations les plus
véhémentes de la majorité municipale sont restées vaines et dans les bistrots, la mésaventure du « comploteur » malchanceux a alimenté de
belles parties de rigolade pendant plusieurs jours… « Le karatéka grande gueule a quitté la MPM en « boitant du cul » comme le
cowboy de Brokeback Mountain… ! » Une petite phrase pas très fine, mais tellement marseillaise et prononcée « avé
l’accent… ».
Euréka ! La raison de l’absence de Jean Claude Gaudin qui on l’espère n’était pas malade résonne soudain comme une évidence… A Marseille, le carnaval est perpétuel et effectivement, il était peut-être judicieux de ne pas rajouter du brouhaha à la cacophonie ambiante !
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Les
scientifiques du Cerege* sont bien gentils mais il n’est pas nécessaire d’avoir fait des études très poussées pour comprendre qu’il y a très certainement eu de grands éboulements
dans l’histoire de la falaise et qu’il y en aura vraisemblablement d’autres. La complexité géologique de ces falaises Soubeyrannes explique l’instabilité du lieu. Le site se
caractérise par une alternance de strates de grès, de poudingues et de calcaires, autant de roches très sensibles à l’érosion. Si c’est loin d’être très conseillé, il suffit de s’être aventuré
dans ces parois pour se rendre compte qu’elles ne sont qu’un gigantesque château de cartes qui ne demande qu’à s’écrouler dans la mer…
Il y a plus
de 35 ans que je fréquente ces falaises et à mon modeste niveau, j’ai pu observer des changements, des effondrements de pans entiers de rocher et de vires rocheuses. J’ai eu l’occasion de faire
une grande traversée qui emprunte un itinéraire très aérien entre le sémaphore de la Ciotat et Cassis. Progressant sur des corniches instables,
nous avions traversé fébrilement certains couloirs d’avalanches de pierres en surveillant le moindre bruit suspect ! Avec inquiétude, nous avions pu observer de nombreux points d’impacts
témoignant de la chute de blocs suffisamment gros pour avoir creusé des trous comparables à ceux qu’auraient pu causer des bombes… Et ce n’est qu’une fois à l’abri des surplombs que nous avions
retrouvé le sourire !
Si une chose
est sure, c’est que le Cap Canaille est bel et bien vivant, qu’il évolue et que l’érosion continue son travail de sape. De la à dire qu’il y aura prochainement un effondrement
majeur de la face et que celui-ci provoquera un raz de marée qui dévastera Cassis, il y a un pas qui me semble bien hasardeux, à moins que les chercheurs aient hérité des talents
cachés de feu Madame « Soleil »…
Walid qui est âgé de 12
ans souffre du Xeroderma Pigmentosum, cette maladie étrange qui interdit à ceux qui en sont atteints d’exposer leur peau aux rayons du soleil et à l’ensemble des
UVB. Il s’agit d’une maladie autosomique récessive qui a été baptisée en 1882 par Kaposi, l’un de ses découvreurs. A l’heure actuelle, il n’existe aucun
traitement efficace contre cette affection qui ne concerne qu’une cinquantaine d’enfants en France et trois cents en Algérie. Les familles concernées par le XP
sont regroupées au sein d’une association, « Les enfants de la Lune » qui a été créée par Monsieur et Madame Séris, les parents des jumeaux
Vincent et Thomas qui sont tous les deux atteints par la maladie.
Il y a quelque temps, j’avais eu l’occasion
d’accompagner ces « enfants de la lune » sous terre lors d’un séjour organisé en Ardèche dans le magnifique « aven d’Orgnac
». Je les avais vu joyeux, heureux de vivre, libérés le temps d’un week-end de leurs combinaisons spéciales et de leurs grosses lunettes. Quelque temps plus tard, j’avais rejoint
la famille Séris à Dax et j’avais pu me rendre compte des contraintes de la vie quotidienne des jumeaux qui
survivent parce que leurs parents ont les moyens financiers d’aménager leur cadre de vie.
Aussi
surprenant que cela puisse paraître, il ne s’agit pas d’un canular sorti d’un esprit embrumé par l’abus de substances illicites mais bel et bien d’une information très sérieuse… Avec la mode des
« NAC », ces Nouveaux Animaux de Compagnie, on trouve tout et n’importe quoi en ville et c’est ainsi qu’à Marseille, une famille vit avec un splendide
iguane de 1 m 20 à son domicile !
Hoffmann bénéficie de conditions de détention spéciales… Son vivarium est ouvert et il aime bien se balader, allant de la chambre au salon, passant par
la terrasse vitrée d’où il contemple pendant des heures un paysage de verdure dans lequel il serait bien incapable de survivre à un simple hiver. L’animal qui est né dans une animalerie a
une démarche pataude et bruyante. Il aime grimper partout, sa longue queue à la fâcheuse habitude de tout renverser sur son passage et il a fallu adapter le mobilier à la présence de cet habitant
plutôt inhabituel.
La sexualité du
Père Noel a longtemps été une énigme… Le vénérable barbu ayant toujours été très peu prolixe à ce sujet, certains l’ont supposé homo, voire zoophile, entretenant des relations
privilégiées avec ses rennes…
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